Afrogouvernance, par Gustave Botela Lipo, 20 juin 2009.
Une Afrique qui n’est présente que comme figurante dans toutes les grandes associations et organisations
internationales, n’a toujours pas encore trouvée sa propre voie pour se prendre en main. Sans plus tarder c’est le moment de s’organiser
et de se forger son propre chemin de survit sans la bénédiction des G20.
Qui dans cette planète n’a pas entendu parler de ce vieux
continent qu’est l’Afrique ! Même les plus idiots de ce monde connaissent l’existence de l’Afrique mais comment ? Selon les autres
l’Afrique est habitée par des sauvages. Ce n’est pas de leur faute si ces illettrés pensent de cette manière car, les montages des
documentaires qui leurs sont transmis et présentés via leurs chaînes de télévision les prouvent.
Ce qui est paradoxal dans tout ce
scénario que; comment ces gens là entre autre eux-mêmes qui diffusent des documentaires salissants les Africains, préfèrent-ils plutôt
vivre en Afrique que chez eux ? «À vous de méditer et de répondre.»
Parmi les 53 pays d’Afrique, partant du Nord vers le Sud et de
l’Est vers l’Ouest, chacun est porteur d’au moins un poignet de richesses qui engraisse les coffres forts des G20. Les G20 sont composés
des pays d’Europe et des Amériques et aucun d’entre eux ne peux nier cette vérité. Ils peuvent bien diplomatiquement parler de la
coopération bilatérale etc.…, mais rien n’est virtuel dans toutes ces relations que la réalité, ce sont les intérêts économiques favorables
au G20 qui leur poussent à coopérer massivement avec les pays Africains. En un mot ces sont les contrats léonins qui leur intéressent
plus qu’autre chose.
Aucun des G20, partant de leur chef de fil dont les États-Unis d’Amérique, ne peut prétendre aider les pays Africains.
Sinon «qui aide qui ?»
Bien sûr qu’il n’y a rien pour rien, mais pour le cas des Africains, «il y a quelque chose pour rien.» Dans
tous les pays Africains, il existe au moins une grande industrie où compagnie des G20 qui exploite une mine où autre or noir sur le
sol Africain. Est-ce que le contraire est vrai ?
Par exemple quelle compagnie de Burkina Faso, du Tchad, de la R.D.Congo, du Soudan,
du Nigéria, du Ghana, de la Côte d’Ivoire, de la Somalie, d’Éthiopie, de Rwanda etc., est implantée en Europe ou en Amérique dans
le but d’exploiter leur Charbon, leur pétrole où mine d’or ? Si leurs industries se sont implantées dans toute l’Afrique, c’est pour
vraiment le bien-être de la population Africaine ? Si c’était le cas, la pauvreté serait raillée de ce vieux continent depuis belle
lurette.
Les contrats avec les pays Africains producteurs du pétrole, les populations de ces pays dont les ressources leurs sont de
plein droit, n’en bénéfie même pas d’un seul pourcent du revenu de ce produit et les autres parlent des projets de la lutte contre
la pauvreté en Afrique au moment où leurs industries ne cessent d’exploiter les richesses engorgées dans les sous-sols des pays Africains
sous prétexte de la coopération bilatérale, de la démocratie, de la bonne gouvernance….
Si cela est vrai, aucun pays Africain ne possède
une industrie des armes à feu. Mais comment ils s’en procurent ? Les G20 sont vraiment les grands dans tout. Ils sont les grands dans
la fabrication des armes meurtrières de toute sorte, mais jamais ils ne battent entre eux. Tout ce qu’ils font c’est la mondialisation
de la commercialisation des armes. Quand les États-Unis se chicanent avec les Russes au sujet de la limitation des armes nucléaires,
si nous pouvons comprendre en d’autres termes et dans le contexte de la mondialement, ils ne veulent pas que les Russes vendent plus
d’armes qu’eux ! Leur marché florissant c’est l’Afrique. Sous la démagogie de la démocratie, ils fournissent des armes à tous les
groupes qui sont capables de protéger leurs intérêts financiers, pour déstabiliser les économies des pays Africains, en incitants
les Africains à se haïr et à s’entretuer sauvagement et après ils sont accusés des criminels de l’humanité. «Qui au faite sont les
vrais criminels ? Africains où G20 ?»
À suivre…
Étant donné que c'est la diminution de la production, donc on peut bien comprendre que la croissance
économique d’un pays se rapporte à l’augmentation de la production. Ces deux facteurs se calculent à partir du Produit Intérieur Brut
(PIB), c’est-à-dire l’ensemble des richesses produites par les entreprises qui sont présentes sur le territoire national. Pour mieux
comprendre, nous emploierons des exemples ci-après;
Quand une entreprise de fabrication Américaine des pneus comme la «Good Years»
produit et vend des pneus au Tchad, au Maroc, sa production est donc incluse dans le PIB du Tchad et de Maroc. Ainsi chaque année,
s’il y a augmentation de la production, c’est ce qu’on appelle la croissance économique. La croissance peut être lente c’est-à-dire
moins forte que prévu, on parle alors qu’elle «ralenti» ou «stagne». Mais dans le cas contraire, c’est-à-dire la production diminue,
on parle de la récession. Toute diminution instantanée de la production ne signifie pas d’emblée la récession. Selon les bureaux des
Statistiques, le terme récession est employé lorsque la production diminue pendant deux trimestres consécutifs. Chaque pays bien organisé
a son propre bureau de la Statistique et des Études Économiques qui s’occupe de ces calculs.
La récession n’est donc pas une manifestation
courante dans l'économie d'un pays. Par exemple Il y a une faible croissance de moins de 3% par an dans un pays. Cette faible croissance
aura des répercussions directes sur l'économie et les finances de l'État : lorsque la croissance baisse, le chômage augmente et les
finances publiques se détériorent puisque les rentrées fiscales liées à l'activité diminuent. Malgré cette faiblesse de croissance,
la production ne s’arrête pas et continue tout de même d'augmenter.
Le bureau de la Statistique calcule la croissance par étape divisée
par trimestre. Si par exemple au deuxième trimestre 2009, le PIB a reculé de 0,4% ce bureau a publié ses prévisions pour le reste
de l'année : -0,1% au troisième trimestre et quatrième trimestre. Au sens strict du terme, le pays en question est donc entré en récession
au troisième trimestre (c’est-a-dire deux trimestres consécutifs de baisse). Comme on peut le constater, ce recul est si minime au
troisième trimestre, que le bureau de la Statistique préférera parler de croissance qui cale.
Les causes liées à la diminution de
la production sont multiples : ralentissement de l'investissement des entreprises ; baisse du pouvoir d'achat aux troisième et quatrième
trimestres. À ce moment on dit que tous les moteurs de la croissance sont donc en panne : la demande intérieure comme la demande mondiale
dont le ralentissement va pénaliser les exportations du pays. Dès lors, l’activité économique recule. C’est la récession.
Afrogouvernance,
29 août 2009.
Depuis la chute du mur de Berlin, tous les pays Africains jadis les grands partenaires de la ligne dure
du communisme sont devenus aujourd’hui les grands partisans de la classe démocratique. Rien de mauvais dans ce changement aussi involontaire...
Mais
seulement, ce changement justifie quoi au juste ? Pour certains, c’est la fin du communisme et si on leur demandait pourquoi avez-vous
choisi ce camp du communisme; les réponses seront multiples et sans fin.
Ainsi le vingtième siècle s’est soldé par le courant de la
démocratie dont les adhérents sont devenus plus nombreux. Est-ce que l’adhésion de la plupart de ces pays Africains dans le camp de
la démocratie, a-t-il changé leur façon de vivre, de penser et de diriger si ce n’est que la façade de la libre élection ?
Si nous
pouvons voir de plus près, les journaux, les revues etc., en grosso modo la presse Africaine s’est multipliée exponentiellement et
certaines se sont libérées pour publier tout ce qu’elles ramassent comme nouvelles sur leur passage pour amuser la galerie. On ne
peut pas nier que c’est la liberté de presse ce qui justifie aussi en partie une branche de la démocratie.
Certains gouvernements Africains
se sont dotés des départements ministériels importants, des chambres de Sénat et de Député, dont les honorables se comptent en milliers
avec de gros salaires pourtant le revenu national ne permet même pas de payer les salaires des fonctionnaires et la misère est toujours
permanente au sein de la population. Que vive la démocratie sans la démocratie.
Au moment que les autres pays dans d’autres continents
se concentrent à la survie de leur population, les guerres se multiplient en Afrique sous l’égide de la démocratie. Tous les belligérants
se disent libérateurs pourtant, ils s’entretuent sans pitiés. Ils dépensent leur fortune à l’achat des armes de pointe sans se soucier
de la survit de la population.
L’Afrique, potentiellement plus riche de loin que l’Europe, l’Amérique et pourquoi pas l’Asie, mais
on ne peut pas du tout comprendre que ce continent avec leurs dirigeants pourtant bien aguerris politiquement n’arrivent toujours
pas à valoriser le continent. À quoi servent les universités Africaines ! Les jeunes diplômés sont toujours en chômage et ce sont
les expatriés qui remplissent tous les jobs importantes dans les pays Africains. Pour la construction d’une route où d’un grand immeuble
ou aéroport, il faut faire appel à l’expertise étrangère et pourtant on a les mêmes ingénieurs sur place diplômés des Universités
Africaines. La pauvreté est devenue le stéréotype et synonyme des Africains. Si on parle des misères dans la plupart des documentaires
dans les chaînes des télévisions Occidentales, on pointe en premier les Africains. Où est finalement la fierté de l’Afrique et
de ses habitants en tant peuple de cette planète ?
L’Afrique est une grande réserve des forêts au monde, mais on importe encore des
papiers, des crayons et d’autres fournitures scolaires dont on peut les fabriquer à base du bois en provenance de l’Afrique. Les forêts
équatoriales sont pourvues de toutes sortes de produits pharmaceutiques, mais malheureusement ce sont seulement les chercheurs étrangers
qui s’y donnent pour la découverte des herbes médicinales. Et les Africains sont toujours de grands importateurs de produits
pharmaceutiques.
L’Afrique, grand producteur de coton pur, mais les Dirigeants Africains sont les plus grands mannequins des habits
importés ailleurs au monde qu’en Afrique. Où sont les industries de textiles Africains ? Tous les grands couturiers Africains sont
relégués aux derniers rangs. On ne reconnaît aucun couturier de renommé mondial Africain d’où les Européens ou les autres habitants
d’autres planètes viennent faire commande de costumes et pantalons en Afrique. Les dirigeants Africains ne pensent même pas à développer
les industries de fabrication de ces beaux tissus en Afrique. Les produits importés sont toujours les meilleurs que les nôtres. Pourtant
la plupart de ces matières premières de ses habits qu’ils portent proviennent de l’Afrique.
Tous les grands dirigeants Africains qui
se respectent meurent toujours hors de l’Afrique. L’Afrique n’aucun hôpital de renommée mondiale. Cela prouve encore que nos dirigeants
n’ont même pas confiance aux médecins formés dans les universités Africaines. Malheureusement une fois atteint des maladies…, ils
se rendent dans d’autres continents dans l’espoir d’échapper à la mort, malheureusement pour eux ils nous reviennent toujours dans
les sarcophages en Afrique. Pourquoi ne pas construire des hôpitaux dignes de ce nom en Afrique? Pourtant nos dirigeants Africains
se vantent avoir de bonnes écoles, des universités en Afrique, mais ils se font toujours pas soigner en Afrique, même l’accouchement
de leurs enfants se font toujours ailleurs qu’en Afrique. Comment vous concevez cette philosophie ? C’est quelle sorte Question de
manque d’équipement, je ne pense pas car, les Africains peuvent s’en procurer et alors c’est quoi au juste qui manque ? C’est peut-être
toujours la crise de mentalité qui est en cause ?
La totalité des pays Africains aujourd’hui sont les partisans incontestés de la démocratie.
C’est une grande victoire pour les maîtres et fondateurs de cette idéologie. Mais cela a rapporté quoi en Afrique ? Depuis la chute
de mur de Berlin, au lieu de rapporter la paix, c’est bien au contraire, l’Afrique est devenue des champs de bataille et des essais
de toutes sortes des armes meurtrières de la nouvelle génération. Congolais et Rwandais sont devenus des ennemies, Tchadiens et Soudanais
n’en parlons plus, etc. Finalement, quelles sont les paramètres qui définissent la démocratie en Afrique selon les Occidentaux ? Est-ce-que
la démocratie a une définition propre où simplement une idéologie de chacun pour soi et Dieu pour tous ?
Partant
des États-Unis d’Amérique jusqu’aux petits villages Africains, tout le monde parle de la bonne gouvernance. Mais c’est quoi au juste
?
Selon Larousse : Gouvernance se définit comme action de gouverner; manière de gérer, d’administrer.
Cela veut dire que celui
qui administre bien sa communauté sans bavure, fait de la bonne gouvernance et dans le cas contraire c’est la mauvaise gouvernance.
Mais si nous entrons dans la profondeur selon les consensus et les indicateurs que les spécialistes en la matière de la gouvernance
ont mis en place, la notion de la gouvernance devient plus complexe qu’on ne peut le croire. C’est vrai qu’elle devient complexe car,
la connotation de gouvernance va au-delà de la simple définition de Larousse. La bonne gouvernance devient tout un système bien
structuré qui demande de caractéristiques propres à elle pour mieux gouverner. Entre autre, la réforme administrative, les droits
(administratifs et juridiques), la philosophie politique, le social (culture), etc.
La gouvernance[i] est une notion controversée.
Le terme de gouvernance est en effet défini et entendu aujourd’hui de manière très diverse et parfois contradictoire. Cependant et
malgré la multiplicité des applications du mot, il existe une dynamique commune dans l’usage de ce terme. Chez la plupart de ceux
qui, au sein du secteur public comme au sein du secteur privé, emploient le terme de gouvernance, celui-ci désigne avant tout un mouvement
de « décentrement » de la prise de décision, avec une multiplication des lieux et des acteurs impliqués dans cette décision.
Il renvoie à la mise en place de nouveaux modes de régulation plus souples, fondés sur le partenariat entre différents acteurs.
Si
seulement le terme «bonne gouvernance» était selon les indicateurs mis en place un système bien défini selon ses critères, la crise
économique suivie de la récession n’auront jamais leur place dans les pays soient disant les plus développés. Puisqu’ils sont très
bien gouvernés et pourquoi et comment la récession puisse les frapper de plein front !
Chaque jour, l’Afrique reçoit des visiteurs
de marque en provenance d’autres continents sous couvert des étiquettes des spécialistes de la bonne gouvernance. Mais chez eux, leurs
gouvernements injectent des fonds considérables pour la Recherche et Développement pour la réforme administrative (bonne gouvernance),
puisqu’ils n’ont pas encore une solution idéale. Les dirigeants Africains doivent savoir que la notion de la bonne gouvernance ne
s’importe pas et n’a point des indicateurs propres pour que la population Africaine vive aisément. Chaque pays a sa propre culture
et le plagiat de l’autre ne fera qu’empirer la situation.
Depuis les années 1960, la période dont la quasi-totalité des pays Africains
ont acquis l’indépendance, on n’a cessé de nous parler de la notion de la démocratie et du communisme. Les dirigeants Africains se
sont accrochés en suivant l’un ou l’autre, et jusqu’ici c’est la misère qui nous frappe toujours sans pitié. Aujourd’hui c’est la
bonne gouvernance. Comme la notion de la démocratie et du communisme, la bonne gouvernance est une des idéologies qui s’apparente
aux deux premières notions. Si à un certain moment un groupe gouverne en faveur de certain groupe influent qui récolte de gains, on
parle de la bonne gouvernance sans ternir compte des retombées sur les populations en place.
L’Afrique a connu toutes les idéologies
depuis plus de cent ans. Mais la quelle est la meilleure jusqu’ici ? Après les indépendances; on nous a appelé les pays sous-développés,
ensuite les pays en voie de développement dans le grand sac vocable du tiers monde; Non ce n’est plus cela il faut la démocratie,
la libre élection, mais la misère persiste toujours; Non c’est la faute de la bonne gouvernance puisque nous sommes maintenant dans
l’ère de la mondialisation et il faut respecter les critères mis en place avec ses indicateurs, mais toujours rien ne va mieux. Est-ce
qu’on ne peut pas laisser aussi le champ libre aux Africains de créer et d’inventer leur propre système pour le bien être de leur
population ?
À suivre…
Est-ce
que les Occidentaux qui prétendent être les pères de la démocratie, tolèrent et adoptent-ils chez eux aussi les mêmes fondements
déloyaux de la démocratie qu’ils imposent et subissent aux dirigeants des pays Africains?
Il est important et utile à ce moment de la mutation planétaire, de mettre au clair et à nu le paradoxe démocratique, enfin que les citoyens et citoyennes de ce monde que nous vivons puissent plus ou moins comprendre la connotation, la perplexité, l’énigme et la réalité de ce qui est censé être une vraie démocratie.
Tous les philosophes et particulièrement ceux des lumières, en avaient conclus que : « La démocratie est le plus beau des régimes, mais il ne peut s’appliquer qu’à de petites cités. » C’est par la transformation systématique du concept démocratique qu’accouchera la virtuose démocratie des révolutions Américaine et Française des siècles écoulés.
La merveille en question n’est que l’assemblage de certains principes connus mais éparpillés. Premièrement – Le principe démocratique qui est issu du slogan suivant : « Le peuple est souverain. » - Le deuxième – Le principe de la « représentation », d’où c’est le peuple qui choisit des représentants – Le troisième – Le principe de la « majorité », qui laisse entendre que les détenteurs de la majorité gouvernent le pays et dans le respect de la minorité.
Ainsi, avec cette mixtion habile quasiment imprévue qu’est née de la démocratie et mise à jour avec ces principes purs constitués des lois impures du libéralisme politique c’est-à-dire, la disjonction et la limitation des pouvoirs, et toutes les mesures qui l’accompagnent.
En résumé, la démocratie fait son parade sous la forme que nous lui désignons selon les trois principes ci-haut. Donc, en se matérialisant dans un système représentatif caractérisé par la rupture des pouvoirs, selon les modalités capricieuses allant du Présidentialisme Américain jusqu’au totalitarisme Africain.
Autrement dit, le terme démocratie que nous vivons aujourd’hui est un amalgame hybride fait de la démocratie qui sous-entend : « Le vote au suffrage universel (direct ou indirect), le parlement (sénateurs et députés où représentants) etc. », et d’éléments qui en eux-mêmes n’ont rien de démocratiques ou qui peuvent même être considérés comme anti-démocratiques car, ils n’ont pas d’autres avidités que de limiter le pouvoir populaire et d’exploiter à fond toutes les ressources humaines et naturelles dont disposent ce pouvoir populaire.
Soyons plus concret; L’interdiction de reconnaître à une majorité de légiférer selon certaines modalités, par exemple dans les cas qui se produisent dans la plupart des pays en Afrique et ailleurs dans d’autres pays en voie de développement, les élections truquées, qui privent le pouvoir populaire de ses droits légitimes de choisir légalement leurs représentants.
En se basant au bilan de l’expansion de la démocratie tel que pratiqué presque partout en Occident membres de l’OCDE par exemple, est de loin différente de ce qui se pratique en Afrique. Pourtant la démocratie repose sur un double poteau. On a d’abord le populaire qui lui procure la légitimité et le constitutionnaliste qui enveloppe le pouvoir populaire dans des contraintes aussi panachées que nombreuses.
Surtout à ce troisième millénaire, le paradoxe de la démocratie ne fait que se raffermir. En aucun moment de l’histoire de l’humanité, le slogan de la démocratie n’a été aussi soulevé, comme référence universelle. Mais surtout sous les barrières à l’expression populaire directe pendant les débats démocratiques, avec plus de mélange inextricable d’aspiration et de frustration.
L’histoire que l’humanité nous a enseignée à quel prix vue la mince frontière qui puisse exister entre toutes les limitations nécessaires que, le fascisme, nazisme ou totalitarisme ont leur noyau dans la matrice populaire et dépossession injustifiée du peuple au profit d’élites restreintes qu’elles soient économiques, juridiques, technocratiques ou partisanes.
Ces tensions ont toujours existé et sont encore omniprésentes dans les régimes démocratiques d’aujourd’hui, indubitablement discutables dont nous vivons l’expérience.
Au début du vingtième siècle, des économistes et sociologues aussi renommés que Pareto, Schumpeter, Ostrogorski, constataient eux aussi d’un point de vue empirique plus que normatif que la démocratie n’était rien d’autre que le gouvernement des hommes par les élites. Quand Lincoln alors Président des États-Unis lançait son slogan : « Le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple », n’était au choix qu’une aspiration miséricordieuse ou une mystique histoire pour les gens sages.
Bon où mauvais gré, admettons tous le fait que ce sont les élites qui gouvernent le monde. Chose irrationnelle que ces élites ne peuvent gouverner qu’en tractant leur légitimité du mandat du peuple. C’est par là que naisse la relation fragile que détient le caractère plus ou moins du régime démocratique dont :
La composition du corps électoral, la régularité et l’irrégularité des élections, le respect et non respect des règles conventionnelles démocratiques préétablies et la responsabilité effective des dirigeants, sont des ingrédients indispensables de la teneur démocratique d’un régime.
À suivre…
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Les points saillants de l’incompatibilité de la démocratie Occidentale versus la démocratie Africaine
Afrogouvernance – Par Gustave Botela
Lipo – 20 août 2008.
Le Continent Africain, n’est pas née aujourd’hui. Comme tous les historiens et anthropologues
le savent, c’est le berceau de l’humanité. Cela laisse entendre que, le terme tel que la démocratie est aussi vieux qu’on peut penser.
La définition de la démocratie telle que WIKIPÉDIA la décrit et l’interprète :
Définitions et différences
Le terme démocratie s'oppose
historiquement aux systèmes monarchiques ou oligarchiques où le pouvoir est détenu et transmis au sein d'un petit groupe. Dans son
sens originel (dans la cité-État d'Athènes du Ve siècle av. J.-C.), la démocratie (du grec ancien « souveraineté du peuple »)
est le gouvernement de tous (limités aux citoyens).
On résume souvent ce corpus à la formule d'Abraham Lincoln : « le gouvernement
du peuple, par le peuple, pour le peuple ». La caractérisation, par les articles ou prépositions « du », « par »
et « pour », de la relation entre peuple et pouvoir qu'exprime le mot démocratie, n'est pas sans possibilité d'interprétations
différentes, de l'idée et des principes qu'il contient, ni de leur mise en œuvre concrète. En ce qui concerne les régimes politiques
qui en portent le nom, ou l'ont porté, ils se révèlent avoir été ou être très divers. Ainsi, aujourd'hui encore, il n'existe pas de
définition communément admise de ce qu'est ou doit être la démocratie. Depuis Montesquieu, cependant, les régimes politiques sont
distingués grâce à la séparation des pouvoirs.
La démocratie est devenue un système politique (et non plus un simple régime) dans lequel
la souveraineté est attribuée au peuple qui l'exerce de façon :
Par extension, le terme « démocratie » qualifie souvent tout pays qui est reconnu comme appliquant des principes démocratiques
dans son fonctionnement.
Ainsi dit, la démocratie d’aujourd’hui n’a plus la même connotation plus simple désignant un régime, mais
plutôt un système politique. Alors, nous sommes tous d’accord qu’il existe aussi la démocratie Chinoise ! Si on admet l’existence
de la démocratie Chinoise, pourquoi alors les Occidentaux combattent le système démocratique Chinois? Ainsi, nous sommes tous aussi
d’accord qu’aujourd’hui il n’existe pas de définition communément admise de ce qu’est ou doit être la démocratie!
Étant donné qu’aucune
définition claire sur ce terme n’est admise, alors la meilleure définition serait la suivante;
« La démocratie c’est la loi du
plus fort qui prédomine, c’est cela la vraie démocratie contemporaine sous aucun autre prétexte. »
C’est la clé et le point saillant
de l’incompatibilité entre le terme et la signification de la démocratie selon les Occidentaux, et selon la compréhension et la connotation
Africaine. Les Occidentaux ont forgé leur démocratie selon leur histoire et Culture. Les Chinois ont bâti la leur selon aussi leur
histoire. Est-ce que les Africains n’ont pas droit à établir la leur selon leur Culture?
Pour mieux expliquer que la démocratie n’a
pas de définition claire prenons quelques exemples :
- En Amérique du Nord (États-Unis et
Canada); les policiers ont la gâchette facile. C’est-à-dire; À moindre hésitation, sans demander le comment et le pourquoi de l’attroupement
des manifestants où des groupes des jeunes, ils ouvrent le feu et s’ils se rendent compte de leur erreur, ils se disent légitime défense.
- Au Royaume-Uni (Angleterre); les policiers ne sont pas armés, sont polis et courtois. Et pourtant sans armes mais ils arrivent à traquer
les voleurs et les gangsters. Une brigade spéciale armée d’intervention intervient en cas de fusillade en provenance des indociles.
- En Europe centrale (France, Belgique), la violence policière est tolérée. À moindre hésitation, les manifestants sont matraqués sans
pitié. Action considérée violente contre la liberté de l’individu au Canada.
Alors parmi ces différents aspects d’intervention, comment
définir la démocratie? Qui d’entre ces trois régions est plus démocratique que l’autre? En d’autre mot, qui est plus civilisée que
l’autre?
Le débat de ce sujet, dépasse le cadre de cet exposé. Ainsi je laisse cela à votre porté.
Pour mieux saisir l’incompatibilité
sur la connotation de la démocratie entre les deux pôles (Occident-Afrique) selon mon opinion, il faut comprendre la signification
de la triade suivante :
« États, sociétés et civilisations »
Comprendre cette triade, et lui donner un sens précis qui
permettra d’enlacer l’espace et le temps sans trop d’équivoques. Je m’aligne avec la notion d’unité active, qui a été introduis par
quelques auteurs dont François Perroux et Thierry de Montbrial[i].
« Une unité active est un groupe humain dont les membres individuels
sont liés :
1- Par un système stable de pratiques, de références et de croyances, autrement dit une Culture
(avec une majuscule, pour éviter toute ambiguïté avec d’autres emplois du mot culture dans le même contexte);
2- Par une Organisation, effective sur l’ensemble du groupe, et tendue vers des buts à la fois à l’intérieur et à l’extérieur. Encore
pour éviter toute ambiguïté, on utilisera une majuscule, ce qui permettra le cas échéant de parler de l’organisation de l’Organisation. »
Si
nous essayons de définir la Culture, nous nous rendrons compte qu’elle comporte plusieurs dimensions et se repartie à différents niveaux
de profondeur. Une Organisation ne se décrit pas non plus simplement, elle ne se limite pas à une Constitution, mais elle inclut
aussi de nombreuses règles écrites ou tacites de progression.
Ainsi, un individu appartient le plus souvent à des Organisations d’unités actives différentes. Il peut être citoyen Congolais, sénégalais, Canadien, Français et en même temps doyen d’une université
et membre du conseil d’administration d’une alliance scientifique internationale. De même, il peut être baigné dans plusieurs Cultures.
Dans
un État, le terme Culture est plus délicat et important puisqu’il inclut des modes de pensée, de croyances, de signaux, des déclarations,
des habitudes, des conventions, des langages, etc. Il faut ajouter à cela la notion de souveraineté, en droit comme en fait. En droit;
parce qu’un État est lié par tous les traités qu’il a signés sur le plan international. En fait; parce que son espace d’action est
limité par les contraintes que d’autres États peuvent exercer sur lui.
Le monde d’aujourd’hui fait naître des dispositions perplexes
que l’on ne peut même pas caractériser. Si on se posait la question de savoir; Que signifie la souveraineté des États de l’Union européenne
? Ces États ont délégué à l’Union et à ses organismes d’immenses pouvoirs, même si, par le Conseil des ministres, ils contrôlent collectivement
cette Union, le débat sera très long.
L’autorité varie énormément selon l’unité active sur laquelle s’exerce cette autorité. Si la
reine d’Angleterre est le chef de l’Église anglicane, que des conflits ont opposé sur le continent européen les rois et la papauté
sur la nomination des évêques. Et l’on voit naître aujourd’hui des conflits entre les États et les acteurs internationaux tels que
les entreprises, les ONG, les mafias et que sais-je encore ?
Les Africains sont aux prises avec des Cultures variées et importées par
les sociétés d’outre-mer. Sous prétexte de slogan de la démocratie, on les impose des principes, critères et lois types conformes
aux normes différentes des valeurs culturelles et civilisations Africaines. Connus de tous, les Occidentaux font tout en leurs avantages,
et surtout pour préserver leurs intérêts économiques et stratégiques. Pour y arriver, il faut jouer sur les valeurs morales des Africains.
À cela, il faut former trois groupes de population; - une qui est la masse populaire analphabète et sous informé de toute la
réalité de la politique quotidienne; le deuxième groupe, est composé des élites solidement corrompues. Le troisième groupe qui comprend
mieux la situation, il faut les empêcher de soulever la population endormie, ainsi les ONG et médias Occidentaux sont chargés de cette
mission pour les qualifier des terroristes, malfaiteurs, génocidaires, criminels, donc mis tous dans le même sac vocables de l’axe
de mal et sont à la merci de la CPI (Cours Pénale Internationale).
La démocratie importée des sociétés d’outre-mer, ne sera jamais
compatible avec la démocratie Africaine, vue les entorses que ce système cause et freine le développement du Continent Africain. Quitte
aux vrais leaders Africains de comprendre, car s’ils sont à la tête des pays, non pour promouvoir les intérêts étrangers, mais plutôt
pour l’intérêt du Continent Africain.
Voici les exemples types de la démocratie importée :
Les élections truquées et humiliantes
en République démocratique du Congo, est un exemple type que la communauté internationale a prouvée de son insouciance à instaurer
la démocratie dans ce pays. La preuve est là, rien ne fonctionne. Ils ont placé des monuments à la tête du pays. La misère s’implante
et s’impose, mais de l’entretemps le bonheur est aux étrangers qui ont importé la démocratie dans ce pays. Tous les chômeurs Chinois,
Français, Belges, Libanais, Israéliens, Indiens, Canadiens, Américains, Russes etc., jouissent de la richesse de ce pays.
La démocratie,
la démocratie, un slogan qui camouffle la terreur de la politique Occidentale vis-à-vis des Africains. Exterminations, vols, viols,
génocides, tous les crimes que l’être humain peut subir est couvert sous anonymat de la démocratie. Dans le cas de la République démocratique
du Congo, la population est victime de sa richesse. Les Occidentaux ont placé démocratiquement leur pion à la tête du pays pour mieux
piller les richesses et humilier le peuple Congolais. Étant donné le rapport de force disproportionnée, la démocratie est une arme
meurtrière que les Africains devront encore et encore y penser avant d’instaurer ce système démocratique basé au modèle de l’Occident.
Il
n’est jamais trop tard. La démocratie à l’Occident signifie la violence. Chacun pour soi Dieu pour tous. L’Afrique n’ira jamais loin
même après cinq siècles, si leurs dirigeants s’alignent sans façon ni raison à la politique de la démocratie des pingouins. La démocratie
Africaine doit être pensée selon notre Culture et non pas selon les lois et critères établies par les sociétés d’outre-mer. Depuis
plus d’un siècle, c’est-à-dire des temps de la colonisation jusqu’aujourd’hui, quel pays Africains est digne et peut égaler leur colonisateur
?
Tout ce que la définition de ladite démocratie est prohibée chez eux, elle est permise en Afrique. La démocratie chez eux interdit
la fraude électorale. Mais ils autorisent et soutiennent cette pratique frauduleuse dans le Continent Africain. La dictature, un terme
inventé par eux-mêmes qui est l’antonyme de l’égalitarisme, est soutenue par le slogan de la démocratie Occidentale. Kagamé, Kabila
(Kanambe), Museveni, Nkunda…, sont de meilleurs leaders Africains, parce qu’ils protègent les intérêts des Occidentaux, sous le parapluie
de la démocratie. Donc ce sont les vrais leaders Africains qui enseignent aux idiots d’Africains qu’est-ce que la démocratie. Ainsi
dans tous les médias Occidentaux et les ONG les vantent et ils sont toujours à la Une des braves dirigeants Africains à la première
page des journaux.
Les vrais dirigeants et leaders Africains doivent y penser sans tarder à instaurer une démocratie conforme aux exigences
de la Culture et civilisation Africaine. La Russie envahie la Géorgie, que fait la CPI, l’ONU, l’UE et les États-Unis ? Aucun d’entre
eux ne riposte aussi militairement? La CPI ferme sa gueule. Le rapport des forces dépasse la démocratie de la CPI, de l’ONU, de l’OTAN,
de l’UE et des États-Unis? C’est pourtant le moment crucial que Ban Ki-moon devrait envoyer ses casques bleus pour démocratiser la
Russie, au lieu de les laisser vagabonder en Afrique et violer les femmes Africaines.
Afrogouvernance – Par Gustave Botela
Lipo – 18 août 2008.
En Occident, l’idéologie éminente du moment considère que les moralités d’aujourd’hui
reposent sur la démocratie et le marché. Selon cette idéologie, ces deux formes d’organisation sont les plus souhaitables à l’intérieur
des unités actives que peuvent constituer les États de cette planète, parce que la démocratie assure le gouvernement du peuple par
le peuple. Quant à l’organisation du marché, parce que les acheteurs et vendeurs y confrontent librement leurs offres et leurs demandes,
ce qui assure une utilisation efficace des ressources.
Une hypothèse à la foi élémentaire et complexe car, le terme de démocratie désigne
simultanément une théorie sociale et une référence de vie en commun, avec ses valeurs et ses vices, et celui de marché une théorie
économique du moins pour certains, et une technologie de production et d’affectation des ressources et des biens et services avec
ses avantages et ses imperfections.
La démocratie Occidentale n’est pas uniforme comme on peut se l’imaginer. Pour accoucher une réflexion
prospective, faut-il dépasser les visions superficielles de la démocratie et du marché que véhicule notre nomenclature courante sur
cette notion.
Des idéaux et des technologies qui, même à l’intérieur d’un seul État, ne sont pas toujours conciliables et conduisent
souvent dans la réalité à des divergents opinions et compromis.
De ce point de vue, à partir de quels exemples contemporains peut-on
définir la démocratie ? Si l’on se réfère aux systèmes politiques d’Amérique du Nord, de l’Europe Occidentale et des autres pays répartis
sur la planète terre, nous opterons alors comme un système constitué d’acteurs ayant de multiples branches et relations entre eux.
Dans
ce système, la démocratie fait intervenir, huit acteurs principaux dont :
1- l’ensemble de la population
qui constitue le corps électoral;
2- Les partis politiques;
3- Les groupes organisés
ou les lobbies;
4- Les médias;
5- Les assemblés élus;
6- Le gouvernement;
7- L’Administration et
8- Le judiciaire.
Si nous le regroupons en termes de pouvoirs, il existe seulement trois
groupes dont :
1- L’exécutif;
2- Le législatif et
3- Le
judiciaire.
Comme dit plus haut, ces huit acteurs et ces trois groupes forment un réseau dense de relations qui s’interfèrent.
Quel
que soit la forme de la démocratie choisie (directe, semi-directe ou représentative), à la base les citoyens ont des moyens de communication
très variés de s’exprimer librement. Entre autre, grève, défilés, pétitions, groupes de pressions, etc. Ces actions alimentent les
médias et soutiennent leur clientèle de lecteurs, d’auditeurs de téléspectateurs et permettent ainsi leur financement direct par leurs
paiements ou indirect par la publicité, et peuvent enfin défier devant la justice divers acteurs du système gouvernemental.
Au retour
ces citoyens subissent de nombreux influences, celles résultant des rôles qu’ils exercent dans la société (un fonctionnaire dans l’administration,
un paysan agricole, etc.). Des groupes de pressions qui créent des structures et des programmes sont conditionnés par les lois électorales
et émettent des consignes de comportement, appellent aux actions directes, les médias qui choisissent dans l’information les nouvelles
qui correspondent aux valeurs des journalistes, le gouvernement et l’administration de leur côté édictent les règles et le judiciaire
qui impose la force exécutoire de ses jugements.
Quant au réseau des partis politiques, celui-ci n’est pas aussi moins complexe que
celui des citoyens. Recruter les militants, choisir les candidats, définir les programmes pour gagner les élections, émettre des consignes
pour les élus, accorder un soutien occasionnel ou continu à des groupes de pression (par exemple les écologistes qui défendent le
respect de l’environnement), tenter d’influencer les médias et la justice, des messages qui se situent à plusieurs niveaux entre autre;
mise en cause de la Constitution, changement des règles organisant la vie politique, proposition de lois, etc.…
Ce sont des pressions
en sens inversent que subissent les partis politiques des influences extérieures. Des votes des électeurs aux pressions des groupes
organisés, des attaques des partis concurrents aux offres de coopération de partis proches, des critiques ou du soutient des médias
aux enquêtent judiciaires, large est la panoplie de ses influences.
Les groupes de pression, un terme qui ne doit pas être pris comme
péjoratif, exercent un rôle non négligeable au sein des communautés. Dans une démocratie représentative implantée dans la presque
totalité des pays Occidentaux, ils existent suite à leurs objectifs bien définis, leur choix de groupe social, large ou minuscule
à défendre leurs intérêts, susciter des manifestations de la part de la population, influencer les partis politiques et les
élus, se raccommoder avec les médias, négocier avec le gouvernement ou l’administration l’adoption des normes convenables (l’amélioration
d’un statut, l’abandon d’un projet, l’octroi d’un monopole…). Enfin, ils dégraissent les demandes d’un couche de la population inopiné
ou persistant, de manière qu’elles soient entendues et traitables par le gouvernement ou l’administration.
Ces groupes mieux organisés,
ne s’éloignent pas de leurs objectifs de fondement. S’ils ne veulent pas se marginaliser, ils ne peuvent prôner la violence. En général,
les négociations les contraignent à respecter leurs engagements pour être crédibles. Seules exceptions, les groupes révolutionnaires
qui, tout en n’exprimant que la volonté d’une minorité, bénéficient du soutien passif d’une large population.
Les acteurs médiatiques
(le groupe des médias), quant à eux, sont différents des autres. Ils collectent les informations, les disposent et les réémettent
à destination des autres. Les valeurs dont sont porteurs les journalistes influencent naturellement le tri effectué et l’aspect de
présentation. Certains croient et scrutent même que les médias comme source d’un pouvoir incontrôlé. C’est une représentation très
simple. Les médias ont besoin de moyens. Ils doivent être écoutés, vus ou lus et donc présenter un message que, d’une manière ou d’une
autre, admettent raisonnablement les citoyens. Les raisons de leur attachement peuvent être le besoin de comprendre, l’attrait de
l’imprévu, le voyeurisme, qu’importe. Les supports se livrent d’ailleurs une concurrence acharnée; d’où les phénomènes et bulles informationnelles
et de outrages des pratiques courantes que l’on observe constamment. Luttant pour leur indépendance, qui est toujours l’une des conditions
de leur survie, les médias ne peuvent entretenir que des relations conflictuelles ou au moins neutres avec le gouvernement ou l’administration.
Avec
plus des discrétions et nuances possible d’un pays à l’autre, les assemblées élues collaborent sur plus ou moins trois répertoires :
elles appuient ou refusent leur soutient au gouvernement, elles approuvent les lois qui deviennent les normes de droit pour l’ensemble
des personnes physiques ou morales, elles peuvent modifier les règles de mouvement du système, qu’il s’agisse de la loi électorale
ou, dans certains pays, de la Constitution.
En tenant compte de toute cette gymnastique et en essayant de schématiser, de nombreuses
lignes iraient des autres acteurs vers les assemblées; des électeurs aux élus à travers le panneau déformant de la loi électorale
et de la structure des partis, des groupes de pression vers les élus, des médias censés refléter l’opinion publique vers le législatif,
du gouvernement vers les assemblées, notamment par le dépôt de projets de loi.
Le gouvernement métamorphose qu’il est, certes, il exerce
le pouvoir sur les citoyens et les groupes, soit par l’intermédiaire de l’administration, soit avec l’aide du Parlement où dispose
d’un soutien. Il a pour ce faire le monopole légal de l’usage de la force à l’intérieur et à l’extérieur de l’État. Mais cette exécutif,
en apparence si puissant, subit de plein fouet les demandes et les critiques d’une pluralité d’acteurs. Les partis politiques de la
majorité ou de l’opposition parlementaire, les médias, les citoyens, les groupes de pression, et il se retrouve, selon les pays et
les périodes, dans une position plus ou moins inconfortable et fragile. Aussi effectue-t-il en permanence des compromis entre deux
objectifs; s’assurer le support lui permettant de survivre, faire évoluer vers l’avenir qu’il juge souhaitable.
L’administration a
presque toujours été dissimulée dans les débats de la démocratie. Ne se borne-t-elle pas à aménager des textes pour le gouvernement
et à en assurer l’application ? Erreur.
- Tout d’abord, elle a la compétence technique sans laquelle
le gouvernement ne pourrait ni proposer des lois ni assurer la gestion quotidienne; à ce titre, elle est peu sensible aux citoyens,
aux partis, aux médias, aux assemblées et s’intéresse aux groupes de pression qui lui expriment en termes simplifiés les demandes
des catégories qu’ils défendent.
- Secundo, elle a sa conception de ce qu’elle appelle l’intérêt
général, se préoccupe de l’efficacité des mesures, de leur cohérence avec le droit existant, de leur impact à moyen terme.
- En dernier lieu, elle a, singulièrement ses propres intérêts, dépendant explicitement ou implicitement la position des fonctionnaires
et des différents corps auxquels ils appartiennent. Sans oublier aussi que, l’administration est au centre d’activité et de départ
de multiples influences; à l’arrivée, du gouvernement ou des groupes organisés ou spontanés; au départ, vers le gouvernement, les
groupes, les médias et la population.
Le dernier acteur de la liste qu’est le judiciaire, dont l’objet est d’appliquer le droit à deux
paliers, comme gardien de la Constitution et comme gestionnaire des procès, au civil et au pénal. Ceci est une description simpliste
puisque, dans les deux cas, le judiciaire élabore une jurisprudence qui, même dans les pays de droit écrit, enrichit les pratiques
juridiques. Le judiciaire est aujourd’hui en relation privilégiée avec le gouvernement qui, très souvent dans le passé l’a contrôlé
et orienté et avec les médias qu’il utilise pour se dégager de l’autorité de l’exécutif. Les citoyens n’ont d’influence sur lui que
dans les pays où l’élection politique s’applique aux juges.
Cette esquisse de la démocratie comme savoir-faire au sein d’un État aide
à dégager les propriétés qui fondent la viabilité du système.
À suivre…
Afrogouvernance – par Gustave Botela Lipo - 13 août 2008.
La prévention des conflits
meurtriers, qu’il s’agisse de guerres contre la faim, qu’ils opposent différents pays ou qu’ils empruntent les autoroutes sans frontières
du terrorisme, les conflits meurtriers exigent qu’on pose un regard neuf et plus averti sur les normes d’intervention humanitaire
en voie d’élaboration. Mais il faut aussi proposer des réformes immédiatement applicables aux opérations onusiennes telles que :
1- Attribuer une autorité accrue au secrétariat général pour qu’il puisse donner l’alerte maximale devant l’imminence d’un conflit;
2- Restreindre le droit de veto de grandes puissances (les cinq permanents) au Conseil de sécurité;
3- Renforcer
la capacité de l’ONU de déployer des forces policières, des casques bleus et, le cas échéant, des troupes d’intervention spéciale
afin de prévenir ou de réprimer les conflits barbares, puis de restaurer immédiatement la paix.
C’est cela le vrai rôle d’une Organisation
de maintient de la paix. La SDN (Société des Nations) a vu sa disparition suite à son incapacité d’empêcher la deuxième guerre mondiale.
Aujourd’hui, nous ne croyons plus à une fin de la guerre, pourtant nous avons en présence de nous une Organisation supposée mieux
structurée que son prédécesseur SDN, capable de prévenir tous ces conflits sanglants. Nous sommes déjà en pleine troisième guerre
mondiale, dont la fin est incertaine. À titre d’exemple, prenons seulement une guerre oubliée au centre de l’Afrique, principalement
en République Démocratique du Congo, le nombre des victimes innocentes (5,000.000) totalise et dépasse déjà la totalité des victimes
des deux premières guerres mondiales réunies. Et si nous additionnions, les victimes aussi innocentes de Darfour, Palestine, Irak,
Afghanistan, Kosovo, etc., et pourtant l’Organisation des Nations Unies est bien présente et fonctionne en sa pleine capacité, pourvu
d’une Charte qui stipule les préventions des conflits meurtriers, encadrée des cinq grands, qui prétendent être les Seigneurs de la
planète pour maintenir la paix, mais bien au contraire, ils décident toujours en faveur des sanctions économiques contre les populations
innocentes au lieu de les aider à sortir de la misère.
À quoi servent la notion et les critères de la bonne gouvernance qu’on impose
aux pays en développement, si les cinq grands n’arrivent pas à stabiliser la paix sur cette planète ? Les critères de base pour une
bonne gouvernance dans un pays donné, ne peuvent s’appliquer que si la paix totale règne dans ce territoire, enfin que les dirigeants
et les populations s’allient pour contribuer au développement durable. L’Afrique subsaharienne est en ébullition permanente avec des
conflits meurtriers, de génocides, des violations des femmes par les belligérants financés par les puissances étrangères aux profits
de leurs intérêts. Ainsi, le facteur paix est inexistant dans leur vocabulaire. Tous ces massacres se font au vu et en présence de
l’Organisation de maintient de la paix. Alors, quelle est la vraie raison sociale de cette Organisation multilatérale ?
D’une part,
si la SDN était impuissante d’empêcher la deuxième guerre mondiale, faute des contingents armés, je ne vois pas le pourquoi et la
vraie raison de sa dissolution. L’Organisation substituaire joue le même rôle que son prédécesseur pourtant bien équipée militairement.
(À titre de rappel, lisez mon article sur la SDN et l’ONU de l’année passée (2007), d’où j’avais expliqué le fonctionnement de la
SDN. Aucune phrase de la Charte n’a été changée. Seulement les vaincus ont été écartés de la liste des permanents). Mais continue
de survivre pourtant facilite des conflits meurtriers qui tuent sans cesse des innocents sans défense dans tous les coins de la planète.
Est-ce que les opérations de maintient de la paix de l’Organisation des Nations Unies respectent vraiment les normes prescrites dans
la Charte de ladite organisation ? Où elle sert tout simplement de parapluie en aluminium pour faciliter les transitions d’armes et
protéger les intérêts des cinq ?
Les cinq permanents de L’Organisation des Nations Unies, sont les cinq soient disant les cinq grandes
puissances qui ont le pouvoir suprême de maintient de la paix totale sur cette planète. C’est vrai que ces cinq maintiennent
la paix régionale limitée seulement à leurs frontières respectives, car jamais les contingents de l’Onu n’iront maintenir la paix
aux États-Unis, en France, au Royaume Unis, en Chine ou en Russie. Leurs frontières sont bien protégées et leurs populations vivent
en paix totale. Leurs enfants vont à l’école, l’économie est bien planifiée, les critères de la bonne gouvernance sont bien respectés,
etc.
Depuis la création de l’Organisations de Nations Unies en 1945, les cinq permanents sont les mieux protégé de tous. L’Organisation
des Nations Unies n’intervient et n’interviendra jamais dans leurs territoires. Leurs territoires sont toujours en paix et en sécurité
totale.
Pendant la période de la guerre froide entre les deux blocks (Est - Ouest), une guerre fantaisiste pour terroriser les plus
faibles, pourtant chaque portion des territoires des pays en développement était déjà bien repartie entre les deux blocks et chacun
n’avait pas le droit de franchir les territoires influencés par l’autre. Le Cuba allié au block de l’Est situé en face de l’Amérique,
ne pouvait être touché par ce dernier et vice versa, les forces de l’OTAN basées en Allemagne ne pouvaient franchir les limites non-permises
par les forces de l’URSS. Des accords bien respectés jusqu’à preuve de contraire, après la chute de l’URSS. Est-ce que le Cuba a la
capacité militaire de résister devant les États-Unis d’Amérique ? Ce sont plutôt des alliances stratégiques entre les grandes puissances
qui prônent le respect de la souveraineté Cubaine, que ni le block de l’Est ou de l’Ouest ne peut en aucun cas désapprouver ces accords,
même si en apparence, l’URSS d’aujourd’hui n’est plus celle d’autrefois, mais l’arsenal militaire existe toujours et fonctionne à
sa pleine capacité. C’est ce qui freine le block de l’Ouest pour pouvoir imposer leur bon vouloir sur toute la surface de la planète.
L’Afrique
qui est une vache à lait de toutes les grandes puissances internationales, les allaite tous en échange des armes d’assaut les plus
meurtrières, pour que les Africains s’entretuent pour protéger les intérêts de ces puissances. Chose curieuse, l’Organisation des
Nations Unies est présente partout où les conflits meurtriers ravages les innocents, mais se limitent seulement à condamner verbalement
les actions violentes sans aucune prévention établie et une intervention musclée comme ce fût le cas de la force de l’OTAN à Kosovo.
Pourquoi avoir entraîné les autres pays à signer ce traité de l’Organisation des Nations Unies, pour le maintient de la paix, pourtant
ils savent que la politique d’intervention de l’Organisation des Nations Unies, n’est pas d’une façon réaliste (non équitable), et
autre que pour sauvegarder leurs propres intérêts économiques et stratégiques dans tous les pays non membres permanents.
Toujours l’Afrique
depuis les années 1950-1960, années des indépendances de la plupart des pays Africains, l’Organisation des Nations Unies est toujours
omniprésente et à l’aube de tous les conflits sanglants, mais le bilan est toujours négatif sinon catastrophique du point de vu facteur
humain. Plus le contingent des forces de l’Organisation des Nations unies se multiple un pays en conflits sanglants, plus ce conflit
devient interminable et encore plus meurtriers (Soudan-Darfour, R.D.Congo). Il y a plusieurs facteurs qui peuvent bien expliquer cela.
Entre autre, les grands pilleurs se concentrent dans les pays riches en ressources pétrolière et minières, et comme de grands lobbies,
influencent les décisions d’intervention de l’Organisation des Nations unies pour couvrir leurs pillages en Afrique. Tout est
bien clair que, l’Organisation des Nations Unies est une machine de guerre des cinq permanents pour couvrir les multinationales qui
pillent sans pitié les ressources naturelles Africaines. Donc ces régions Africaines doivent être en permanence déstabilisées pour
que ces compagnies anonymes se stabilisent en pillant en toute sécurité.
Au Soudan à cause de leur ressource pétrolière au Darfour,
le mot Darfour est devenu synonyme de la misère et pourtant une région riche en pétrole. Son Président veut être traduit en Justice
Internationale parce qu’il comprend les enjeux politiques dévastateurs de la communauté internationale, alors il faut inventer n’importe
quoi pour l’accusé de génocide. Mais, la cours de Justice en question ferme les yeux devant les génocides contre les Congolais, les
Palestiniens, les Irakiens.
Depuis lors en Afrique, sous prétexte de maintient de la paix, cette Organisation multilatérale a laissé
de mauvais souvenirs que de bon. Tous les Grands Leaders et grands hommes d’États Africains ont presque tous été limogés et tués en
présence de l’Organisation des Nations Unies, pourtant présente pour protéger et faciliter le cours de développement des facteurs
humains. Entre autre Lumumba.
La présence de l’Organisation des Nations dans un pays, signifie la fin de la paix et le commencement
de la misère perpétuelle dans ce territoire (Darfour, R.D.Congo). Nous référant seulement en Afrique, si je ne me trompe, aucun pays
Africain ne possède des industries en chaîne de fabrication d’armes d’assaut moderne. Mais tous les belligérants impliqués dans les
conflits meurtriers en Afrique possèdent des armes d’assaut les plus modernes en provenance des pays des cinq permanents, qui en fabriquent
en quantité industrielle pour les commercialiser ensuite. Comment expliquer ce scénario ? Je pense que la réponse est bien facile
à deviner.
Si ce n’est pas par le truchement de l’Onu que ces armements transitent dans les zones des combats, pourtant surveillées
par les casques bleus de l’Onu, alors quelle autre explication que Ban Ki-Moon peut nous donner ?
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Afrogouvernance
– 29 mai 2008.
L’Afrique n’est pas un continent des handicapés mentaux, pour dépendre toujours à 100 % de l’aide des autres.
Chose étrange,
l’Afrique qui, connue de tout le monde comme berceau de l’humanité, ne soit toujours pas capable de se prendre en main, cela doit
y avoir une cause profonde que les experts Africains en matière de l’analyse mentale doivent se concentrer et étudier sérieusement.
Depuis
plus de deux siècles environ que les hommes venus d’outre-mer marchent sur le sol Africain, pillent, imposent leur façon
de gouverner, et font tout ce qu’ils leur semble bon pour leurs propres intérêts au vu des dirigeants Africains, et l’Afrique n’est
toujours pas capable de dire «Non, Ça suffit.», bien au contraire, l’Afrique semble à l’aise avec cette position de sous-traitance
et des manipulations dangereuses vis-à-vis des autres.
Depuis plus de deux siècles, l’Afrique est toujours en deuil massif, collectif et
chronique et se lamente infiniment de son sort. L’héritage d’aliénation qui progresse dans tous les coins de l’Afrique;« c’est la
prière». Les Églises et les Temples de toute sorte se créent et se multiplient comme des champignons en Afrique. Une mission d’aliénation
encouragée par les pilleurs d’outre-mer, pour distraire le peuple Africain du bonheur invisible de l’au-delà, qui sera visible à la
prochaine incarnation.
Quel pays d’Afrique peut nier cette hypothèse! Est-ce que l’Afrique d’il y a deux siècles vis-à-vis des autres,
est-elle différente de l’Afrique actuelle ? Le rapport de force entre maître et valet a-t-elle changé vraiment? Certains colonisateurs
pendant leur incursion dans la plupart de certains pays Africains, ont utilisé cette arme qu’est l’évangélisation pour sympathiser
avec la population et ensuite les fouetter à mort dans l’espoir de retrouver le bonheur dans les cieux.
Les évangélistes et quelques
prétentieuses élites Africaines, me jetteraient les pierres, en les dénonçant, si je répondais que non rien n’a changé. Bien sûr,
j’affirme et confirme que rien n’a changé et cela est devenu pire que jamais.
Depuis les années entre mi-cinquante et soixante,
les Élites Africains de cette période ont vite compris et ont lutté pour notre liberté. Une liberté arrachée de force, malgré les
impositions de toute sorte par les gens du Nord. Chaque pays Africain a son histoire à raconter en ce qui concerne les événements
de sa lutte contre l’esclavage et les impérialistes.
Les premiers Leaders et élites Africains dont vous connaissez tous, les pères
du Panafricanisme, Kwamé Nkrumah et les autres, voulaient faire de l’Afrique d’aujourd’hui, un Continent Unit et digne de ce nom,
une Unité Africaine forte, pour eux, l’Afrique est indivisible et doit rester unie. Les frontières inventées par les impérialistes,
ne nous avantages points. Pour ces impérialistes, les pays Africains sont des comptoirs commerciaux des richesses qui engorgent ce
Continent. Ils ne sont pas venus en Afrique pour nous civiliser. Une civilisation que les Africains n’en avaient pas besoin car, le
Continent Africain comme cité plus haut est le berceau de l’humanité. Donc le peuple Africain était déjà plus riche de loin sur le
plan de la civilisation et qu’est ce que les impérialistes pouvaient nous apprendre de la vie sociale, si ce n’est que la tuerie ?
Nos premiers pionniers du Panafricanisme ont été au-dessus de la vision de la civilisation Occidentale. Ils ont compris toutes les
manœuvres diaboliques des nos voisins du Nord. Les Africains sont un seul peuple et pour sortir définitivement des griffes de ces
gens venus du Nord, l’unique et la seule façon de les repousser et de pouvoir coopérer à égalité c’est : «l’Unité Africaine».
Même si certains annulent et disqualifient cette idée noble, la lutte ne s’arrêtera jamais jusqu’à obtenir la souveraineté totale
du Continent Africain. Un aveugle né, peut bien nier la présence du soleil, mais le soleil ne s’arrêtera pas de briller parce que
l’aveugle nie son existence.
Si les États-Unis d’Amérique sont devenus le maître du monde et la super puissance sur tout le plan aujourd’hui,
personne ne peut me contredire que, grâce à la force de l’Unité, la force de la pensée de tous les élites dans tous les États que
composent les États-Unis d’Amérique. Sans l’Unité, les États-Unis d’Amérique seraient au même rang de tâtonnement que l’Europe qui
se recherche encore et encore, pour égaler les États-Unis d’Amérique. Ce vieux continent Européen restera encore et pendant encore
des siècles toujours à la remorque des États-Unis d’Amérique, car l’Unité Américaine est super forte et expérimentée à jamais. Pour
les égaler, ce n’est pas dans l’union, mais dans l’Unité des États.
Si l’Afrique veut se développer, ce n’est pas dans l’Union Africaine
que cela est le fondement. L’Europe ne voudra jamais et au grand jamais voir l’Afrique de l’Unité, car l’Unité fait la force d’un
peuple et jamais on ne peut séparer l’Unité d’une famille. L’Europe est conscient que; Une fois l’Afrique Unie, c’est la débandade
certaine du vieux Continent. Certains espaces considérés comme pays risquent de disparaître et devenir de simples espaces communaux.
Pour ceux qui veulent en savoir plus sur l’histoire de l’unité, fouiller les bibliothèques pour lire l’histoire des États-Unis d’Amérique
et vous me donnerez raison sur la force de l’Unité.
L’Afrique n’a pas besoin de l’Europe pour son survit. Mais le contraire est vrai.
Mais nous Africains sommes conscients de cette réalité, et malgré nos diplômes des hautes études, ne voulons pas comprendre nos valeurs et
sommes à l’aise et d’accord avec l’idéologie de l’Union Africaine, une copie falsifiée de l'UE. Qui sont les perdants ?
L’Union n’est
pas l’Unité comme je l’avais décrit dans mes autres articles. L’Union d’un peuple est du point de vue mathématique, aléatoire. Dans
un ensemble d’éléments, on peut faire l’union de ses éléments et les dissocier aussi. Certains éléments dans un ensemble, sont faibles
et influençables et peuvent contaminer les autres éléments vu la force de gravitation invisible qui les attire et les oblige à dévier
de leur trajectoire naturelle. Mais dans une Unité, il n’y pas de choix de dissocier les éléments qu’elle contient, et la force de
déviation n’a pas d’effet si ce n’est que de se détruire elle-même. Une Unité reste une Unité.
L’histoire d’Afrique d’aujourd’hui,
avec ses multiples conflits meurtriers injustifiés, est la source et la cause première de la déficience de l’Union Africaine. Chaque
État Africain membre de l’Union est influencé par des forces invisibles étrangères pour gérer et consolider ses propres avantages
financiers, pourtant malheureux pour l’avenir de tout le Continent Africain. Rare, sont les Leaders Africains à soutenir le
noble projet de l’Unité Africaine sous prétexte d’arguments invraisemblables.
Le deuil est devenu un rituel de premier ordre en Afrique.
Depuis les années 1960 jusqu’à date, les Africains pleurent des morts par millions. Des morts non programmés par la providence, des
morts causés par notre cupidité au service des autres. Rien ne peut arrêter ce fléau, si ce n’est qu’une Unité Africaine forte. L’Union
Africaine base sa force sur la coopération économique. Un facteur non négligeable. C’est une condition nécessaire mais pas suffisante
pour assurée l’avenir meilleur de la population Africaine et d’enraiyer les meurtres, violations sexuelles et génocides injustifiés
dans le continent Africain.
Pour les partisans de l’Unité Africaine, bien qu’ils soient minoritaires, la lutte pour la vraie liberté
de notre cher continent Africain est une lutte sans merci. Il faut toutjours y croire car la victoire n'est pas loin. À savoir que,
l’Afrique n’est pas du tout pauvre, mais ce sont les quelques dirigeants crapuleux et cupides qui font miroiter l’image de l’Afrique
comme étant le plus pauvre de la planète terre. Si cette hypothèse soutenue par les chercheurs inconscients est vraie; Qu’est-ce que
les Chinois, les Européens, les Américains, etc. viennent chercher chez nous. S’ils avaient l’autosuffisance chez eux, je ne vois
aucune raison valable de leur présence en Afrique pour tuer les Africains sur leur propre sol. Est-ce que c’est seulement par complaisance
?
Chers dirigeants Africains, ce n’est pas du tout concevable pour nous Africains d’être encore anti-Africains. Si l’Afrique avance
en reculant, c’est notre propre responsabilité. Comme cet adage qui dit que : «l’ennemi d’un Africain est l’Africain lui-même».
Cela ne veut pas symboliser que les autres communautés sont parfaites, mais cet adage démontre simplement notre plus grande idiotie
vis-à-vis des autres communautés, qui se moquent de nous et fait leurs affaires.
Jeudi 27 mars 2008 par Philippe VIEL
Le Canada se targue d’être
un pays phare en développement international. Alain Deneault, avec la sortie de son livre Noir Canada aux Éditions Écosociété remet
en doute cette image de bienfaiteur. D’après ses recherches, les compagnies canadiennes, extractrices des ressources, commettent en
Afrique des crimes dignes des empires coloniaux de l’époque.
Qu’il s’agisse du pétrole du Nigeria, de l’or des mines à ciel ouvert
du Mali et de la Tanzanie, ou des richesses minières inépuisables des sols saccagés de la République du Congo, les canadiennes Barrick
Gold, IAMGOLD, Emaxon, AMFI, Banro, Anvil et bien d’autres se partagent la plus grande part du gâteau africain. En effet, en 2003,
53 % des entreprises minières actives en Afrique étaient canadiennes. Et dans cette quête commerciale, où chaque kilomètre carré
peut valoir plusieurs millions en ressources, les méthodes utilisées pour gagner ces profits mettent en péril tout l’avenir du continent.
Pillage
et complicité de guerre
Ces compagnies jouissent d’une souveraineté offshore. Elles ont accès à toute une gamme de services crapuleux,
allant des paradis fiscaux aux paradis judiciaires, à tout un réseau mafieux de trafics de toutes sortes. Le livre Noir Canada cite
la compagnie Emaxon, basée à Montréal, qui agit à la solde du géant diamantaire International Diamond Industries. Dirigée par Dan
Gertler, cette compagnie a réussi à obtenir les droits exclusifs sur l’exploitation des diamants en République démocratique du Congo
(RDC), entente qualifiée de « vol institutionnalisé » par bons nombres d’observateurs internationaux, dont le Fonds monétaire
international. On retrouve maintenant ce même Gertler au côté de Joseph Kabila, président de la RDC, le conseillant militairement,
lui fournissant des armes et l’intégrant dans ses réseaux. Tout ça après avoir financé la guerre menée par le père, Laurent-Désiré
Kabila.
M. Deneault, qui est aussi à la tête du collectif Ressources d’Afrique, dénonce dans son livre d’autres procédés utilisés
par certaines compagnies canadiennes pour arriver à leur fin. C’est le cas du prospecteur Sutton Ressources, sous les guides de l’autre
canadienne, Barrick Gold. En Tanzanie, en 1996, Sutton Ressources a été soupçonnée d’avoir enterré vivants au bulldozer des mineurs
artisanaux de l’endroit, qui protestaient contre les expropriations massives et violentes de plusieurs villages. Barrick Gold avait
obtenu du gouvernement tanzanien, grâce à son conseil consultatif composé de Brian Mulroney et Georges Bush Sr., les droits d’exploitation
de cet important gisement aurifère, un des plus importants en Afrique de l’Est.
Des compagnies canadiennes ne se gênent pas non plus
pour financer des guerres, et l’exemple de la crise qui fait rage en RDC depuis plus d’une décennie est stupéfiant. Avec la fin du
contrôle étatique exercé par le président Mobutu par l’imposition des privatisations forcées par la Banque mondiale au début des années
1990, les compagnies canadiennes se sont associées d’abord au dictateur en place, mais ensuite avec les rebelles menés par Laurent-Désiré
Kabila dans l’Est du pays. Kabila a donc obtenu, par l’octroi de contrats d’exploitation, une reconnaissance économique internationale,
avant même de prendre le pouvoir. Cette aide financière a été précieuse pour renverser le dictateur Mobutu. Les compagnies canadiennes
(Anvil, Banro, Barrick Gold, Emaxon, Kinross, etc..) en profitent : près de 300 milliards de dollars (en valeur boursière actuelle)
ont été partagés, en ressources et infrastructures. Et seulement des miettes comme redevance pour l’État congolais.
La complicité de
la Bourse de Toronto
« Le but du livre n’est pas seulement de relater les faits qui se sont déroulés sur le sol africain, mais
surtout de savoir à qui profitent ces nombreux abus », explique M. Deneault. « Il faut que les Canadiens se questionnent
sur leurs placements financiers. En investissant dans leurs REER, leurs portefeuilles financiers, leurs placements dans les compagnies
canadiennes inscrites en Bourse à Toronto, ils deviennent complices, sans le savoir, des pires méfaits commis en Afrique. » Pourquoi
la Bourse de Toronto ? Elle est beaucoup plus permissive que ses voisines américaines. Les compagnies profitent de ce « paradis
juridique » en n’ayant aucun compte à rendre sur leurs activités illicites en sol étranger.
Contrairement aux bourses américaines,
celle de Toronto ferme les yeux sur la méthode suivante : les compagnies prospectrices évaluent à la baisse la valeur réelle
des gisements, les achetant à bas prix au pays d’accueil. Elles spéculent par la suite sur la valeur réelle des ressources disponibles
sur les marchés boursiers. Les prix des actions montent en flèche, les compagnies engrangent les profits, profitant et abusant même
des conditions d’engagement envers les pays hôtes : évasions fiscales, arriérés salariaux, ententes à rabais sur les prix des
ressources, etc.
Et le Canada agit hypocritement, laissant agir ces compagnies qui nous représentent à l’étranger, les appuyant même
dans leur démarche. « Il est inquiétant de voir les agences gouvernementales, comme l’ACDI, octroyer des fonds d’aide au développement
à certains pays africains, alors qu’au même moment des compagnies canadiennes se livrent parfois au pillage des ressources de ce même
pays. L’ACDI agit comme une agence de marketing pour le Canada, permettant de masquer les abus commis par les compagnies canadiennes »,
dénonce M. Deneault.
Et après l’Afrique, le Canada ?
Ce qui est alarmant, c’est que l’on retrouve ces mêmes compagnies partout
au pays, exploitant ici les ressources canadiennes. Le livre Noir Canada mentionne IAMGOLD, qui empoisonne, par son exploitation de
mines d’or à ciel ouvert, des villages entiers au Mali. Selon plusieurs enquêtes relatées dans le livre, dans certaines régions près
des mines de Sadiola et Yatela, quatre femmes sur cinq auraient fait des fausses couches depuis le début de l’exploitation des mines,
où sont déversées des quantités astronomiques de cyanure et d’acide chlorhydrique, qui contaminent les nappes phréatiques. Cette même
compagnie extrait du niobium, à quelques kilomètres de Chicoutimi.
Alain Deneault émet cette mise en garde : « Logiquement,
les compagnies canadiennes, qui profitent des largesses des gouvernements africains et mettent à mal le bien commun des populations
locales, vont vouloir profiter de l’érosion de nos propres systèmes de protection publique pour profiter ici aussi des richesses énormes
des sols canadiens. »
Alain Deneault réfute aussi l’argument selon lequel ces compagnies canadiennes qui investissent ici consolident
une souveraineté économique canadienne. Ces compagnies pourraient du jour au lendemain passer aux mains d’étrangers.
De quoi se poser
des questions sur nos priorités, nos besoins. « Pour la population canadienne, à quoi peut servir l’exploitation éhontée du diamant,
de l’or, en Afrique comme au Canada, si en plus les profits engendrés vont alimenter des compagnies suspectes qui s’attaquent au bien
commun ? », mentionne-t-il.
L’auteur soutient que l’approche du fédéral pour mettre au pas les compagnies canadiennes ne
fonctionne pas. Sans coercition, les mesures incitatives et volontaires de contrôle sont des coups d’épée dans l’eau. Alain Deneault
conclut : « Il faut en revenir à un positionnement politique et établir un rapport de force en s’enquérant sur ce qu’il
advient des fonds que nous plaçons collectivement dans une Bourse, celle de Toronto, qui est ultra permissive. »