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Firme d'Expert - Conseils en gestion des institutions publiques et des organisations privées d'intérêt public.
    

Afrogouvernance, par Gustave Botela Lipo, 16 Avril 2010.

Les pays Africains et les élections - Épisode 2 suite et fin.

 

Qu’est-ce qu’un parti politique ?

S’engager dans un parti politique

Un parti politique, Association organisée qui rassemble des citoyens unis par une philosophie ou une idéologie commune, dont elle recherche la réalisation, avec comme objectif la conquête et l’exercice du pouvoir. C’est donc une organisation au service d’une idée.

L’affirmation du suffrage universel Droit de vote accordé à tous les citoyens majeurs a permis le développement des partis qui animent la vie politique et participent au pluralisme, base de toute démocratie.

Il faut distinguer différents types de partis :

·        les partis dits "de cadre", nés au XIXe siècle, sont des partis de notables (issus, dans un premier temps, de la bourgeoisie ou de l’aristocratie) et se situent traditionnellement à droite ou au centre. En France, le Parti radical, pivot des gouvernements sous la IIIe République en a été le premier exemple ;

·       les partis dits "de masse", nés au début du XXe siècle avec le développement du socialisme et du communisme. Ils ont comme objectif la transformation de la société et la réalisation d’un ordre social nouveau. Pour cela, ils s’appuient sur une organisation structurée et hiérarchisée et sur un grand nombre d’adhérents assurant ainsi une autonomie financière au parti et l’encadrement des électeurs ;

·        les partis d’électeurs, notion apparue dans les années 1960, sont caractérisés par la recherche du rassemblement du plus grand nombre et s’attachent à la promotion d’objectifs consensuels.

Quel est le rôle des partis politiques ?

Le rôle essentiel des partis politiques est de participer à l’animation de la vie politique.  

De manière plus précise, les partis remplissent deux fonctions :

Ils sont les intermédiaires entre le peuple et le pouvoir : le parti élabore un programme présentant ses propositions qui, s’il remporte les élections, seront reprises dans le projet du gouvernement Organe collégial composé du Premier ministre, des ministres et des secrétaires d’État chargé de l’exécution des lois et de la direction de la politique nationale.. Les partis de l’opposition peuvent proposer des solutions alternatives à la politique de la majorité en place et ainsi remplir une fonction en traduisant le mécontentement de certains électeurs. Cependant, on note depuis quelques années une certaine désillusion des citoyens envers les partis, qu’ils ne considèrent plus forcément comme leurs meilleurs représentants et intermédiaires. L’augmentation du taux d’abstention, jusqu’à récemment, traduit peut-être cette réalité.

Les partis ont aussi une fonction de direction: ils ont pour objectif la conquête et l’exercice du pouvoir afin de mettre en œuvre la politique annoncée. Si dans les régimes pluralistes (où existent plusieurs partis) la conception traditionnelle est que le pouvoir exécutif est en charge de l’intérêt national indépendamment des partis, ceux-ci assurent bien la conduite de la politique nationale par l’intermédiaire de leurs représentants au gouvernement et dans la majorité parlementaire. Ils légitiment et stabilisent le régime démocratique, en le faisant fonctionner. Animateurs du débat politique, ils contribuent aussi à structurer l’opinion publique. De plus, avec la tendance à la professionnalisation de la vie politique, les partis ont acquis un rôle de sélection des responsables appelés à gouverner.

Comment s’organise un parti politique ?

Tout parti dispose d’un texte constitutif qui précise son organisation interne. L’existence de structures est une condition nécessaire pour que les partis puissent perdurer, s’implanter dans le corps électoral, travailler avec efficacité à la conquête du pouvoir, convaincre les électeurs afin de mettre en œuvre le programme politique qu’ils auront élaboré.

En général, au niveau national, un congrès, réuni périodiquement, composé des représentants des adhérents, est l’occasion d’un débat entre les différentes sensibilités ou tendances et a pour mission première de désigner les instances nationales du parti. Quelques soient les termes utilisés, il y a toujours un bureau ou un conseil national, avec au sommet un président ou un secrétaire national… Ce " chef " est le plus souvent élu par l’ensemble des adhérents (ex : Parti socialiste, Union progressiste…). Même le parti communiste, longtemps monolithique, s’achemine vers cette pratique.

Au niveau local, il existe des entités de base, sections ou cellules, qui sont regroupées par fédérations départementales dont les instances sont élues par les adhérents. C’est à ce niveau que s’organise le " travail de terrain " qui permet au parti d’être en prise directe avec l’électorat.

On peut aussi évoquer les distinctions qui peuvent exister entre l’appareil du parti (" permanents " et responsables nationaux), le groupe parlementaire et les militants " de base ". Ainsi, les militants peuvent paraître plus attachés aux principes fondateurs du parti, tandis que le groupe parlementaire pourra être davantage enclin au compromis. Dès lors, cette organisation en différents cercles peut se révéler source de conflits. En outre, du fait de l’importance de l’élection présidentielle dans la vie politique, les partis, obligés d’avoir un " présidentiable " dans leurs rangs, sont devenus des structures de sélection du meilleur candidat possible. S’il y a plusieurs postulants, les rivalités internes peuvent s’exacerber et les tendances, auparavant structurées sur des clivages programmatiques, se définir en groupe de soutien à une personnalité.

Comment les partis sont-ils financés ?

La question du financement des partis politiques est, depuis quelques années, très sensible. La multiplication des affaires judiciaires liées à ce financement a frappé l’opinion publique et a rendu nécessaire la mise en place d’une législation.  

Les partis sont d’abord financés par des ressources privées. Il s’agit :

·       des cotisations de leurs adhérents et de leurs élus, qui étaient traditionnellement la source de financement des partis de masse. Les cotisations sont généralement d’un montant peu élevé et ne suffisent pas à faire face aux dépenses de fonctionnement ;

·       des dons des personnes privées, sont limités à un certain seuil selon les lois électorales de chaque pays par an et par personne. Ils sont généralement obtenus au moment des élections et non dans le cadre normal du fonctionnement des partis. 

Qu’est-ce qu’être militant d’un parti aujourd’hui ?

Il faut tout d’abord distinguer les militants des adhérents. Les adhérents sont des personnes affiliées à un parti politique est une Association organisée qui rassemble des citoyens unis par une philosophie ou une idéologie commune, dont elle recherche la réalisation, avec comme objectif la conquête et l’exercice du pouvoir, car elles possèdent leur carte du parti après avoir payé une cotisation, généralement d’un faible montant. Le militant est un adhérent actif. Ce qui signifie qu’il accepte de faire bénévolement un travail de terrain et de participer à la vie du parti.

 Cette activité de militant est variée. Il peut s’agir :

·      de participer aux réunions habituelles du parti, de manière à débattre de ses orientations, de la stratégie électorale à adopter lors d’une élection locale ou des grands débats nationaux du moment ;

·     de faire connaître les positions du parti par la distribution de tracts dans la rue, sur les marchés ou par la vente d’un journal… 

·      de participer aux activités plus nombreuses lors des campagnes électorales (collage d’affiches, organisation de meetings...).

 

À suivre…

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Afrogouvernance par Gustave Botela Lipo,  le 13 avril 2010.

Les pays Africains et les élections- Épisode 2.

 

Chers lecteurs et chères lectrices, avant de continuer sur notre sujet du jour, j’aimerais d’abord brosser une hypothèse qui explique ou définisse certains paramètres sur la notion des élections qui est notre sujet tabou. Ainsi, mon but est d’abord que certains d’entre vous comprenne bien les paramètres qui régissent les lois, droits etc., sur les élections. Il existe bien sûr parmi certains d’entre nous qui ne comprennent toujours pas : Pourquoi les élections; Qu’est-ce qu’une élection; À quoi sert une élection; Quelle est l’utilité de l’opposition dans une démocratie; Quel est le règlement des élections; Quelles sont les conditions pour être élu; Qu’est-ce que les citoyens attendent des élus.

 

Ces paramètres sont les notions de morale que tous les partisans politiques doivent savoir et connaître non pas par cœur mais, surtout comprendre et bien interpréter ces notions de base car, cela peut bien nous épargner de toutes les mauvaises surprises que nos pays Africains sont en train de vivre à l’approche où pendant les élections. Si les populations ont plus où moins compris le sens des élections, je pense que les candidats de mauvaise intention n’auront plus leur place avec des idées de tuerie où autres.

Qu’est-ce qu’une élection ?

A quoi sert une élection ?

Une République fonctionnant selon le principe dugouvernement, est souvent statuée par un organe collégial composé du Premier ministre, des ministres et des secrétaires d’États chargé de l’exécution des lois et de la direction de la politique nationale. Représentatif, la fonction première de l’élection est de permettre aux citoyens de choisir leurs gouvernants et leurs représentants, qui rédigeront et voteront la loi en leur nom au Parlement aussi un Organe collégial qui exerce le pouvoir législatif (adoption des lois et contrôle du pouvoir exécutif). En Europe en général, le Parlement est composé de deux chambres : l’Assemblée nationale et le Sénat... Ainsi, l’élection est une délégation de Souveraineté. Elle constitue, au sein d’une société organisée, une « soupape de sécurité ». En effet, la possibilité pour les citoyens de pouvoir régulièrement exprimer leur mécontentement ou, au contraire, de donner un nouveau mandat au pouvoir sortant, évite que les désaccords politiques majeurs ne trouvent un autre terrain d’expression (la rue) et d’autres modalités (la violence).

L’élection peut aussi permettre de régler une crise. Lorsqu’un débat extrêmement important divise les citoyens, le recours au suffrage universel Droit de vote accordé à tous les citoyens majeurs. Peut permettre de trouver une solution.

Enfin, l’élection peut revêtir un aspect stratégique : on peut recourir à l’élection afin de garder le pouvoir. Ainsi, en Grande-Bretagne, les élections législatives ont toujours lieu avant la fin du mandat de la Chambre des Communes, le Premier ministre choisissant, pour la dissoudre, le moment qu’il estime le meilleur pour son propre parti.

Quelle est l’utilité de l’opposition dans une démocratie ?

On désigne par opposition, les partis politiques ou les mouvements n’appartenant pas à la majorité parlementaire et donc s’y opposant. L’opposition a, dans les démocraties, plusieurs fonctions :

·      Tout d’abord, l’opposition constitue un contre-pouvoir : elle permet d’éviter que la majorité, une fois parvenue au pouvoir, n’ait la tentation de mener une politique portant atteintes aux droits et libertés. Pour cela, l’opposition dispose de différents moyens : la mise en cause de la responsabilité gouvernementale devant l’Assemblée nationale par la motion de censure, la saisine du Conseil constitutionnel, les questions posées au gouvernement Organe collégial composé du Premier ministre, des ministres et des secrétaires d’Etat chargé de l’exécution des lois et de la direction de la politique nationale. dans les enceintes parlementaires...

·      L’opposition représente aussi la possibilité d’une alternance politique : elle participe à l’existence du pluralisme politique, qui est une des bases de la démocratie. Ce pluralisme permet de choisir ses gouvernants. Or, il n’y a de choix véritable que si l’électeur peut se prononcer entre plusieurs possibilités. Ainsi, l’opposition, en proposant un nouveau cours à la politique nationale, permet aux citoyens éventuellement mécontents de disposer d’un recours. Avec les moyens, évoqués plus haut, à la disposition des parlementaires, elle peut manifester son désaccord envers la politique suivie et tenter de retarder sa mise en œuvre.

·      Enfin, l’opposition permet aussi de renouveler le personnel politique : lorsque la majorité perd le pouvoir, une nouvelle génération d’hommes politiques peut trouver une place de choix dans l’opposition et se préparer ainsi à assumer des fonctions importantes à l’occasion d’une victoire à venir.

Le rôle de l’opposition est donc essentiel en démocratie. C’est pourquoi certains pays lui ont organisé un véritable statut. 

Quel est le règlement des élections ?

Le règlement des élections, dans les démocraties, fait l’objet de dispositions très détaillées. En effet, il est important que l’expression du suffrage des citoyens soit libre et sincère. Pour cette raison, il doit y avoir des lois régissant les modalités d’organisation des élections qui sont regroupées dans le Code électoral. Elles définissent en principe, pour chaque type d’élection, les modes d’inscription sur les listes électorales, le découpage des circonscriptions, les conditions pour être élu et fixent les normes de déroulement du scrutin.

On peut cependant distinguer trois éléments importants dans la règlementation des élections :

·      Le financement de la campagne électorale doit être strictement organisé : les dépenses sont plafonnées ; le candidat doit tenir un compte de campagne préparé par un mandataire spécialement nommé à cet effet, le compte de campagne fait l’objet d’un contrôle à l’issue des opérations électorales (ex : pour l’élection présidentielle, le compte de campagne de chaque candidat est vérifié par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques) ;

·      La propagande électorale : qu’il s’agisse de l’affichage ou des différents moyens audiovisuels, les pouvoirs publics, éventuellement avec l’aide d’autorités administratives indépendantes (ex : Conseil supérieur de l’audiovisuel et de radiodiffusion), doivent encadrer et contrôler le déroulement de cette propagande électorale afin que les candidats bénéficient d’une égalité de traitement.

·      Le contentieux de l’élection est confié à un juge, qui peut éventuellement modifier les résultats de l’élection en cas de fraude électorale (juge administratif pour les élections municipales, cantonales, régionales ; Conseil constitutionnel pour les élections présidentielle, législatives, sénatoriales et les référendums).

Quelles sont les conditions pour être élu ?

On appelle éligibilité la possibilité d’être élu. Il s’agit de la capacité juridique à se présenter à une élection. En principe, tout électeur doit pouvoir être élu, mais certaines conditions doivent être satisfaites.

Tout d’abord des conditions de fond :

·      être de nationalité Lien juridique donnant à un individu la qualité de citoyen d’un Etat.

·      disposer du droit de vote, donc ne pas être sous tutelle ni avoir subi certaines sanctions pénales lourdes (ex : réclusion criminelle);

·      être majeur ou avoir atteint un âge minimal : il faut être âgé par exemple de 25 ans pour se présenter aux élections présidentielle et législatives et de 35 ans pour être élu au Sénat;

·      Dans la plupart des pays, le Parlement qui est un Organe collégial qui exerce le pouvoir législatif (adoption des lois et contrôle du pouvoir exécutif). En Afrique Francophone par exemple, le Parlement est composé de deux chambres : l’Assemblée nationale et le Sénat. dans le département où ils sont en poste, afin d’éviter qu’ils ne profitent de l’influence que leur procure, ou leur a procuré, leur fonction pour être élus.

Mais également, des conditions de forme :

·     faire acte de candidature ;

·      remplir certaines formalités comme une déclaration patrimoniale pour les élections présidentielles et parlementaires ;

·      respecter les textes sur le financement des campagnes : donc choisir un mandataire et tenir un compte de campagne qu’il faudra déposer après le scrutin.

Il existe aussi des conditions d’ordre politique. Ainsi, pour les élections de portée nationale, il est très difficile de se présenter avec quelque chance d’être élu, si l’on n’est pas investi et soutenu par un parti politique, Parti Association organisée qui rassemble des citoyens unis par une philosophie ou une idéologie commune, dont elle recherche la réalisation, avec comme objectif la conquête et l’exercice du pouvoir..

Qu’est-ce que les citoyens attendent des élus ?

Il n’y a bien évidemment pas de liste exhaustive de ce qu’un citoyen peut escompter de ses élus.

Il y a eu un important débat sur cette question jusqu’ici. Certains étaient favorables au système dit du mandat impératif. Dans ce cas, les élus s’engagent, lors de l’élection, sur des questions précises, et si, une fois parvenus au pouvoir, ils n’agissent pas en stricte conformité avec ces engagements, ils peuvent être déchargés de leurs fonctions.

Pour d’autres, qui devaient finalement l’emporter, les parlementaires sont les élus de la nation tout entière, et ne pouvaient donc être tenus par des engagements pris devant une partie seulement de cette Nation (correspondant aux électeurs de leur circonscription). Dans ce cas, "Tout mandat impératif est nul".

 Cela ne signifie pas que les citoyens ne peuvent rien attendre de leurs élus. S’agissant des élus nationaux, les citoyens peuvent attendre d’eux qu’ils recherchent l’intérêt général dans leur action quotidienne. Mais, les citoyens considèrent également que les élus nationaux doivent aussi pouvoir être saisis de problèmes plus quotidiens. Ainsi les députés reçoivent un courrier abondant leur demandant d’intervenir, auprès d’organismes de l’État ou relevant des collectivités territoriales, notamment dans les domaines sociaux (logement, emploi, personnes âgées…). Les parlementaires doivent le faire volontiers et y consacrer un temps important.

Concernant les élus locaux, leur rôle est bien d’assumer des tâches en relation directe avec la vie quotidienne des citoyens et d’assurer, en même temps, le développement de la collectivité dont ils ont la charge.

À suivre…

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Afrogouvernance par Gustave Botela Lipo,  le 07 avril 2010.

Les pays Africains et les élections.

 

Les années 2010 et 2011, la plupart des pays Africains sont et seront confrontés avec le système démocratique des élections.  Malgré leur soit disant maturité politique, il faut toujours faire recours à la communauté internationale pour organiser et mieux superviser tous les événements. Alors, à qui la faute si rien ne fonctionne dans ce Continent ?

 

À ce XXIème siècle, les enjeux politiques sont à la source de la prospérité d’un pays. Les pays Africains n’y échappent pas. La mondialisation une nouvelle donne sur ces enjeux ne nous laisse pas le choix de combattre sur tous les fronts, surtout commercial qui englobe tout le système monétaire et décisionnel dans un pays.

L’Afrique est à ce moment-ci le continent le plus convoité sur toute la planète terre. C’est une aubaine pour certains pays de ce continent berceau de se développer.  À savoir que les vaincus d’hier peuvent bien devenir les grandes puissances d’aujourd’hui. Être une grande puissance ne signifie pas être super armé militairement munis des bombes nucléaires les plus sophistiquées. À titre d’exemple; Le Japon, qui fût le vaincu de la deuxième guerre mondiale, n’est-il pas parmi les grands maîtres de l’économie mondiale ? La Chine contrôle la quasi-totalité de l’économie mondiale, qui ne connaît pas l’histoire de la Chine, elle est partout et prête à investir et à acheter tout ce qui bouge dans le monde des affaires n’importe où dans cette planète. Connue sous Beijing

«…La capitalisation boursière est de plus de 3 000 milliards de yuans, ce qui la fait rentrer dans le classement des 500 plus grandes pour les 17 dernières années.

C'est le second organisme de prêt en Chine, premier prêteur aux particuliers, et premier prêteur sur le marché étranger. L'organisme de prêt n°1 est la Industrial and Commercial Bank of China. En 2002, elle a réalisé un bénéfice de plus de 52,7 milliards de yuans, en hausse de 20 % par rapport à l'année précédente.

La Bank of China agit hors de Chine comme une entreprise privée, mais toujours en lien avec la BOC d'état en Chine.

La BOC fit ses premières opérations financières à Hong Kong en 1917, et y devint un acteur majeur, concurrençant les banques anglaises sur le territoire. Elle devint imprimeur de billets à Hong Kong en 1994 puis à Macao depuis 1995.

Les opérations de la BOC à Hong Kong furent regroupées en la Bank of China (Hong Kong) en 2001, et un peu plus tard, la BOCHK fut listée à la Bourse de Hong Kong en octobre 2002. Les deux tiers de son capital actions sont du flottant.  

 C'est la banque la plus internationale de toutes les banques chinoises, avec des ramifications sur chaque continent majeur. À l'extérieur de Chine, la BOC fait des affaires dans 25 pays, dont l'Australie, le Canada, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, l'Italie, le Luxembourg, la Russie, la Hongrie, les États-Unis, le Panama, le Brésil, le Japon, la République de Corée, Singapour, Taïwan, les Philippines, le Vietnam, la Malaisie, la Thaïlande, l'Indonésie, le Kazakhstan, le Bahreïn, la Zambie, l'Afrique du Sud et on trouve aussi une implantation aux Îles Caïmans. Et depuis novembre 2008, en Suisse, à Genève.»

Bien qu'elle soit présente dans les pays mentionnés ci-dessus, ses opérations hors de Chine ne représentent que 4 % de l'activité de la banque, aussi bien du point de vue des bénéfices que de la capitalisation. Les comptes en Chine représentaient 60 % des bénéfices et 76 % de la capitalisation en décembre 2005.

Elle est le principal challenger de Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale. Certains se diront que, leur cas est différent, mais c’est elle qui contrôle tout.

L’Afrique et ses élites se cramponnent à se plaindre de l’exploitation des Occidentaux dans leur Continent. Bien sûr, mais pourquoi ne pas apprendre plutôt que de crier au secours ! Les Occidentaux travaillent sans relâche pour la survit de leur population et ne doivent pas en même temps s’occuper des problèmes Africains pendant que eux-mêmes ont des défis importants à relever dans leurs propres territoires!

Les Occidentaux ont colonisés l’Afrique tant bien que mal, les Africains se disent aujourd’hui souverains. La souveraineté signifie quoi ?

Depuis l’accession des pays Africains à l’indépendance ce ne sont que les plaintes qui se multiplient. Bien sûr que ces plaintes n’en finiront jamais vu qu’ils ne veulent pas s’adapter aux styles et aux méthodes actuelles de la coopération internationale. Les élites Africains ne sont plus à compter au bout du doigt comme dans les premières années des indépendances soit vers les années 1960. Aujourd’hui les élites se comptent par millions et dans tous les domaines de la science et du social. Mais comment ils n’arrivent toujours pas ?

L’Afrique des années 1960, avec le peu des élites, ils ont pu arracher, où négocier la souveraineté aux mains des Occidentaux et aujourd’hui avec des millions des intellectuels surtout de haut niveau et plus qualifiés que ceux des années 1960, n’y arrivent pas à diriger, à planifier, à organiser et à décider de la prospérité de leur Continent. Comment expliquer ce déboire ? C’est toujours la faute des Occidentaux ?

L’Afrique est une réserve écologique de richesses de toute sorte. Mais que font les Africains avec ? Dans l’hypothèse que tous les Occidentaux se retiraient avec leur savoir faire, que deviendrait le Continent Africain ?

L’Afrique sur le plan politique, malgré les expériences aussi tragiques qu’elle est en train de vivre, elle pointe toujours de doigt que c’est la faute des autres. Les gouvernements des pays Occidentaux ont aussi plein des problèmes à régler avec leurs populations. Ce sont leurs populations qui travaillent à arrache pied pour survivre; et pensez-vous que ces gens dont les gouvernements prélèvent des impôts, sont contents de voir leurs sommes d’argent s’envoler à faire des dons en Afrique pour faire survivre les démunis dans ce vieux continent ? Parce qu’elles savent que, eux (les Africains) sont aussi capables de prélever des impôts dans leurs pays pour faire fonctionner normalement leurs systèmes politique et économique pour leur propre survit.

À suivre…

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Afrogouvernance, par Gustave Botela Lipo, MPA. – Le 11 Décembre 2009.

 

Avec le capitalisme à outrance et la mondialisation, deux systèmes blindés qui ne favorisent guère les moins nantis. Comment voulez-vous que les pays en développement puissent-ils s’organiser, s’en sortir et progresser vers la prospérité?

 

En nous basant sur les arguments de François Perroux[1] : «Capitalisme est un mot de combat.» 

Le débat entre le capitalisme et l’anticapitalisme domine les querelles idéologiques et les luttes politiques de notre temps. Les partis politiques, les groupes d’intérêts, les sociétés civiles et de pensée acceptent en fait dans leur action quotidienne, cette classification brutale et insatisfaisante.

Au cœur du conflit, il n’est pas sans intérêt d’analyser en termes de science les faits fondamentaux, les institutions cardinales et les liaisons essentielles qui caractérisent l’économie capitaliste.

Autant des questions fondamentales peuvent-être posées avec clarté. Qu’est-ce que le capitalisme ? Comment s’est-il formé ? Comment fonctionne-t-il ? Selon quelle loi ou selon quelles uniformités ? Subit-il une crise et de quelle nature ? Quels avenirs s’ouvrent à lui, aux yeux de l’observateur qui se préoccupe de supputer ses chances réelles plutôt que d’exprimer un parti pris doctrinal ou de laisser parler un tempérament ? Ces questions bien sûr hantent les esprits.

La définition et les formes du capitalisme

Le mot et le régime ne suscitent pas chez les élites intellectuelles et dans les masses de favorables réactions émotionnelles. Le capitalisme a été si durement attaqué à visage ouvert et si insidieusement contesté qu’il fasse, pour le grand nombre, figure d’ennemi du genre humain. Le condamner une fois de plus, c’est assumer un rôle sans péril et sans gloire. Défendre sa cause, c’est parler devant des juges qui ont en poche une sentence de mort. (J. SCHUMPETER.)

Même quand l’on n’accepte pas la sommaire prise de parti à laquelle tout examen du capitalisme semble nécessairement conduire, il reste que le nommer, c’est l’isoler, donner prise sur lui, l’exposer à une analyse circonscrite et déterminer. Il est bien plus habile, si l’on a choisi de le soutenir, de fixer l’attention sur des réalités telles que : l’économie individualiste ou l’économie à base de propriété et d’échange.

Lors même qu’elle n’est pas dictée par un jugement de valeur qui se dissimule ou un parti pris qui ne s’avoue pas, la méfiance à l’égard du concept et de la réalité du capitalisme n’est pas sans motifs.

En fouillant l’encyclopédie de la définition, le parti pris préalable, plus encore que l’orientation de la recherche, fait diverger les définitions usuelles du capitalisme. Les uns les caractérisent par l’exploitation du travailleur (plus-value) ou du consommateur (surprix du produit). Tandis que les autres, tout au rebours, le définissent par l’accumulation réussit du capital, qui entraîne l’élévation de la productivité et l’abaissement du coût et du prix. Ceux-ci et ceux-là enferment dans une notion liminaire ce qui au mieux pourrait être la conclusion de leurs recherches.

LES RAPPORTS DE FORCES

Entre les types de solution, entre les sortes d’issues qui viennent d’être caractérisés, les forces en y incluant celles de l’esprit décideront. Ce truisme vaut d’être formulé seulement parce qu’il garde chacun, homme ou parti de prendre ses préférences pour des prémonitions et ses diagnostics d’aujourd’hui pour des réalités de demain.

Sans céder à la tentation, très fréquente, de remplacer par un préjugé doctrinaire une étude des faits qui ne peut être conduite dans son détail que par pays ou groupes de pays, il est nécessaire de dissiper certaines confusions générales, répandues par l’interprétation marxiste de «rapport des forces». Une analyse objective révèle que cette interprétation est inexacte. Elle repose sur une confusion et une contradiction touchant la notion et le fait de la classe. Elle laisse chacun entièrement démuni en ce qui concerne les relations entre nations imprudemment reléguées et ses exégètes dans le domaine inexploré des superstructures[2].

Si la classe est un ensemble d’hommes rendus solidaires les uns des autres par leur poste dans la production, nous pouvons en déduire qu’il existe une classe; celle des travailleurs salariés dépendants, dans l’industrie. Le poste dans la production est nettement caractérisé; les hommes qui l’occupent montrent entre eux en très gros et sauf chevauchements sur divers milieux.

Cette homogénéité au moins relative dont les sociologues trouvent les signes dans la commensale et la distance sociale. Ils ont aussi d’ensemble et sans s’arrêter au détail ni aux nuances, des intérêts communs qui, dans les civilisations modernes, sont isolables par comparaison aux intérêts des autres groupes sociaux.

Au sens Marxiste de ce mot, il existe une classe, mais il n’y en a pas une seconde dans le même sens. «La bourgeoisie», «les possédants» ne sont repérables ni par l’unité de poste dans la production, ni par une homogénéité sociale même relative, présente et active dans cette catégorie. Une classe tout court, des groupes tout court. Et non deux classes.

Pour la classe, un tragique d’isolement et non un tragique d’antagonisme simple et inéluctable à l’égard d’un autre ensemble social. Pour la classe et pour les groupes, des risques de prolétarisation étant un état caractérisé par les complexes d’isolement, de peur sociale, de sentiment d’oppression et d’exploitation, et provoqué par de nombreuses causes, mais jamais automatiquement engendré par le travail salarié et dépendant. Voilà l’essentiel de ce que l’observation révèle en Europe, aux États-Unis, dans les pays à capitalismes récents.

C’est assez dire que les considérations tirées du nombre ou du potentiel d’attaque et de défense des deux classes ne sont pas propres à orienter sur le destin du capitalisme. Si la classe ouvrière était vraiment isolée et réduite à ses propres moyens, elle serait en bien mauvaise posture pour détruire le capitalisme et pour construire un système opposé. Les partis ouvriers agissent en conséquence car, ils le savent, même lorsque leurs vocabulaires ne l’expriment pas ouvertement, en multipliant les alliances entre la classe et ceux des groupes sociaux qui ont ou peuvent être persuadés d’avoir des intérêts communs avec elle.

Une économie d’entreprise et de marché, un capitalisme qui élève le produit social servant les intérêts de tous d’une façon inégale, mais avec efficacité, une continuité et une intensité qui peuvent être considérablement accrues par des réformes convenables des cadres institutionnels. Ce fait échappe de moins en moins aux élites conscientes et réfléchies des classes ouvrières.

 

LES RAPPORTS DE FORCE ENTRE LES NATIONS.

Dans ce domaine, une fois encore, la polémique obscurcit quelques réalités peu discutables et s’efforce assez vainement de donner à l’histoire du monde l’aspect simple du heurt entre capitalisme et anticapitalisme.

Il est exact que les relations entre la Russie et les États-Unis d’Amérique sont cruciales pour l’évolution prochaine du capitalisme.

Il est très inexact que le conflit entre la Russie et les États-Unis d’Amérique se ramène, se réduise à un conflit entre planification collectiviste et capitalisme. L’histoire de deux peuples et de deux nations ne tient pas dans celle de leurs systèmes économiques, et la civilisation du travail n’est pas plus l’apanage de la Russie que la civilisation de la liberté n’est pas celui des États-Unis d’Amérique.

Si le conflit sanglant est évité, l’économie de marché et d’entreprise a, malgré toutes les difficultés de la transition, d’insondables perspectives d’essor. En cas de guerre, contrairement à un slogan défaitiste très répandu, il n’est pas de valable raison pour conclure à un bolchevisation universelle.

Si l’économie dominante à l’échelle mondiale, si le champion du capitalisme triomphait, il devrait, autant que jamais, pratiquer sa politique de socialisation du produit et l’accès au pouvoir du monde du travail. Si la Russie l’emportait, elle ne serait nullement sûre de pouvoir faire triompher durablement, ailleurs que sous ses prises immédiates sur le continent, le régime des plans autoritaires.

Si le chaos était le plus clair résultat du conflit, si d’immenses destructions imposées à la planète anéantissaient, en quelques années ou en quelques mois, l’œuvre patiente de la civilisation, le retour à des formes quasi primitives d’économie restituerait toute leur vertu aux initiatives locales, familiales et individuelles.

Les chefs économiques, les chefs dans tous les domaines d’activité, ne seraient peut-être pas seulement tolérés, mais appelés par une humanité meurtrie et épouvantée. Serait-il tout à fait impossible que l’on réapprît alors, péniblement, ces pratiques de l’échange, de l’entreprise, de l’accumulation libre du capital dont nous sommes aujourd’hui poussées à ne voir que la nuisance parce que nous sommes depuis trop longtemps accoutumés à leurs bienfaits ?

À suivre…

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[1] François Perroux : «Le Capitalisme – Que sais-je?-Presses Universitaires de France- 1969.»

[2] Selon Robert : «Dans l’analyse Marxiste, c’est l’ensemble formé par le système politique (appareil d’état) et le système idéologique (juridique, scolaire, culturel, religieux), qui repose sur une base économique donnée, ou infrastructure-). Par extension ; Tout ce qui se superpose à quelque chose qui lui sert de base».

 

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Afrogouvernance - Par Gustave Botela Lipo - 02 avril 2009.

L’Afrique : Une source sûre des réserves de ressource naturelle pour la reprise économique en Occident.

 

Le continent Africain avec ses réserves de ressources naturelles inexploitées, constitue une source sûre pour la sortie de la récession de la plupart des pays Occidentaux. À commencer par l’Europe qui, sa plus grande source d’importation des matières premières proviennent d’Afrique. L’Europe ne peut au grand jamais se départir de ce continent car, ce sera le déclin et la fin de l’histoire de ce vieux continent.

Les visites se multiplient sans cesse. Les Émissaires usent de leur force d’influence pour essayer d’obtenir la part du gâteau par tous les moyens.

Quand l’économie Occidentale est en difficulté, les émissaires se vantent de la coopération avec ce sale continent qu’est l’Afrique. Pourquoi cela ?

Les pays soient disant riches économiquement, équipés des technologies de pointe mais ils n’ont pas des ressources naturelles pour les fabriquer et, ce sont ces pays enveloppés dans la corbeille du tiers monde qui sont des vaches à lait. Ainsi, leurs émissaires usent tous les langages de démagogies possibles dont la coopération, pour cajoler les Africains tout en les tuant, les humiliants, les accusant des crimes des guerres et crimes contre l’humanité.

En accusant les Africains des criminels des guerres et contre l’humanité, en quoi fait-on référence ?

Jusqu’à preuve de contraire, aucun pays Africains n’a agressé aucun pays en Occident. En Afrique sauf avis contraire, aucun pays Africain n’a l’industrie des armes, ni légères ni lourdes, ni nucléaires. Toutes ces machines à tuer proviennent de l’Occident. Mais ce sont les Africains les criminels et la CPI qui n’est autre tribunal qu’une Organisation de sauvegarde des intérêts Occidentaux, approuvent toute accusation contre les Africains en utilisant de gros vocabulaires juridiques contre les Africains sans défense.

Pourquoi l’UA ne pourra-t-elle pas aussi constituer une branche de justice internationale pour les Africains à juger les crimes et les atrocités et les pillages de tous genres que les pays Occidentaux avec leurs multinationales et leurs ONG sans raison sociale valable subissent quotidiennement à la population Africaine ?

L’Europe est pauvre potentiellement, mais se dote de l’énergie nucléaire dont l’Uranium provient du continent Africain qui est classé sur l’indice de niveau de vie humaine, le plus pauvre. Et par quel moyen ces Occidentaux s’en procurent ! En incitant les Africains à s’entretuer, en leur fournissant des armes à feu de toute sorte puis en les accusant des criminels de guerres et des criminels contre l’humanité. Peut-on déchiffrer, combien de millions des victimes Africains innocents ont laissés leurs peaux depuis les années des indépendances (1960) en faveur des intérêts Occidentaux, pourtant ces derniers ne cessent de parler de la coopération internationale.

L’Afrique bénéficie-t-elle de la coopération internationale avec les deux Géants Européen et Américain ?

Parlons coopération : La coopération est une forme d'organisation communautaire qui ceinture dans la plupart des cas des relations économiques. L’économie, ou l’activité économique est la vitalité humaine qui consiste à la production, la distribution, l'échange et la consommation de biens et services.  Ainsi,Dans un système fondé sur la coopération, les différents acteurs travaillent dans un esprit d'intérêt général de tous les acteurs. Cela suppose un certain degré de confiance et de compréhension. Est-il vrai que le respect, la confiance et la compréhension règnent dans la coopération entre Nord et Sud ?

En parlant coopération, les dirigeants Africains, doivent être prudent. Prudent parce que, la coopération internationale à ce moment n’a plus la même forme qu’il y a vingt ans. Avant l’existence de l’Union Européenne, la coopération internationale se faisait entre deux pays souverains; par exemple, la coopération entre la France et le Sénégal. Mais aujourd’hui ce n’est plus la même. Le Sénégal reste le Sénégal et la France n’est plus la France, mais membre intégré à 100% d’une union qui doit tout contrôler son espace géopolitique et le mouvement de ses membres à travers ses relations avec les autres pays ou groupe de pays. Donc si un émissaire de la France vient coopérer avec un quelconque pays Africain, cet émissaire est un ambassadeur pour toute la survie de l’union européenne, tandis que le pays Africain se contente en tant que souverain et un seul poids de se vendre isolement. Donc, l’Africain comme unité isolé coopère au faite avec un géant (groupe de plusieurs pays à la fois) sous la bannière d’un seul pays.

Ainsi, la signature de l’accord avec ce représentant européen sauve des vies de toute l’Europe et dans l’entretemps ce pays Africain se vante de la visite de l’émissaire et de la coopération, mais est perdant sur tout le point. Ce cas est le même avec les pays qui coopère avec les États-Unis d’Amérique. Ce géant Américain contre un de chacun des pays Africain isolément. Ainsi, le Rwanda coopère avec les États-Unis, la Libye aussi coopère avec les États-Unis, l’Angola aussi coopère avec les États-Unis…Mais, les États-Unis font q'un seul et impose ses politiques différemment dans chacun des pays isolés et est capable de semer conflits sans que chacun ne sache exactement l’origine de mésentente.

L’accord sur le produit tel que l’uranium, les armements que l’Europe en fabriquera, même si on parle de l’usage civile, ce n’est pas seulement pour le bénéfice de la France, mais plutôt pour la stratégie et la stabilité de l’Europe entière. Donc, tout pays membre de l’union Européenne a comme objectif de coopérer intensément et séparément avec les pays Africains qui jusqu’ici ils sont encore autonomes et désorganisés,  car tout est à l’avantage de l’Europe unie.

Autre exemple : pendant les élections en République Démocratique du Congo en l’an 2006, on a vu les troupes militaires Belges, Français, Anglais etc. Mais toutes ces troupes font qu’un seul ! L’Eufor. Une force militaire unie, mais sous bannière Française etc. Ainsi, si un militaire Belge est touché, c’est toute l’Europe qui sera en deuil et non seulement la Belgique.

Parlons de la dernière visite du Président Français en Afrique (Congo-Kinshasa, Congo-Brazzaville et Niger). Le Président Français use de son influence pour signer des accords miniers avec ces pays individuellement sans autre protocole. Mais à son retour, il doit faire des rapports et pour la France et pour l’Union Européenne de son succès sur la mission de la coopération avec chacun de ces individus. En revanche, qu’est-ce que l’Afrique gagne ? Soyons d’accord que; c’est encore pendant longtemps que les Africains subiront la coopération internationale de «gagnant-perdant

Une Afrique unie, n’aura pas besoin d’importer depuis l’Occident. L’Afrique a tout pour se suffire à elle-même. Elle a le pétrole, l’agriculture, les minerais, les forêts et que sais-je encore ! Il ne faut pas se faire des illusions que, le développement de l’Afrique viendra de l’Occident. L’Europe achète notre café à un prix dérisoire et se fait encore l’honneur de nous l’exporter sous un emballage en aluminium encore un autre produit en provenance toujours de l’Afrique, au triple même quadruple du prix d’achat. L’exemple est fragrant; la crise économique actuelle (récession) est dite mondiale parce que les pays Occidentaux sont touchés. Les Africains sont depuis des décennies en récession, qui en parle ? Est-ce que la récession mondiale actuelle concerne réellement le continent Africain ?

Tous les émissaires Occidentaux séduisent les Africains avec le Fabre que nous connaissons très bien : «Le Corbeau et le Renard

La stratégie de sortie des géants de la récession mondiale

Après avoir fournit pendant des décennies des armes de destruction massive aux Africains les plus ignorants, après avoir créé toute sorte de conflits meurtriers en Afrique, pillages de toutes les réserves naturelles en Afrique, voici que les Occidentaux en récession. Comment expliquer cette stratégie meurtrière ? Que font-ils avec ces richesses pillées partout en Afrique pendant de longues années ? Comment s’organisent-ils eux-mêmes pour la répartition de ses biens volés ? Ainsi, il est vrai que : «Les biens mal acquis n’en profitent jamais

Pour les dirigeants Africains qui ont compris et comprennent ces enjeux politiques de séparer les Africains pour régner ils sont à la merci de la Cour Pénale Internationale car, c’est une Cour qui a été spécialement conçu pour coffrer les hommes durs et clairvoyants dans les pays en développement. Le Soudan n’étant même pas signataire de ce traité, mais la Cour Pénale Internationale accuse leur Président de criminels de guerre et de crimes contre l’humanité. Alors si le Président de Soudan est un criminel et l’Israël contre la population innocente de Palestine, les États-Unis d’Amérique contre la population Irakienne, la chasse aux Talibans qui pourtant sont des autochtones et  sont chez eux en Afghanistan, mais il faut les exterminer tous. Ces actes ne justifient en aucun cas les crimes contre l’humanité !

La mauvaise gestion des biens pillés dans les pays en développement plonge l’Occident en récession.

Le vent de la récession mondiale qui souffle dans tous les sens, une mouvance désastreuse provoquée en grande partie par les grandes puissances Occidentales, ne les épargne pas non plus. La question qui reste maintenant à résoudre, est la stratégie de sortie de cette crise.

Tous les émissaires Occidentaux utilisent maintenant le terme magique de la «Coopération.» Depuis des décennies, la coopération de force sous forme de : «perdant-gagnant, séparer pour régner, exterminer pour occuper et avoir accès libre aux ressources, inventions des conflits meurtriers entre le même peuple pour les appauvrir de plus en plus…», ne semblent plus tenir. Alors, il faut maintenant baisser le ton et séduire par la démagogie de la coopération.

Ces pays Occidentaux créent la Cour Pénale Internationale, un parapluie de justice contre les leaders clairvoyants Africains et tous les pays en développement en général, en vue de les éliminés un par un en douceur pour avoir la voie libre aux pillages. Dans l’entretemps, les émissaires coopèrent pour mieux exploiter.

Certains resserrent leurs étaux par des compressions budgétaires de toute sorte pour leurs programmes nationaux, etc. Mais sur le plan de la politique étrangère des pays Occidentaux vis-à-vis des pays en développement, c’est un maux de tête grave car, ils viennent de réaliser ou de comprendre que la force des armes ne peut plus résoudre les problèmes graves de la récession qui sévissent dans leurs territoires à ce moment, alors ils n’ont plus de choix que de coopérer avec les pauvres du tiers monde.

La plupart des pays Occidentaux priorisent maintenant la diplomatie à la guerre. Mais quel genre de diplomatie ? La diplomatie de gagnant-gagnant où de gagnant-perdant ?

Le sous sol des pays Africains est regorgé des richesses de toutes sortes inexploitées dont les Occidentaux sont conscients et veulent à tout prix se l’approprier de force, en créant des conflits sans raison parmi les peuples d’Afrique. Félicitations, ils ont parvenus depuis des décennies, mais à quelque chose malheur est bon et les Africains ont bien suivis et appris la leçon de cette école et, qui va tromper qui dans l’avenir ? Le passé les rattrape à ce moment et, ils sont abattus et ils ne sont plus capables de contrôler leur propre stratégie de supériorité de guerrier.

Ce sont eux-mêmes qui fabriquent des armes de destructions massives. Ce sont eux-mêmes les grands vendeurs de ces produits aux pays Africains, en échanges des matières premières de façon illégale. Ces richesses pillées en Afrique échappent mêmes aux contrôles fiscaux de leurs propres gouvernements. Alors, comment voulez-vous que cette mouvance de coopération criminelle ne crée pas ce qu’on appelle la récession ? Les économistes vont s’attarder sur les théories de la courbe de Phillips, de l’offre et la demande…, mais la vraie raison de la crise est ailleurs. Tout le monde est devenu comptable, c’est-à-dire l’économie mondiale dépend de la force de crimes commis dans les pays en développement. Ainsi, les économistes doivent prévoir désormais dans leur calcul et évaluation, les crimes humanitaires perpétrés par les grandes puissances dans cette planète.

Les Occidentaux essaient maintenant par les moyens détournés en utilisant la Cour Pénale Internationale pour arrêter les Présidents Africains les plus coriaces qui comprennent leurs enjeux, pour les remplacer par des présidents voyous qu’ils peuvent manipuler facilement, mais rien ne fonctionnent (le cas du Président du Soudan). La politique de séparer pour régner n’a plus d’effet. Ils vont plutôt utiliser maintenant le terme de coopération et de diplomatie pour essayé d’amadouer les dirigeants Africains les plus ignorants.

Si seulement la récession ne frappait que les Américains et se limitait seulement à leur frontière, le reste du monde les pointerait du doigt et se moquerait d’eux. Malheureusement, ce n’est pas le cas. La crise a plutôt une forme de virus invisible  sans nom et seulement visible au microscope de grande taille. Ainsi, l’immunisation s’avère obligatoire pour tous les citoyens de la planète. À savoir que, la plupart de ces antidotes se trouvent dans les sous-sols Africains et les autres pays en voie de développement, qui sont en guerre en ce moment dont tantôt l’Onu et présente, tantôt les forces de l’OTAN sont omniprésent.

L’Onu sous le parapluie et les commandements des forces des Occidentaux, opèrent pour protéger les intérêts de ces derniers. Ces forces multinationales sont critiquées de partout par les ONG humanitaires et autres car, les faits sont là. Plus la présence de force de l’Onu est sur le terrain, plus la violence s’intensifie, c’est-à-dire les combats meurtriers entre les troupes soi-disant insurgés, rebelles, etc., contre les soi-disant les forces régulières s’amplifient.

L’OTAN de son côté, se questionne de leur nouvelle stratégie d’intervention et se voit contraint de parler plus de la diplomatie que des sifflements des balles.

Une des sources de la récession est; l’investissement démesuré sur la violence (vente d’armes d’assaut, exploitation illégale des ressources naturelles, appuie incontrôlés des guerres.) Au retour, ces investisseurs corrupteurs croyaient faire des gains fabuleux, mais malheureusement.

Les économistes ont du mal maintenant à statuer sur la reprise certaine de l’économie mondiale car, selon les théories économiques, les guerres ne sont pas partie des calculs et ses facteurs invisibles viennent troubler l’ordre et les cycles de la prévision budgétaire. Autre question que l’on peut se poser : Est-ce que la fin de ses guerres en Afrique ou ailleurs, résoudra-t-elle réellement le problème de la récession ? Où c’est plutôt la fin de l’exploitation des ressources de ces pays par la force pourra peut-être atténuer les effets de la récession puisque, les peuples de ses coins ravagés par les guerres doivent aussi en bénéficier de leurs propres richesses. Aujourd’hui, le peuple Africain a bien saisi et compris la signification et toutes les formes de la politique Occidentale sur son continent. Le redressement sera-t-il facile pour les Occidentaux toujours avec leur stratégie de la diplomatie de gagnant-perdant ?

Les Statistiques diront que la récession diminue ou augmente, selon les constats dans les pays Occidentaux sans tenir compte des effets dévastateurs en Afrique par exemple. L’Afrique est toujours en récession et la diplomatie Occidentale va laisser entendre aux Africains que : Nous sommes les mieux équiper technologiquement pour vous faire sortir de la récession et laisser nous les portes ouvertes pour exploiter vos ressources naturelles et quand nous (Occidentaux) sortirons du trou, nous vous tendrons la main pour vous tirer de la misère.

Un langage que la diplomatie Occidentale ne cesse de faire planer sous plusieurs formes et les dirigeants des pays Africains se laissent emporter et l’Afrique depuis plus de cinquante ans d’indépendance ne sort jamais de ce trou de récession.

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Les souverainistes Africains, sont-ils prêts à soutenir leurs thèses séparatistes devant l’audience internationale qui se veut unifiée ?

Le souverainisme Africain est un de mouvements de sectarisme sans lendemain.

 

Afrogouvernance - 19 février 2009.

Depuis déjà 50 ans, tous les pays Africains sont souverains. Personne ne conteste de leurs droits de souveraineté. Mais qu’est-ce qu’ils en font avec ces droits ? Si ce n’est que la corruption, les conflits meurtriers, l’égoïsme, les crimes économiques d’où les dirigeants oublient carrément et sciemment l’existence de leurs populations en faveur des intérêts des corrupteurs étrangers, ils favorisent les inégalités sociales au sein des populations, etc. Pour mieux vivre dans ces pays souverains Africains, il faut avoir la chance d’avoir un frère où un membre de la famille parmi les dirigeants influents pour bénéficier des privilèges inégaux et partager le gâteau national. Un continent Africain avec un sous-sol potentiellement de loin plus riche que l’Europe entière, mais abrite la population la plus pauvre et la plus mendiante de la planète et pourtant, tous les pays de ce continent se disent indépendants et souverains. Comment expliquerez-vous ces droits souverains et aussi contradictoires ?

Juste après l’accession à la souveraineté de presque tout le territoire Africain dans les années 1960, les vrais leaders Africains de première heure ont vite compris que la souveraineté était une condition nécessaire, mais non suffisante pour prôner la liberté du peuple Africain. Ainsi, comme vous le savez, le mouvement dite Panafricanisme, dont les fondateurs s’étaient arrachés corps et âmes pour obtenir la souveraineté de l’Afrique, savaient d’or et déjà la suite que, l’unité Africaine est plus solide que la simple souveraineté pour combattre les impérialistes.

Par définition : Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Panafricanisme.

«Lepanafricanisme se définit comme le mouvement politique et culturel qui considère l'Afrique, les Africains et les descendants d'Africains hors d'Afrique comme un seul ensemble visant à régénérer et unifier l'Afrique ainsi qu'à encourager un sentiment de solidarité entre les populations du monde africain. Le panafricanisme glorifie le passé de l'Afrique et inculque la fierté par les valeurs africaines

Parmi les panafricanistes et grands hommes politiques Africains de première heure; on peut citer Kwame Nkrumah, Patrice Lumumba, Cheikh Anta Diop, Ahmed Sékou Touré, Julius Nyerere, Houari Boumediene, et que sais-je encore, qui ont sacrifié leurs âmes pour la liberté totale du continent Africain.

Le souverainisme Africain n’est-il pas un sectarisme ?

 

Depuis 1963 du temps de Kwame Nkrumah avec l’idée noble de s’unir, la majorité des dirigeants Africains n’ont pas compris et ne veulent en aucun cas jusqu’ici entendre parler de l’Unité Africaine. Ils s’intéressent  plutôt à l’Union Africaine. Ces vieux démons s’attachent à l’union, puisque l’union est semblable à une secte qui peut du jour au lendemain se disloquer et chacun ira se réfugier derrière les montagnes pour former son propre secte sous une forme masquée de la démocratie unioniste, par soif de pouvoir dominer ses semblables. Mais ce n’est pas le cas avec l’Unité qui ne peut se briser. Une unité reste une unité.

Dans mes autres articles, je vous ai parlé de l’histoire des États-Unis d’Amérique que je ne peux plus la répéter ici. Il est claire que, les Américains resteront encore pour longtemps et voir même des siècles les maîtres du monde sur les plans stratégiques du point de vue militaire, économique, politique et social. leur supériorité n’est pas sur le plan quantitatif mais plutôt qualitatif et se fait sentir par cette récession mondiale que nous traversons actuellement. L’Amérique (États-Unis) est le poumon économique du monde par la force de leur unité et de leur patriotisme. Aussi longtemps que les États-Unis n’ont pas encore décollés pour sortir de cette crise, l’Union Européenne et les unions du monde seront toujours grippées sérieusement. À savoir que, l’Union Européenne et les autres formes d’union au monde sont une force économique de grande taille, mais le vrai poumon économique est les États-Unis. Ainsi dire, les États-Unis en récession, et le reste du monde crie au secours.

L’Afrique qui se veut toujours souverainiste, est toujours en récession perpétuelle et éternelle, elle dépend à presque 90% de l’aide de l’Union Européenne, des États-Unis d’Amérique et d’Asie. Comment s’en sortira-elle dans sa carapace de souveraineté qui le rend de plus en plus pauvre ?

L’Europe, l’Asie ou l’Amérique ne sont pas obligés à tout moment de venir en aide aux pays Africains. Toutes les solutions de conflits Africains doivent toujours et avant tout transiter par les autres organisations étrangères, avant d’être résolu. La raison est simple;

« La Souveraineté Africaine est une union de sectarisme sans lendemain.»

Quelques dirigeants souverainistes Africains s’agrippent au pouvoir simplement pour leur propre gloire, destiné, prospérité et s’opposent à l’idée de l’unité Afrique (États-Unis d’Afrique) sans raison valable, si ce n’est que de protéger leur propre prestige.

Les pères fondateurs des États-Unis d’Amérique ne sont pas des autochtones d’Amérique et chacun est venu de différents coins de l’Europe pour y vivre dans ce nouveau monde, non pas dans l’esprit de s’accaparer de tout le pouvoir, mais de s’unir avec les autres pour former une unité forte en vue de combattre la monarchie européenne. Grâce à leur savoir faire, leurs compétences dans tous les domaines qu’ils sont parvenus seulement avec un petit groupe de treize États à faire comprendre, convaincre et à intégrer le restant des autres États à devenir ce qu’ils sont aujourd’hui. Ce fût un long chemin dur et difficile, mais ils ont démontré le fruit et le bien fondé de  «la force de l’Unité et de Patriotisme

Bien sûr que l’histoire de l’Afrique n’est pas celle de l’Amérique. Mais pourquoi les Africains fondent toujours leurs espoirs en comptant sur l’aide de l’Amérique ? Ce n’est pas Obama qui va faire sortir l’Afrique de la misère qu’elle se crée chaque jour. Ce n’est pas à Obama de dire comment soigner et organiser les meubles dans ce vaste territoire continental Africain «Aide-toi et le ciel t’aidera !». Avec un sous-sol super riche, habité par des millions des intellectuels de haut calibre dans tous les domaines et faire appel à Obama pour leur sauver, n’est-pas que c’est aberrant et humiliant?

Si seulement on s’en remettait aux statistiques, le nombre des intellectuels Africains du niveau universitaire, se compte aujourd’hui par des millions par rapport aux années des indépendances, c’est-à-dire vers 1960. Avec toutes ces matières grises, quoi en faire avec ? Juste pour signer les accords et les contrats léonins ? Et où est le savoir faire et le patriotisme Africain ?

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Est-ce que l’Organisation des Nations Unies (ONU) = « Peace – Making ou Trouble – Making ?»

 

Afrogouvernance – par Gustave Botela Lipo – 18 novembre 2008.

 

La Réforme du système de l’Organisation des Nations Unies dans le cadre de l’actuel nouvel ordre mondial, s’avère urgente et indispensable.

 

La Charte des Nations Unies est désuet et rien n’a été prévu pour qu’elle puisse prendre l’exclusivité de maintien de la paix avec des conflits aussi meurtriers qui naissent de toute pièce dans tous les quatre coins de la planète.

 

La mondialisation, un système complexe qui est vraiment incompatible à ce moment avec le système et les écrits de la Charte de l’Onu et des droits de la personne. Si la Charte de l’Onu a été pensée par les chercheurs d’autrefois pour empêcher la troisième guerre mondiale, ils n’ont jamais pensée qu’avec les fractions des conflits armés éparpillés font aussi autant des morts et des victimes qu’avec une seule guerre mondiale.

 

L’Organisation des Nations Unies et munie de son prestigieux Charte, n’est plus que symbolique et n’a plus sa raison d’être, cela se prouve par son incapacité d’intervention et de prendre le monopole de maintien de la paix dans cet espace planétaire en pleine ébullition avec des guerres sans raison valable dans les pays en voie de développement et en particulier en Afrique. On ne peut plus s’en douter de sa chute et de sa disparition imminente dans moins d’un quart de siècle.

 

Avant que nous entrions dans un vif débat sur le fonctionnement de l’Onu comme maintien de la paix, faisons une rétrospective au denier discours du Président Français Nicolas Sarkozy, avant la fin de son mandat à la présidence de l’UE, prononcé le vendredi 12 décembre dernier à l’issue du sommet de Bruxelles, qu’il a suggéré d’autres alternatives pour la résolution des conflits en République Démocratique du Congo (RDC).

 

L’UE se confond pour expliquer sur la situation désastreuse des Africains

 

[.....« On ne veut pas ne rien faire », a expliqué Nicolas Sarkozy, président en exercice de l'Union européenne, à l'issue du sommet de Bruxelles, à propos d'une éventuelle opération de paix à l'est de la RDC. Une série d'options militaires ont été étudiées, pour tenter de répondre à une demande du secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon. Il a besoin de temps, avant de pouvoir acheminer des renforts en casques bleus pour la Mission des Nations unies en RDC (Monuc). Embarrassés et divisés, les Européens se demandent comment répondre « non » poliment à  l’Onu, le président français ayant donné le ton, vendredi, en se demandant publiquement « si c'est la peine d'envoyer 3 000 hommes de plus » dans ce pays, et en recommandant de faire confiance au président angolais José Eduardo dos Santos, allié fidèle de son voisin, la RDC, qui serait prêt à engager son armée sous mandat de l’Onu…. Nicolas Sarkozy a souligné que l’UE « ne peut pas aller partout, toujours sans limite ».

 

Il a également rappelé que des soldats français participaient à l’opération européenne au Tchad et en République centrafricaine. Nicolas Sarkozy a aussi souligné sa volonté d’avoir « un jour » une discussion sur la présence des armées françaises en Afrique, notamment en Côte d’Ivoire ou 1 800 soldats français de l’opération Licorne aident l’Onu à sécuriser le processus électoral dans ce pays. « Qu'on redéploye nos soldats au service de la paix dans d'autres régions d'Afrique ou d'ailleurs... On connaît nos responsabilités, on ne peut pas tout faire », a encore déclaré le chef d’État français, à l’issue du sommet de l’UE, qu’il préside jusqu’à la fin de l’année en cours.

 

Selon Sarkozy : « En RDC, il y a 17 000 soldats de l’Onu ; C'est la plus importante opération Onusienne. Quand il y a 17 000 soldats et qu'on m'explique qu'il n'y en a que 800 qui servent, je me demande si c'est nécessaire d'en envoyer 3 000 de plus. »]

Source : par  RFI Article publié le 12/12/2008 Dernière mise à jour le 12/12/2008 à 18:32 TU.

 

Si le Président Français, dont son pays qui est un des cinq permanents de l’Onu ne comprend plus rien de la façon dont fonctionne cette Organisation de maintien de la paix mondial, comment voulez-vous que les autres pays membres qui ne sont que des figurants puissent comprendre et prendre au sérieux ladite Organisation ? Pourquoi ne pas tout simplement déclarer que chaque Continent doit maintenant prendre ses propres responsabilités car l’Onu n’a plus sa raison d’être et a perdu les pédales ?

 

Est-ce qu’on a tort de s’alarmer que l’Onu est finie ? Il y a plusieurs autres facteurs aussi alarmants qui peuvent justifier que l’Onu est à la fin de son apogée. La guerre de l’Irak, le chef de fil de l’Onu (USA), est passé au-dessus des normes de la Charte dont ils sont les fondateurs.

 

Aucune sanction n’a été prise contre les États-Unis, avec leurs actes de barbarie contre le peuple Irakien sans défense. En Afghanistan, une guerre contre les talibans. Ce peuple  Afghanistan sont les autochtones de ce pays, où voulez-vous qu’ils aient vivre ? Au lieu de trouver la paix par les moyens diplomatiques, non il faut carrément les exterminer. L’Onu approuve cette méthode et stratégie violente qui est proscrite dans les chapitres de son Charte et envoie ses troupes en combinaison avec l’Otan pour tuer des populations innocentes, etc. À quoi finalement sert l’Onu?

 

Le message est claire à tous les dirigeants Africains à savoir que : Selon les dire de Sarkozy « Qu'on redéploye nos soldats au service de la paix dans d'autres régions d'Afrique ou d'ailleurs... On connaît nos responsabilités, on ne peut pas tout faire…»

 

L’UA sourd muet sur la paix et la sécurité dans son Continent

 

L’UA se contente de planifier de gros projets de la création de monnaie unique etc., c’est bien beau et important, mais toute chose étant égale par ailleurs, pensée à une monnaie unique dans une Afrique divisée, d’où les balles sifflent et tuent ses populations partout à travers son Continent.

 

L’UA se cantonne avec des beaux discours stériles au moment que les peuples crient au secours. Sans la paix et la sécurité de la population Africaine, les projets de la monnaie unique ne seront jamais aboutis. Une Afrique divisée, jusqu’ici l’UA n’est toujours pas capable de faire revenir le Royaume de Maroc au sein de la famille Africaine, elle n’est pas capable de régler le problème de Sahara Occidental et de libérer ses semblables en esclavages (Camps Tindouf).

 

Pour sauvegarder les intérêts des capitalistes financiers Occidentaux, l’UA reste sourd et muet et bras croisés à contempler ses frères et sœurs souffrir aux camps de Tindouf, aux camps des réfugiés au Darfour et n’en parlons plus avec les Congolaises et Congolais qui partagent leurs vies avec les animaux à ce moment dans les forêts équatoriaux à l’Est de la République Démocratique du Congo. Et cette Organisation Africaine donne d’abord la priorité aux intérêts financiers étrangers, et néglige complètement le chapitre de la paix et sécurité de sa propre population aux mains des Occidentaux. C’est placer la charrue devant les bœufs.

 

Si ce sont les Occidentaux qui doivent toujours solutionner tous les problèmes de la paix en Afrique, pourquoi les Africains se disent-ils pays indépendants et souverains ? Ne sommes-nous pas toujours colonisés ? N’est-il pas vrai que; « Ce sont nous-mêmes Africains qui sommes les causes premières de tous les génocides dans notre propre Continent ? »

 

Si l’Onu doit disparaître, chose imminente dans les années à venir et c’est sûr qu’avant la fin de ce siècle. Les Occidentaux ont leur OTAN comme force de maintien de la paix et plusieurs autres Organisations bien structurées pour la survie de leur population. Et les Africains ont quoi au juste, L’UA ? Sinon, il faut encore et encore dépendre éternellement de la sécurité de l’OTAN où autres organisations humanitaires en provenance de l’Occident ? C’est vraiment humiliant n’est-ce pas !

 

L’UE tire les oreilles des leaders Africains et veut les responsabiliser sur la mission de la paix dans leur continent.

 

Selon les informations en sa possession (Nicolas Sarkozy), il y a 17 000 casques bleus positionnés en RDC et seulement 800 en opération. Et que font les (17 000 – 800 = 16 200 soldats) ?

 

La France n’est pas un simple membre figurant de l’Onu comme les pays Africains. La France est un permanent des cinq. Par là, vous comprenez qu’elle a le veto. Le Président Français se pose la question de savoir et ne comprend plus rien du tout que 17 000 soldats et seulement 800 qui servent. Comment expliquez-vous et analysez-vous sa pensée ? N’est-il pas un message de réveil aux dirigeants Africains ?

 

Le Secrétaire de l’Onu, monsieur Ban Ki-moon est-il conscient qu’il y a 17 000 de ses casques bleus en RDC où pas, avant de faire une demande supplémentaire de 3000 hommes casques bleus de plus, et seulement dans un seul pays ? Donc, faisons un petit calcul : (17 0000 + 3 000 = 20 000). Si seulement 800 qui servent aujourd’hui parmi les 17 000 en R.D.Congo, à quoi serviront les 3 000 de plus ? C’est là que monsieur le Secrétaire de l’Onu doit nous justifier sa demande supplémentaire. Un contingent de la force de maintien de la paix jamais envoyé dans aucun pays au monde. L’Onu est là pour empêcher la troisième guerre mondiale, mais elle n’est pas là pour empêcher les violations contre les femmes et jeunes filles à l’Est de la République Démocratique, des actes malsains qui sont commis nuit et jour par ses casques bleus.

 

Le Président Nicolas Sarkozy a encore souligné que : « ne peut pas aller partout, toujours sans limite ». Ce qui signifie qu’une fois les soldats (casques bleus, Eufor ou autres forces) dépêchés en Afrique, les missions sont confondues, les durées indéterminées, sans limites c’est-à-dire des missions sans définitions précises et dont tous les coups et actes malsains sont permis.

 

La question est posée à tous les dirigeants des pays membres de l’Organisation des Nations Unies. Surtout les pays Africains membres de cette Organisation. N’est-il pas une thèse que les chercheurs devraient se pencher pour mieux comprendre la raison d’être de l’Onu à ce moment précis? Monsieur Sarkozy vient d’ouvrir un chapitre qui mérite d’être bien analyser sur tous les points, notamment; politique, économique, social, juridique et que sais-je encore, car à ce moment où le chef de file est en pleine récession (USA), les retombés des décisions risqueront de peser très lourdement sur les épaules des Africains.

 

À première vue, les médias nous mentent sur les vrais auteurs de violations des femmes à l’Est de la République Démocratique du Congo. Ce sont plutôt les casques bleus qui sont les premiers auteurs. 16 200 soldats, ils sont bien payés et mangent au dépend de l’Organisation et qui ne font absolument rien. À défaut de maintenir la paix, ils se défoulent en violant les jeunes filles et les femmes à l’Est du Congo. Ce sont des faits que les responsables de l’Onu ne peuvent nier. En deuxième lieu, après avoir commis des actes de violations vis-à-vis des femmes Congolaises, après ils font quoi comme occupation ? C’est clair qu’ils font de sales boulots ils combattent du côté des insurgés pour exterminer les hommes civils innocents qui pourront les nuire sur leur défoulement sur leurs femmes et jeunes enfants sans défense. Pour le Secrétaire général de l’Onu Ban Ki-Moon la mission de la Monuc est une réussite totale en RDC. Ainsi, la guerre au Kivu a sa raison d’être et l’Onu sera toujours omniprésente pour violer les jeunes filles et femmes Congolaises au vue des autorités Congolaises et de l’UA complices.

 

Le Président Français ne comprend pas à quoi sert la présence des 17 000 casques bleus en RDC, et en plus, le Secrétaire Général demande encore une force supplémentaire de 3 000 hommes sur le terrain. Cela explique que, les casques bleus en présence au Kivu ne suffisent pas car, il y a toujours pléthore des femmes à violer et il faut encore d’autres hommes pour mieux achever le travail ! Quel drôle d’histoire ! Dans vingt ans, cette province sera remplie des bâtards, des enfants non aimés et non voulus par leurs mères qui grandiront dans la haine et ce sont de sosies de Kundabatwere qui se multiplient dans tout le territoire de la République Démocratique du Congo. Alors imaginer la suite.

 

L’échec du Capitalisme financier, oblige les Occidentaux de faire recours au Capitalisme Industriel.

L’UE à l’assaut des ressources naturelles de la R. D. Congo.

 

C’est aberrant quand l’UE, veut fuir ses responsabilités vis-à-vis des problèmes qu’elle a créé de toute pièce. Depuis que le système démocratique a pris son élan à travers l’Europe, les européens peuvent-ils nous décrire, un seul régime démocratique qui était composé de quatre vices présidents ? Les élections précipitées en R.D.Congo, sans se soucier des règles préétablies avant le déclenchement d’une élection générale dans un pays. Les forces de l’armée Européennes (Eufor) en plus des 17 000 casques bleus de Ki-Moon ont siégées au mépris de la population le territoire Congolais, pour soutenir ou surveiller les élections au profit de leurs intérêts. Maintenant, le passé les a rattrapé et ne savent plus sur quel pied danser, tout ce que le Président en exercice de l’UE déclare : « ne peut pas aller partout, toujours sans limite » 

 

Quand l’armée européenne siégeait la R.D.Congo, quelle était leur vraie mission, puisqu’il n’y avait pas de guerre. Contre qui et pour qui ce contingent de l’Europe était venu. L’Eldorado en Afrique ne tient plus selon leur plan et tout ce qui reste c’est la fuite en avant avec des discours sans fondement de la part de l’UE.

 

L’économie américaine et européenne en difficulté, malgré leur capacité de frappe militaire pour imposer leur démocratie de barbarie au monde. Si c’est réellement vrai que les G10, G15, ou G20 dont on ne connaît plus le nombre sont vraiment les plus riches de la planète, comment expliquer que leur économie soit en situation de détresse ou récession en ce début du millénaire, pourtant il semble que c’est les grands G qui contrôlent et imposent les lignes directrices à suivre pour le bon fonctionnement de la bonne gouvernance au monde ? Ils ont des experts financiers de plus haut calibre, malgré le pillage que leurs pays font en Afrique et ailleurs dans le monde, ces soit disant les grands G, se retrouvent en pleine récession? C’est incroyable !

 

Essayons de voir un cas simple : le prix de baril de pétrole a augmenté en flèche depuis le deuxième trimestre de l’année en cours, jusqu’à atteindre plus haut niveau du prix jamais atteint soit au moins à $ 160 USD le baril. Les explications selon les économistes, se reposent sur la loi de l’offre et la demande et nous sommes tous d’accord. Dont la forte demande de pétrole en Chine, en Asie etc., qui ont favorisé la flambé du prix de baril. Mais chose étonnante, la demande en pétrole n’a pas cessé d’augmenter, mais le prix de l’or noir aujourd’hui pique du nez, le prix du baril vaut le 1/5 du prix optimal de $ 160 USD en moins de 6mois, pour se rétablir entre $33 à $34 USD le baril. Qui sait si l’année 2009, le prix pourra baisser jusqu’à moins de $20 le baril ? L’avenir nous dira.

 

Donc la loi de l’offre et la demande est maintenant discutable, car elle ne respecte plus les cycles et les mouvements appropriés ?

 

Cela peut s’expliquer par certains facteurs qui ont échappés aux chercheurs économiques. Les effets des conflits meurtriers. Ces conflits qui ne sont guères calculés ou prévus dans les fondements des règles de base économiques risqueraient toujours dans le futur de poser les maux de tête aux chercheurs économiques. Les effets prolongés des guerres en Afrique, en Irak, en Afghanistan, si possible dans le futur en Iran, la piraterie des bateaux en plein océan etc., ne sont pas des signaux favorables aux économies de grands G (G10, G15, G20…).

 

Malheureusement, ce sont les grands G qui sont les premiers déstabilisateurs des économies mondiales avec leur système complexe de mondialisation des marchés qui ne respecte plus les règles fondamentales de l’économie du marché. Ils pillent partout où se trouve des réserves des richesses naturelles (Soudan-pétrole, Irak-pétrole, R.D.Congo-mines-pétrole-forêts, Afghanistan-(Talibans) - barrière contre la progression de pipeline pétrolier en provenance de l’Iran vers les autres destinations, etc.)

 

L’Eldorado Occidental ne fonctionne plus comme tout au début du siècle passé. Ainsi, la force économique se déplace lentement mais surement vers l’Asie et ailleurs qu’en Europe ou en Amérique, ce qui fait trembler les capitalistes financiers Occidentaux qui n’ont plus de choix que de recourir vers le capitalisme industriel et de suivre la trajectoire de mouvement financier.

 

Combien de manufacturiers Occidentaux préfèrent mieux de s’établir en Chine en ce moment de la mondialisation qu’en Amérique ou en Europe, et exporter leurs produits vers leurs propres pays car les coûts de main d’œuvres sont à bon marché ailleurs que chez eux. Le Congrès Américain, avant d’approuver la rescousse des trois géants de l’automobile américaine, les congressistes posent des conditions dont l’une d’entre elle; les fabricants des automobiles doivent diminuer leurs coûts de mains d’œuvre au même niveau que leur homologue de fabrication automobile Toyota. Cela est une matière à réflexion pour les économistes et un coup dur pour les capitalistes financiers.

 

 Le président américain élu Barak Obama pousse de son côté le cri d’alarme aux affaireux américains de maintenir les jobs (emplois) aux États-Unis d’Amérique, et dans l’entretemps la politique étrangère demande des concessions sur la ligne dure des USA contre le Cuba, le Venezuela, l’Iran, l’Afghanistan (Talibans) etc. Avec tous ces amalgames des problèmes, le capitalisme financier est à la fin de son apogée.

 

Tous ces problèmes aussi complexes en chaînes, nécessitent des décisions coercitives et des concessions significatives de la part de grands G??. Sans cela, les économistes auront du fil à retordre pour fixer les prévisions et établir des budgets appropriés pour leurs gouvernements respectifs. Ce qui explique sommairement l’échec incontesté du capitalisme financier par faute de barbarie sous prétexte d’installation et de redressement de la démocratie au monde en voie de développement. Mais bien au contraire, ils sont plutôt en train de commettre des pillages dans les pays en voie de développement sans tenir compte des facteurs humains. Alors les grands financiers dont les G??, ne sont-ils pas en train de se piller eux-mêmes, en engraissant de plus en plus les facteurs qui alimentent les crises financières mondiales qui à son tour, engendrent la récession mondiale qui nous rattrape tous en toute vitesse et à tour de rôle ?

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Est-ce que l’Union Européenne et l’Organisation des Nations Unies sont-elles fières et satisfaites de leurs missions en République Démocratique du Congo ?

Afrogouvernance – 15 novembre 2008 – Par Gustave Botela Lipo

 

Quand le président Vénézuélien criait devant la tribune de l’Onu à New York : « Je sens l’odeur de l’encens de diable… »; Tout le monde le prenait pour un humoriste de mauvais goût.

En à dire et avec le constat des meurtres en Afrique et particulièrement à l’Est de la République Démocratique du Congo que commettent l’Union Européenne commandité par leur Maître les États-Unis d’Amérique, est-ce que le président Chavez a tort ?

La population Congolaise est humiliée à sa plus simple expression. Les autorités américaines, de l’union européenne et du reste des autres communautés internationales sont très conscientes de leurs actes génocidaires vis-à-vis de la population de la République Démocratique du Congo.

La cupidité à outrance des Occidentaux, réduit le peuple Congolais à une marchandise moins valeureuse que le papier hygiénique recyclé. Même au temps des ventes des esclaves, les vendeurs et les acheteurs d’esclave avaient un moindre respect envers leurs marchandises humaines.

 

Qui a la clé de cesser le feu permanent et définitif de conflit au Kivu ?

 

Les Américains avec leur méga projet de l’AFRICOM[1][1], les Congolais (gouvernement) ne sont pas conscients de la tournure des événements. Les Américains ont déjà la main mise sur toute la superficie du continent Africain avec leur projet de l’Africom. D’ailleurs, la plupart, je dirais même la totalité de tous les pays Africains ont déjà signé l’accord pour l’implantation de l’Africom, dont le Rwanda. À ce moment-ci, le Rwanda est officiellement soutenu par l’Africom et les Congolais le savent. Kagamé reste l’homme de la situation puisque depuis le départ de Mobutu, M’ze Kabila n’a su comment saisir l’occasion. Le premier objectif de la visite du président Bush au Rwanda et aux autres pays Africains était de s’assurer personnellement de leur engagement sur le projet de l’Africom, même si les médias Occidentaux nous parlaient des programmes de Sida et autres.

Depuis M’ze Kabila jusqu’au Kabila Kanambe, c’est grâce à l’appui de l’Africom qu’ils maintiennent le pouvoir en République Démocratique du Congo. Les Rwandais avaient bien compris les enjeux depuis, ainsi Kagamé plus rusé, avait bien compris et saisi l’occasion pour mieux contrôler la situation dans les pays de grand lac. Si Kabila M’ze était un bon diplomate, les Congolais seraient en position de force et on n’aura jamais entendu parler de Nkunda et de Kagamé. Ainsi, le Rwanda serait reléguer à sa position initiale, c’est-à-dire toujours derrière la R.D.Congo.

Par manque de maturité politique, et les Kabilas ne savent pas comment saisir les occasions pour mieux diriger la République Démocratique du Congo. Pire encore, le fils et l’ancien premier ministre Gizenga, tous les deux ne comprennent pas la réalité de la diplomatie internationale à l’ère de la mondialisation vis-à-vis de l’Afrique et en particulier la République Démocratique du Congo.

De son vivant M’ze a fait appel aux Chinois pour le développement du pays. Il était énormément en retard du point de vue de la diplomatie internationale. Au lieu coopérer, il se vantait d’avoir raccroché le téléphone au secrétaire d’État Américain Madeleine Albright, un comportement non acceptable dans la diplomatie. Le fils a son tour, adopte la même ligne sans d’abord étudier et analyser comment il est arrivé au sommet de la montagne sans fournir d’effort. Il doit retenir ceci : « Il n’y rien pour rien. » Le pouvoir a son prix.

Pour les chercheurs assidus, ils savent comment le Darfour est en feu depuis des années. La guerre de Darfour n’a rien à avoir avec la guerre ethnique comme les médias nous font entendre. C’est la guerre du pétrole. Et cette guerre engendre plusieurs façades dont la guerre ethnique etc., mais en réalité c’est la guerre entre Banque Mondiale et Beijing. Donc Américains contre  Chinois. La République Démocratique du Congo est en train de vivre le même sort. C’est au gouvernement Congolais de faire le choix, car on ne peut pas suivre deux lièvres à la fois. Ou ce sont les Chinois ou ce sont les Américains.

À savoir que, les Chinois ne finiront jamais la guerre au Kivu. Ils sont là pour exploiter les mines et cela s’arrête là. Le reste ne leur concerne pas du tout. Le gouvernement Congolais s’est engagé aveuglement à signer des contrats léonins avec les Chinois, les autorités Congolaises ont encaissés des sommes phénoménales des milliards de dollars au dépend de la population et ou en est-on maintenant? La misère bat toujours son plein au sein de l'innocente population.

La clé de cesser le feu permanent dépend de vouloir des Américains et personne ne peut me contredire sur ce fait[2][2].  Lire au troisième paragraphe du texte en référence :

« …Les États-Unis, indique le communiqué, exhortent M. Nkunda à faire retourner ses forces sur les positions qu'elles occupaient avant le 28 août, à annuler l'appel de son parti à la révolte et à reprendre les négociations avec le gouvernement de la RDC qui est issu d'élections démocratiques et reconnu par la communauté internationale… »

Après cette exhortation, Nkunda a vite respecté et a fait un stop obligatoire avec ses troupes.

Le gouvernement Congolais n’a pas de choix à ce moment. Il (gouvernement) n’a pas la capacité de combattre les insurgés. Même à l’aide de l’Angola, le gouvernement de Kinshasa ne parviendra jamais à faire taire Nkunda et ses troupeaux, et les autorités Congolaises sont très conscientes. Presque tous les pays Africains sont conscients de ce fait. D’ailleurs, c’est une peine perdus de se battre, il faut plutôt trouver la voie diplomatique. Il ne faut pas sacrifier les pauvres soldats Congolais pour une cause qui est déjà perdue d’avance. La presque totalité des pays Africains sont déjà d’accord avec le méga projet d’Africom (US Africa Commandement)[i][i], qui est déjà officiellement opérationnel en Afrique depuis le mercredi 02 Octobre 2008[ii][ii].

Il n’est jamais trop tard pour le gouvernement de la R.D.Congo de se ressaisir.

 

Si le pouvoir a son prix, à savoir que la cupidité a aussi le sien. Les contrats léonins ont grossit les poches de tous les dirigeants Congolais sans exception. Ils sont les plus corrompus et les premiers génocidaires contre leur propre population. En sommaire de l’inventaire;

1-     Du Président au cabinet dont le nombre des conseillers n’est pas connu et les salaires de chacun d’entre eux sont aussi méconnus de la comptabilité nationale. Les dépenses sont incontrôlables. L’écart de la vie  sociale par rapport  à la population n’est pas du tout justifiable.

2-    À la primature, Premier Ministre et ses ministres, ses sous-ministres, ses ministres d’États et toute la gangue de son cabinet, personne n’a l’idée de l’estimation de leurs salaires annuels, des dépenses et des recettes que fait chaque ministère.

3-    Le parlement, avec plus de 1000 représentants muets (Sénateurs et Députés), ils ne font que charmer toutes les femmes de la capitale avec leurs belles voitures acquises par l’argent des contribuables. Rien de concret est fait pour le pays et voir même certains d’entre eux ne savent même pas lire.

Le pauvre peuple Congolais est complètement désarmé de l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Leurs représentants sont les plus corrompus de la nation. À qui se fier ? La lutte contre la corruption devrait d’abord commencer au sommet au lieu de s’abattre aux pauvres innocents (populations). Les autorités Congolaises sont tous des traitres.

 

Quelle alternative pour l’avenir de la R.D.Congo.

 

Les autorités de la République Démocratique du Congo, malgré le nombre croissant des intellectuels venus de tous les quatre coins du monde, rien ne fonctionne toujours. Toute la communauté s’en prend à une seule personne qu’est Kabila. Bien sure c’est lui le chef, le garant du pays que vous aviez choisi en toute illégalité. Depuis son cabinet, au parlement, à la primature, ils sont tous des Congolais pure laine! Alors, la plainte est-elle justifiable ou tout simplement le manque de patriotisme des Congolais?

 

La population  pleure jour et nuit, mais leurs propres frères qui dirigent le gouvernement font la sourde oreille. Si cela continue, l’alternative pour que les matanga[iii][iii] cessent serait la suivante :

                                

Vue l’incapacité des autorités Congolaises à mener à bien la bonne gouvernance dans ce pays; qu’ils décrètent alors le plus tôt possible une loi spéciale pour déclencher un référendum nationale.

 

Ce référendum aura comme thème :

 

« La mise en location de la République Démocratique du Congo pour une période de 50 ans »

 

Par la location, on n’entend pas dire la vente! Pendant cette période d’un demi-siècle, les enjeux politiques et la coopération seront du moins respectés et pour les investisseurs et le gouvernement de la R.D.Congo. Les investisseurs seront dans l’obligation de signer non des contrats léonins, mais des contrats dignes et juridiquement justifiables. Les mêmes investisseurs par la force des choses, la sécurité doit être de rigueur cela signifie, faire régner une paix durable et permanente. Ainsi, l’avenir des enfants issus de cette génération auront le temps nécessaire de mieux comprendre, apprendre et assimiler le bon fonctionnement de la réalité sur les enjeux politiques tant économiques, sociaux, culturels et autres qui pourraient les aider à mieux diriger leur pays dans les années subséquentes après la fin de bail.

 

Cette hypothèse peu sembler aberrant pour certains, méditer très bien sur la question car, vous découvrirez qu’il y a plus des avantages que des désavantages dans le fond de la vaste. Cela a été déjà expérimenté en Chine. L’histoire de Hong Kong est palpable.

 

Si cela n’est pas la solution idéale selon certains penseurs dont vous êtes, alors il faut au plus vite possible que les autorités Congolaises trouvent des alternatives diplomatiques capables d’en finir une fois pour toute la guerre de Kivu, enfin que la population Congolaise retrouve sa dignité et la paix dans son territoire.

 

On ne peut pas toujours répéter la même chanson dans tous nos articles publiés. La république démocratique du Congo est une catastrophe écologique, c’est un secret de polichinelle… Ce n’est pas les sifflements des balles qui mettront fin à cette guerre d’exploitation. La communauté internationale va distraire les Congolais avec les missions humanitaires etc.…Le nœud du problème c’est l’exploitation du sous-sol Congolais. Tout en étant positif, ce pays est chanceux et peut se développer dans moins de dix ans et la misère n’aura plus sa place, si seulement les autorités Congolaises comprenaient les enjeux et savaient comment saisir les bonnes occasions en présence. Tout est en permanence entre leurs mains et rien n’est perdu. S’il y a de bons diplomates dans l’équipe gouvernementale et vite le tour est joué et le peuple couchera calmement sur ses oreillers en moins d’un mois. Nous sommes au 21ème siècle, dans un monde en pleine mutation. Comment les Congolais ne comprennent toujours pas  et ne savent toujours pas comment muter et pourtant c’est simple et facile ? Si les Rwandais y sont parvenus, pourquoi pas les Congolais ? Alors à vous de méditer !!!

 

Si je ne me trompe, un leader Congolais en l’occurrence Monsieur Thisekedi président de l’UDPS, avait souligné dans un de ses discours sur le thème de la maturité politique. Diriger un pays, ce n’est pas comme on dirige un troupeau des vaches qu’on peut faire n’importe quoi. Il faut une maturité politique pour mener à bien la politique de son pays.

 

Avant les élections de 2006, si vous me permettez de faire un pas en arrière, je ne suis pas membre du parti UDPS, ni même un partisan, mais je tiens simplement à faire mes analyses sur la pensée du guide de l’UPDS, monsieur Thisekedi. Il avait bien pensé qu’il s’avérait d’abord essentiel que : « Avant de nous lancer aux élections, selon le plan diaboliquement préétabli par la communauté internationale; il faut d’abord que toutes les structures soient mises en place, c’est-à-dire : recensement de la population, la sécurité, la coordination des bureaux des votes, l’enregistrement des candidats, vérifications des identités des candidats à la présidence et à la législative s’ils sont Congolais ou pas, etc., et ensuite si tout est bien structurés et en règle, on pourrait déclencher ladite élection. Mais les autres compatriotes n’ont pas voulu suivre ces idées. Où en sommes-nous aujourd’hui ? D’autres sont prises par la CPI etc. »

 

« Un adage Africain dit ceci : La bouche d’un vieillard pue puisqu’il n’a plus la force de brosser ses dents, mais les paroles qui sortent de cette bouche puante disent toujours la vérité. »

 

La mise en location par le gouvernement Congolais d’une partie ou de la totalité de son territoire, est une solution envisageable pour la paix durable dans ce pays. Même si le gouvernement Congolais devient une des bases de l’Africom, qui pourtant existait déjà officieusement sous une autre forme depuis le régime de Mobutu, la maturité politique doit être de rigueur. Ceux qui choisissent comme carrière la vie politique, qu’ils oublient la cupidité. Ainsi, l’acquisition de la maturité politique est une école de la vie qu’une personne vouée à diriger un peuple doit savoir maîtriser tous les chocs d’aspect psychologiques et morales, avoir l’humilité tout au long de sa vie, c’est-à-dire depuis son jeune âge, car pour mieux diriger des millions des gens, il faut avoir des capacités tant intellectuelles que morales bien équilibrées et très développées.

En utilisant le terme location, il faut savoir qu’il y a plus des gains que des pertes. La République Démocratique du Congo malgré tout, est sous tutelle par l’Onu. Les décisions que prendra l’Onu pour la paix durable dans ce territoire ne sera que conforme à la résolution recommandée par la communauté internationale, vu l’inefficacité totale du gouvernement Congolais d’agir dans les circonstances actuelles de la crise au Kivu. Donc, cette proposition de la location devrait venir du gouvernement Congolais après consultation publique, et non de la communauté internationale.

 

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[iii][iii] Matanga : mot en lingala, une des langues populaire au Congo, qui s’exprime souvent quand une famille est en deuil d’un de ses membres et tout le monde se rassemble sur le lieu du défunt pour pleurer le(a) disparu(e).

 

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Afrogouvernance – Par Gustave Botela Lipo – 22 août 2008.

Quel sera l’avenir de l’Organisation des Nations Unies sans L’Afrique ?

L'Organisation des Nations unies (ONU) est une organisation internationale dont les objectifs sont de faciliter la coopération dans les domaines du droit international, la sécurité internationale, le développement économique, le progrès social et les Droits de l'homme. L'ONU est fondé en 1945 en remplacement de la Société des Nations, pour stopper les guerres entres les pays et pour fournir une plateforme pour le dialogue.

En résumé les cinq principales fonctions de l’Organisation des Nations Unies sont :

1-     La coopération dans les domaines du droit international ;

2-     La sécurité internationale ;

3-    Le développement économique ;

4-     Le progrès social et

5-     Les Droits de l’homme.

L'ONU est créé en 1945 en remplacement de la Société des Nations (SDN), pour stopper les guerres entres les pays et pour fournir une plateforme pour le dialogue. Chose curieuse, ce remplacement n’est que de nom. (Voir mon article sur l’ONU et la SDN de l’an passé), j’avais expliqué les raisons de ce remplacement et le changement parmi les cinq permanent.

La Charte des Nations Unies actuelle, n’est pas du tout différent de la Charte de son prédécesseur SDN. Le seul chapitre ajouté est celui des casques bleus. Selon les cinq, l’échec de la SDN est dû au manque des contingents armés, pour pouvoir empêcher la deuxième guerre mondiale. C’est valable, mais non suffisante pour justifier la vraie raison de la disparition de ladite société.

Aujourd’hui en 2008, 192 États sont membres de l'ONU, soit presque tous ceux qui sont officiellement reconnus. Donc tous les 53 pays d’Afrique sont membres. C’est presque la totalité de tous les États de la planète qui sont membres. Depuis l'adhésion du Monténégro en 2006, l'ONU compte désormais la quasi totalité des États du monde, soit 192 sur les 195 qu'elle reconnaît - les seuls États n'étant pas membres étant le Vatican (qui a cependant un statut d'observateur), les îles Cook et Noué.

Son siège qui se situe sur un territoire international dans la ville de New York auxÉtats-Unis, l'ONU et ses agences spécialisées réparties dans d'autres États, prennent toute l'année diverses résolutions sur des sujets qui sont de leur domaine de compétence.

L'ONU est financé par des contributions volontaires et par les États membres, et a six langues officielles: l'arabe, le mandarin, l'anglais, le français, le russe et l'espagnol.

Avenir de l’ONU

Une réforme en profondeur de son fonctionnement jusqu'à maintenant, est revendiquée par la plupart de ses membres. Elle est refoulée, mais le problème du budget (sa dette) et celui du fonctionnement du Conseil de sécurité (l'arrivée de nouveaux membres permanents et l'extension de son domaine de compétence) deviennent de plus en plus magistraux.

Durant son mandat, l'ancien secrétaire général, Kofi Annan, a prescrit de nombreuses études sur les voies à suivre pour réformer l'organisation. Mais, par manque de consensus au sein des membres permanents du Conseil de sécurité, elles sont pour l'instant restées dans le tiroir. En particulier, John R. Bolton, représentant permanent des États-Unis enaoût 2005, maintient la position de la ligne dure, ne faisant pas l'unanimité et ainsi met dans le congélateur les possibilités de réforme.

Le 7 mars 2006, le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a proposé, dans un rapport à l'Assemblée générale, aux États membres un vaste réforme de l'administration de l'ONU, attendue par les dirigeants mondiaux après que l'Organisation eut été ébranlée par une série de scandales. M. Annan a arboré une série de mesures allant de la délocalisation de certains services au renforcement du système de passation des marchés. Celui-ci a été ces dernières années mis à mal par le scandale du programme « pétrole contre nourriture » de l'ONU en Irak et lorsqu'une enquête interne a découvert des pratiques contestables dans le secteur du maintien de la paix, ayant occasionné des dizaines de millions de dollars de pertes pour l'Organisation.

Intitulé Investir dans l'Organisation des Nations unies pour lui donner les moyens de sa vocation mondiale, ce rapport de 34 pages reconnaît l'inadaptation des structures administratives actuelles aux défis que l'ONU est censée relever chaque jour, 61 ans après sa création. Il souligne l'augmentation vertigineuse, depuis la fin de la Guerre froide, des activités de terrain de l'ONU, notamment des opérations de maintien de la paix, qui absorbent plus de 70 % du budget de l'ONU, évalué à quelque 10 milliards de dollars, sans tenir compte des agences onusiennes (Unicef, PAM, PNUD…), qui ont un budget équivalent. M. Annan propose de « refondre complètement l'ensemble du secrétariat, ses règles, sa structure, ses rouages, pour qu'il soit mieux adapté aux réalités d'aujourd'hui » et de « remettre entièrement à neuf » l'ensemble de l'organisation.

La Société des Nations (SDN[ ])

Était une organisation internationale introduite par le traité de Versailles en 1919, lui-même élaboré au cours de la Conférence de paix de Paris (1919), dans le but de conserver la paix en Europe après la Première Guerre mondiale. Les objectifs de la SDN comportaient le désarmement, la prévention des guerres au travers du principe de sécurité collective, la résolution des conflits par la négociation et l’amélioration globale de la qualité de vie.

Basée à Genève, dans le Palais Wilson puis le Palais des Nations[ ], elle est remplacée en 1945 par l’Organisation des Nations unies. Elle ne joue pas pleinement son rôle avant la Seconde Guerre mondiale.

Le principal promoteur de la SDN est le président des États-Unis Woodrow Wilson, ancien professeur de sciences politiques à Princeton. Selon son analyse de la Première Guerre mondiale, la diplomatie secrète est la cause principale et la Société des Nations doit y faire échec. Le 14e point de Wilson constitue donc la base de cette association des nations. Toutefois, le Sénat américain, en s’opposant à la ratification du traité de Versailles, vote contre l’adhésion à la Société des Nations et les États-Unis n’en font jamais partie. Dans l’entre-deux-guerres, l’URSS et l’Allemagne nazie ainsi que le Japon (en1933) et l'Italie (1937) sortent de la SDN. Paul Heymans devint le premier Président de la Société des Nations en 1920.

La philosophie diplomatique qui a présidé à la création de la Société représentait un changement fondamental de la pensée des siècles précédents. La Société n’a jamais eu de force armée "en propre" et, de ce fait, dépendait des grandes puissances pour l’application de ses résolutions, que ce soit les sanctions économiques ou la mise à disposition de troupes en cas de besoin. Cependant, les pays concernés furent très peu souvent disposés à le faire. Benito Mussolini déclara : « la Société de nations est très efficace quand les moineaux crient, mais plus du tout quand les aigles attaquent ».

Après de nombreux succès notables et quelques échecs particuliers dans les années 1920, la Société des Nations fut totalement incapable de prévenir les agressions de l’Axe dans les années 1930.

Le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale démontra que la ligue avait échoué dans son objectif primordial d’éviter toute nouvelle guerre mondiale. L’Organisation des Nations unies l’a remplacée après la fin de la guerre et en a hérité un certain nombre d’agences et d’organismes.

La représentativité de la Société a toujours été un problème. Bien qu’il ait été prévu d’inclure toutes les nations, beaucoup ne s’y joignirent jamais, ou leur participation fut de courte durée. En janvier 1920, pendant les débuts de la SDN, l’Allemagne ne fut pas immédiatement admise à en faire partie, à cause d’un fort ressentiment envers ce pays après la première guerre mondiale. Une faiblesse clé vint de la non-participation des États-Unis ce qui supprimait une bonne partie de son pouvoir potentiel. Bien que le président américain Woodrow Wilson ait été une force maîtresse lors de la création de la Société, le Sénat des États-Unis vota le 19 novembre 1919 son refus de se joindre à la Société.

La Société fut encore plus affaiblie quand certaines des principales puissances la quittèrent dans les années 1930. Le Japon qui débuta comme membre permanent du Conseil, se retira en 1933 après que la SDN eut exprimé son opposition à la conquête de la Mandchourie par le Japon. L’Italie, également membre permanent du Conseil, s’est retirée en 1937. La Société avait accepté l’Allemagne en 1926, la considérant pays "ami de la paix", mais Adolf Hitler l’en fit sortir quand il arriva au pouvoir en 1933.

Une autre des grandes nations, l’Union soviétique bolchevique, ne fut membre qu’entre 1934, quand elle rejoignit la SDN par antagonisme avec l’Allemagne (démissionnaire l’année précédente), au 14 décembre 1939, quand elle fut exclue pour son agression envers la Finlande. Lors de l’exclusion de l’Union soviétique, la SDN viola ses propres règles. En effet, seuls 7 des 15 membres votèrent pour l’exclusion (Grande-Bretagne, France, Belgique, Bolivie, Égypte, Union sud-africaine et République dominicaine), ce qui ne représentait par la majorité des votes requise par la Charte. Trois de ces membres avaient été nommés au Conseil la veille du vote (Union sud-africaine, Bolivie et Égypte)[ ]. De fait, la Société cessa de fonctionner réellement après cela. Elle fut formellement dissoute en 1946[].

Une autre déficience importante fut qu’elle prétendait à représenter toutes les nations, mais que la plupart des membres protégeaient leurs propres intérêts nationaux, et ne s’engagèrent pas vraiment pour la SDN et ses buts. La réticence de l’ensemble des membres à employer l’option militaire l’a clairement démontré. Si la ligue avait fait preuve de plus de résolution au moment de sa création, les pays, les gouvernements et les dictateurs auraient pu être plus circonspects au moment de risquer sa colère pendant les années qui suivirent. Ces manques furent, en partie, causes du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale.

L’Organisation des Nations Unies, n’a pas fait plus d’exploits que la SDN. Parmi ces 63 missions de maintient de la paix au monde, le bilan total est quasiment toujours négatif. Il y a dissension entre les cinq permanents. Ils bafouent les règles qu’ils ont établies. L’exemple des Etats-Unis pour son invasion en Irak, n’a pas été accordé par l’ONU. Étant le chef de file fondateur, il s’exécute lui-même, sans tenir compte des vétos des autres. L’ONU est téléguidée par la volonté des cinq. L’Afghanistan est en guerre perpétuelle, il faut chasser les Talibans de leur territoire. Où voulez-vous qu’ils aient ? Ainsi, cette guerre n’aura jamais de fin, car le scénario est trop risqué. S’il faut chasser les Français de la France et les Américains de l’Amérique, pensez-y aux catastrophes. Les vraies raisons de la chasse aux Talibans sont ailleurs que la recherche de Ben Laden. Un fugitif, contre toutes les grandes forces militaires de la planète et malgré les équipements, aviations, radars, satellites et armes de pointe de la haute technologie, on n’arrive toujours pas à le capturer ! C’est vraiment la haute mafia internationale. La source du pétrole est à la base de ce conflit indéterminé. Les Russes ont combattus les Talibans pendant plus ou moins 10 ans, sans résultat probant. Et ce sont les Occidentaux qui y arriveront à empêcher la construction de pipeline pour le cheminement du pétrole de l’Iran passant par l’Afghanistan pour atteindre la Chine ? Pendant que l’URSS se battait contre les Talibans, les Etats-Unis et leurs alliés de l’OTAN fournissaient des matériels de guerre (armements), pour contrer l’offensive des Russes. Que pensez-vous que les Russes feront à leur tour pour faire échouer l’alliance de l’OTAN ? C’est une mission impossible sous anonymat de maintien de la paix de l’ONU, que les Etats-Unis et leurs alliés finiront par abandonner tôt ou tard. Les Talibans sont les autochtones d’Afghanistan, et l’objectif des Occidentaux selon les Une des médias, est de les déloger de leur territoire, pour avoir le feu vert sur la franchise du pétrole. À cela, il faut d’abord les exterminer tous, si je ne me trompe.

En Afrique, toutes les multinationales mondiales se ruent pour exploiter les réserves inexploitées des gisements de ce continent. Au lieu d’entrer par la grande porte, non il faut créer des conflits meurtriers entre Africains et dans l’entretemps ils pillent leurs ressources. L’ONU est toujours présente dans toutes ces régions des combats. Maintien de la paix pour les intérêts des multinationales. Depuis des années ; Darfour, R.D.Congo, des guerres qui n’en finissent jamais, et l’ONU maintien toujours le désordre de la paix.

Au lieu d’admettre son impuissance, par l’intermédiaire de la CPI, il faut incriminer le président de Soudan comme génocidaire. N’a-t-il pas le droit de défendre son pays contre les envahisseurs et les terroristes Occidentaux ? Encore une fois, le slogan de la démocratie frappe aux quatre coins de l’Afrique pour déstabiliser l’économie du Continent en faveur des Occidentaux. L’ONU n’attend que cela pour accomplir sa mission de gardien des intérêts des multinationales en Afrique. Une fois qu’il n’y aura plus des gisements en Afrique, les missions de l’ONU dans ce continent n’aura plus sa raison d’être.

D’ici là, le traité sur les Etats-Unis d’Afrique sera ratifiée. Et l’Unité Africaine sera plus concrète, plus complète et plus solide et organisée que maintenant. Partant de cette hypothèse ;

Qu’adviendrait-il si les Africains claquaient la porte de cette Organisation (ONU), comme l’ont fait : le Japon, l’Italie, l’Allemagne et l’URSS au temps de la SDN ?

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Afrogouvernance – Par Gustave Botela Lipo – 27 juin 2008.

Mouammar Kadhafi n’est-il pas le leader charismatique, dont l’Afrique a besoin pour la montée du nationalisme Africain ?

En nous référent à l’histoire de notre continent depuis les années d’indépendance, nous avons perdu tous nos vrais leaders. On peut citer : Kwame Nkrumah, Patrice Lumumba, Sékou Touré,  Thomas Sankara, Cheikh Anta Diop, Julius Nyerere, Mohammed V du Maroc, Houari Boumediene, Gamal Abdel Nasser, Mehdi Ben Barka.

Ces leaders Africains parlaient tous un seul langage, « l’Unité Africaine ». Pour eux, l’Afrique était une parcelle d’une seule famille dont la polygamie était permise et respectée. Tous les enfants, malgré issus de plusieurs mamans, s’aimaient et savaient qu’ils avaient tous le même ADN. Ils avaient dès lors compris que, rien ne pourrait se développer en Afrique si la famille est éparpillée. Ils ont compris que l’Unité est la seule arme à combattre les agresseurs. Les crises que nous vivons aujourd’hui, est de notre propre faute, car ce sont nos propres frères corrompus qui les ont combattus et nous voici tous aujourd’hui dans le même sac vocable de la misère.

L’Africain est devenu synonyme d’un être misérable, insalubre, insignifiant, mendiant, un artiste de mauvais goût. La diaspora Africaine vit dans des conditions insalubres dans les pays de l’Occident malgré leurs diplômes des études supérieures. Affrontée aux cultures opposées aux Africains, la diaspora souvent perd les pédales pour l’éducation des leurs enfants. Ils sont obligés de tout faire pour la survie de leurs familles. Elle ne sait plus à quoi elle ressemble car, presque tous les dirigeants Africains actuels sur les cinquante trois pays que compte le continent, sont tous les agents marketing des Occidentaux. Ils font des beaux discours, mais dans la réalité, ils trahissent le continent. Cette hypothèse est prouvée par des conflits meurtriers fabriqués de toute pièce, sous prétexte des conflits ethniques entre Africains, complicité avec nos propres dirigeants contents de sacrifier les âmes de leurs frères et sœurs pour la cupidité au service des agresseurs et génocidaires Occidentaux.

À ce moment, nos leaders Africains méritent-ils d’être appelés leaders ? L’Afrique est la vache à lait et un réservoir inépuisable des richesses minières, pétrolières, forestières qui engraisse l’économique du monde entier et les Africains sont les plus pauvres de la planète. Ceci est un secret de polichinelle. À qui la faute ?

Nos dirigeants sont tous conscients de cette réalité et vraiment personne parmi eux n’est toujours pas capable de dire « Non ça suffit ? » Le leader de la Venezuela Hugo Chavez a oser dire tout haut devant la tribune de l’Onu à New York, ce que les autres disent tout bas. Celui de l’Iran Ali Khamenei avait à son tour exprimé la grandeur de ses idées.  C’est l’exemple type des leaders dont chaque famille des nations du tiers monde a besoin pour libérer son peuple aux griffes des agresseurs Occidentaux.

En Afrique, il nous reste qu’un seul leader capable de dire non ça suffit. C’est Mouammar Kadhafi. Il nous a prouvé lors de sa dernière visite en décembre 2007, en France. Depuis plus d’un siècle, qui donc après les actions courageuses de nos disparus leaders Africains cités ci-haut, que vous vous rappelez a osé faire face aux géants ?

Mouammar Kadhafi dont vous connaissez tous l’histoire a vécu le pire de son histoire avec son peuple. Aujourd’hui, les mêmes qui furent ses ennemies jurés sont en train de rampés sur ses pieds. Si seulement l’Afrique avec ses 53 pays indépendants et riches en ressources tantôt minières, pétrolières, forestières et que sais-je encore, avait au moins dix leaders semblables, l’Afrique n’attendra pas les siècles subséquents pour se développer.

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Est-ce que l’intervention des mercenaires de MLC de Bemba en République Centrafricaine peut-elle être justifiée ?

Afrogouvernance – 08 juin 2008.

Comment justifier, le soutien actif, inconditionnel et militairement musclé de Jean Pierre Bemba au régime du président Ange-Félix Patassé en 2002. Pourquoi ce dernier n’avait pas fait appel plutôt à l’Union Africaine comme c’était le cas aux îles de Comores, pour sauver son régime ?

 

Maintes questions sur l’appel de Ange-Félix Patassé à des mercenaires de Bemba. Connaissant très bien que le soit disant armée de Bemba n’est pas une armée légitime de la République Démocratique du Congo, et du côté de Bemba sachant aussi qu’il n’a pas le droit de faire ces incursions dans un autre pays, est-ce que la CPI ne doit-elle pas accuser et condamner ces deux Seigneurs de guerre dont Ange-Félix Patassé et Bemba comme des génocidaires Africains ?

 

Nous pourrions bien comprendre que Patassé fasse appelle à un pays voisin pour l’aider à mâter la Rébellion dans son pays, comme ce fût le cas des marocains qui étaient venus au secours des Zaïrois à l’époque de Mobutu, pour mâter la rébellion de Kabila au Shaba. Mais quant à l’intervention des rebelles Congolais, qui dans leur propre pays en R.D.Congo sont considérés illégitimes. Alors un président de la République Centrafricaine fait appel aux rebelles pour combattre les rebelles. C’est peut-être une nouvelle théorie Africaine non encore connue des autres, issue de la pratique médicinale dont il faut combattre certains virus par les mêmes microbes (vaccin).

 

Selon mon opinion, ces pratiques doivent carrément être sévèrement punit en Afrique. Ce sont les populations civiles qui payeront toujours le prix.

 

Définition du mot rebelle. Selon Larousse : «Personne qui est en révolte ouverte contre le gouvernement ou contre une autorité constituée.»Ainsi on parle des troupes rebelles.

 

Depuis la chute de Mobutu, les rebelles Congolais ne sont toujours pas capables de stabiliser leur propre pays. Vous connaissez tous l’équation (1+4). Leur force de frappe se limite à la population civile. Tous ces Seigneurs de guerre créent la confusion totale. Les uns se proclament libérateurs, les autres sauveurs, mais quand on regarde leurs bilans, ils sont tous des génocidaires. Ils s’attaquent aux populations civiles. Est-ce que leur rébellion a vraiment un sens ?

 

Chose marrant, ces rebelles sont capables de venir en aide un autre pays en difficulté. Est-elle une nouvelle théorie militaire d’intervention ou d’incursion inventée par les génies militaires Congolais et Centrafricains ?

 

Pendant l’incursion des troupes rebelles de Bemba en Centrafrique, reconnus légitimes par Patassé, comment l’Afrique peut fonctionner dans un désordre pareil ? Quelle est la raison sociale de l’Union Africaine ? Doit-on continuer à laisser le continent Africain dans une Union Africaine muette, sourde et handicapée de tous ses membres ?

 

Cette façon de faire prouve l’inefficacité de l’Union Africaine. Comme j’avais dit et insisté dans mes autres articles sur la différence entre l’Union et l’Unité, l’exemple des troupes rebelles de bemba et l’ex-président Patassé est flagrant pour que vite les dirigeants Africains se concentrent sur le choix de garder l’union ou de passer à la vitesse supérieure en effaçant carrément l’Union Africaine et remplacer par «Les États-Unis d’Afrique.» Dans ce texte, je ne veux pas y revenir sur ce débat de l’Union et de l’Unité;

 

«Mais nos dirigeants Africains ont de la farine sur la planche, et doivent savoir comment mariner pour produire un seul pain sacré consommable par tous les Africains. Ce pain qui  sera notre pain de l’Unité Africaine.»


Kwamé Krumah avait exhorté à ces confrères Africains l’Unité Africaine, le flambeau est maintenant aux mains de Mouammar Kadhafi qui se bat toujours, mais certains dirigeants feignent de ne rien comprendre de l’Unité Africaine. Avec l’Unité, l’Afrique sera plus forte et pourra compter parmi les plus développés de la planète d’ici la fin de ce siècle. Sans l’Unité, oublions le développement Africain.

 

Les combattants du MLC étaient sollicités pour sauver le pouvoir de Bangui. Le MLC de Jean-Pierre Bemba est entré en force et en nombre en Centrafrique. Les mercenaires du MLC étaient plus où moins au nombre de 1 500 déployés à Bangui et dans l’ouest du pays. Ils avaient pour mission de sécuriser les voies de communication avec le Cameroun, qui constituent le principal accès à la mer de la Centrafrique. Ce sont les soldats du MLC qui ont mis en échec la tentative de coup d’Etat d’octobre 2002. Mais face à un Etat insolvable et incapable de payer la solde, ils se sont livrés à des pillages et des exactions de toutes sortes, selon certains observateurs. Une armée digne de ce nom, est toujours bien disciplinée et ne peut jamais faire des exactions. Ainsi, on ne peut pas avancer les raisons d'insolvabilité. Donc ce sont de véritables mercenaires qui ne vivent que des abus de toutes sortes pendant leurs interventions.

 

Faisant le bilan de leur exploit en R.D.Congo ; Ce sont des crimes contre ses propres frères et sœurs, rien de concluant. Avec tout ce qu’ils avaient comme armement, comment ils n’ont pas pu utiliser pour sauvegarder la souveraineté de la République Démocratique du Congo et sécuriser la population de Kivu contre les atrocités des troupes de Kunda ? Certains diront que l’acte de Bemba est une Révolution, mais loin de là sur la comparaison. Tous les 1+4+Kunda, ne sont-ils pas aussi de gros gibiers de la CPI ? Si ce n'est pas le cas, alors ne continuons pas à spéculer et considérons tout simplement que, les instances de la CPI sont seulement des instances politiques plutôt que judiciaires.

 

Les troupes de MLC avaient aussi comme mission de protéger le régime légal centrafricain, sécuriser la RCA et ses régions frontalières avec le Tchad et réaliser la stabilité en Centrafrique. Si les troupes de Bemba étaient reconnus redoutables et capables de stabiliser des situations aussi controversées et pourquoi ne l’ont-ils pas fait en R.D.Congo ? Au lieu de protéger sa propre population en R.D.Congo, les abus des soldats du MLC dans la région de l’Ituri, à l’est de la RDC, avaient déjà conduit l’ambassadeur de la RDC aux Nations unies, Ileka Atoki, à demander la création d’un tribunal pénal international pour juger les auteurs d’atrocités et de violations graves des droits de l’homme. Une enquête de la MONUC (Mission de l’organisation des Nations unies en RDC) avait confirmé les faits. Aujourd’hui la Fédération internationale des droits de l’homme réclame la traduction devant la Cour pénale internationale de Jean-Pierre Bemba, tenu responsable des comportements de ses troupes.

L’objectif et la raison principale de l’intervention des troupes rebelles de Bemba en Centrafrique.

Si les troupes de MLC Bemba ont fait le «
gendarme d’Afrique», Selon de nombreux observateurs, qui pouvait venir au secours de Ange-Félix Patassé sans condition, si ce n’est que son fils Bemba comme il l’appelait lui-même. Ange Patassé et Jean-Pierre Bemba : le père et le fils se répartissaient les gains découlant de tout le trafic clandestin de diamants, bois, cacao et café transitant par Bangui en provenance du nord-ouest de la République démocratique du Congo, que les rebelles de Bemba contrôlent depuis des années. Une des sources sûres de revenus pour les deux familles. Déplumer les richesses de deux pays pour leur propre intérêt.

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Afrogouvernance – 03 juin 2008.

La mauvaise gestion administrative, est la cause première et majeure de la pauvreté en République Démocratique du Congo

Définition :

Lesadministrations publiques sont des unités institutionnelles gouvernementales, qui gouvernent le fonctionnement de la société.

L’administration publique, au singulier, est un domaine d'étude de la science politique. Celle-ci développe les aspects d'organisations des États, de l'organisation de la démocratie, de la mise en fonction des politiques publiques. En bref, tout ce qui touche l'action ou l'organisation de l’univers publique.

Quand on parle d’une instance gouvernementale c’est simplement une administration publique dont on énumère. Il s'agit communément d'un gouvernement, d'un État, d'institutions ou d'établissements publics qui établissent des politiques publiques, proposition des services non marchands ou vend des biens et services marchands à titre accessoires.

Nous référant à la norme européenne de comptabilité nationale, les administrations publiques sont définies comme :

Ensemble des unités institutionnelles dont la fonction principale est de produire des services non marchands ou d'effectuer des opérations de redistribution du revenu et des richesses nationales. Elles tirent la majeure partie de leurs ressources de contributions obligatoires. Le secteur des administrations publiques comprend les administrations publiques centrales, les administrations publiques locales et les administrations de sécurité sociale.

On divise les administrations publiques entre l’administration centrale (qui regroupe les ministères), l’administration territoriale, et les administrations de sécurité sociale.

L’administration publique comme cité plus haut, est un champ d’étude de la science politique. Il faut savoir que la science politique a plusieurs champs, mais l’administration publique est la clé de la science politique. Sans une administration publique forte, la politique d’un pays est flottante et fragile. Rien ne peut fonctionner sans une administration publique bien structurée et dont les politiciens ont l’obligation et le devoir de respecter les règles préétablies.

Quand on parle de la bonne gouvernance, ce n’est pas du tout sorcier comme certains pensent. Il s’agit de l’organisation administrative dans la société. Partant d’une famille, l’organisation administrative est importante. Qui fait quoi ; Les parents ont leurs devoirs envers les enfants et ces derniers ont leurs obligations aussi envers les parents, et chacun doit respecter ses engagements vis-à-vis de l’autre, sinon c’est la pagaille totale. L’organisation administrative d’une société est le mécanisme indispensable principal au bon fonctionnement d’un gouvernement. C’est par la qualité des services offerts par une administration publique, qu’on qualifie de la bonne gouvernance dans un pays donné. Les règles préétablies administrativement par un gouvernement XY, sont les politiques que les citoyens, politiciens, les leaders, les chefs d’État et en grosso modo, tous les habitants d’un pays sans exception ont le devoir et l’obligation de les respecter et de se conformer.

Si l’administration publique ne fonctionne pas normalement dans un pays, c’est la garantie assurée de la pauvreté incontestée de la population. La mauvaise marche de l’administration publique, prouve l’irresponsabilité et l’incompétence de la gestion des biens publiques par les dirigeants du pays. Ces deux éléments majeurs engraissent lamentablement la corruption, les crimes, les viols, que sais-je encore, qui prédominent et deviennent des rituels officiels et institutionnalisés dans le pays.

Dans le cas d’un pays comme la République Démocratique du Congo, dont l’administration publique ne fonctionne que de nom, une branche de la science politique que les pratiquants ne se soucient guère de son existence, comment voulez-vous parler de la bonne gouvernance dans un pays pareil ? L’administration publique pour ce pays, signifie simplement la présence des fonctionnaires au service des ministères et ces gens travaillent pour les politiciens.

Les trois départements d’État qui gèrent le pays dont ; - l’Exécutif, le Législatif (Député et Sénat) et le Judiciaire, ne sont que de nom, mais ne remplissent pas du tout leur rôle. Chaque département fonctionne indépendamment comme dans une entreprise privée et familiale. Chacun pour soi et Dieu pour tous. Les instances de la sécurité nationale dont ; la police et l’armée sont devenues les propriétés privées des leaders politiques. Les policiers et les militaires aussi mal payés, n’ont pas de choix que de s’accrocher auprès des leaders pour obtenir quelques faveurs pour la survit des siens (familles). La population n’a aucune protection, quoique l’argent qui paie les agents de la sécurité nationale provienne des contribuables.

Les finances et dépenses publiques

Les finances publiques désignent l'étude des normes et des opérations relatives aux deniers publics. Selon le critère organique, les finances publiques peuvent aussi être présentées comme l’ensemble des normes gouvernant les finances de l’État, des collectivités locales, des organismes de sécurité sociale, des établissements publics et de toutes autres personnes morales de droit public. C'est un champ à la croisée du droit fiscal, du droit constitutionnel, ainsi que de la comptabilité publique.

Lesdépenses publiques sont l’ensemble des dépenses réalisées par les administrations publiques. Leur financement est assuré par les recettes publiques (impôts, taxes, et cotisations sociales) et par le déficit public.

Une procédure annuelle d'adoption du budget de l'État est dans de nombreux pays un temps fort de la vie parlementaire. Les ressources et dépenses à considérer sont les suivantes :

L'essentiel de la ressource publique provient des prélèvements / contributions obligatoires (impôts, taxes, cotisations parafiscales) souvent complétées par des emprunts.

La dépense publique concerne le fonctionnement, les investissements et les redistributions.

Le solde des ressources publiques hors emprunts et des dépenses publiques est l'excédent public ou le déficit public de l'année)

Pour juger de la santé financière d'une collectivité locale, on peut regarder le ratio Ressources hors emprunts / dépenses

Divers ratios permettent de juger de la santé financière des administrations publiques dans leur ensemble 

Dans la plupart des pays, autant le budget de l'État, qui décrit les flux de dépenses et de recettes, est largement détaillé et débattu, autant l'aspect patrimonial est généralement peu étudié et divulgué.

*  L'aspect "Passif" (endettement de l'État) est généralement chiffré et communiqué, mais souvent incomplétement (par exemple peu d'indications sur les engagements futurs découlant des décisions politiques et sociales)

*  L'aspect "Actif" (patrimoine de l'État), qu'il s'agisse des biens immobiliers, des actifs économiques (corporels et incorporels) et de la situation de la trésorerie, est rarement chiffré avec précision et encore moins publié.

Dans la plupart des pays, le Ministère de l’économie et des finances (qui peut comprendre les appellations de l'économie, du trésor, de l'emploi) est une institution gouvernementale clé qui remplit diverses missions :

*  établissement et mise en application du budget annuel de l'État ;

*  collecte des impôts ;

*  paiement des dépenses publiques ;

*  gestion, par son service dénommé "Trésor public", des avoirs (trésorerie) et passifs (dette publique) de l'État, et réalisation de ses opérations monétaires et financières (les activités d'émission de monnaie sont du ressort de la Banque centrale et non pas, sauf cas particulier, du Trésor) ;

*  activités de soutien, réglementation ;

*  relations financières avec les collectivités locales;

*  soutien du commerce extérieur.

Ce rôle peut être tenu par un ou deux ministères, qui seront alors le ministère de l’économie et le ministère des finances.

Le budget de l'État est le budget annuel que l’État tient, c’est-à-dire l'ensemble des comptes décrivant les recettes et les dépenses de l'État pour une année civile. L’État l’équilibre au moyen de l’endettement (si nécessaire), ou en plaçant ses excédents.

Ce budget s’inscrit dans le cadre plus large du budget des administrations publiques : voir finances publiques.

L'État prélève des impôts ou émet de la dette publique.

Il existe deux principales catégories de recettes :

*  impôts directs : impôts versés directement par le contribuable au trésor public (impôt sur le revenu,…) ;

*  impôts indirects : impôts versés à l'occasion commerciale ou juridique à un intermédiaire (commerçant, notaire...) qui reverse ensuite à l'État les sommes (taxe sur la valeur ajoutée ou sur la consommation, taxe sur les carburants,…).

En République Démocratique du Congo, tous ces départements, la présidence, la primature, les ministères, le parlement existent bel et bien. Les gens qui y travaillent pourtant viennent de grandes écoles et universités renommées au monde. Mais rien ne fonctionne. Faut-il la loi de la SHARIA, avant que tout marche !

Un président en place, un premier ministre avec son équipe ministérielle, plus de mille parlementaires (Députés et Sénateurs), le budget a été voté. Aucune transparence, la population ne connait rien du fonctionnement de cet appareil. La misère s’aggrave, selon la statistique de la vie humaine, les Congolais de Kinshasa sont classés parmi les plus pauvres de la planète. Comment expliquez-vous ce phénomène ?

La République Démocratique du Congo, n’est pas capable d’alimenter en électricité son propre territoire, pourtant le pays possède des ressources hydroélectriques pouvant alimenter toute l’Afrique (Inga). L’agriculture est négligée, pourtant le sol Congolais est fertile presque 100 %. Le ministère de l’Agriculture ignore l’existence des agriculteurs qui pourtant nourrissent les populations. Est-ce que le gouvernement Congolais connaît-il l’importance de l’Agriculture dans un pays ? Les autorités  Congolaises préfèrent consommer importer que locale. Pourtant elles sont là pour organiser à produire localement, mais préfèrent le riz chinois au riz Congolais.

Ma question aux lecteurs et lectrices est la suivante :

Vu l’agissement des dirigeants Congolais actuellement, est-ce que la République Démocratique du Congo peut-elle aussi être classée parmi les pays en voie de développement ? Réagissez !

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La démocratie et la gouvernance : Serpent à deux têtes

Afrogouvernance - 15 mai 2008.

À ce début du millénaire, la nouvelle génération de politiques d’aide au développement se dessine en Afrique en particulier dans le cas qui nous concerne ici, et dans tout le reste des pays en voie de développement en général. La communauté internationale doit démontrer et rappeler par cette opportunité, à repenser les politiques de la coopération au développement pour promouvoir la démocratie et consolider la bonne gouvernance et l’État de droit, enfin de garantir le respect des libertés fondamentales dans les pays en voie de développement.

Dans ce contexte, la communauté internationale a un rôle sérieux à jouer, vue la politique de la coopération internationale qui est en pleine mutation (réformes structurelles et redéfinition des politiques internationales, etc.)

Les années 1990, fût celles de la démocratisation radieuse, celles de la troisième vague de pays en voie de développement adoptant, la démocratie comme horizon politique et domaine du possible. Depuis la fin de la guerre froide, les nouvelles ouvertures se sont présentées et ont permis à la communauté internationale, de libérer des restrictions du jeu bipolaire, de promouvoir la démocratie de manière plus explicite.

Pendant cette même période, la promotion et le raffermissement de la bonne gouvernance et de la démocratie sont devenues à la fois un défi ou un objectif, et une condition sine qua none des politiques de coopération au développement, une dualité qui cependant ne va pas sans évoquer une certaine ambiguïté, voire même des contradictions. Les agences bilatérales et les institutions multinationales au développement de raffermissement et de la promotion de la bonne gouvernance démocratique dans les pays en développement, aussi bien dans les démocraties émergentes que dans les situations de post conflit.

La propension du politique se fait aussi ressentir au sein des institutions de Bretton Woods, notamment la Banque Mondiale, qui réalise les aboutissements et les insuffisances des politiques traditionnelles de conditionnalités multiples.

Le vingtième siècle qui vient de s’éteindre, était riche d’expériences diversifiées dans tous les domaines et des enseignements contrastés. Ainsi, quelles leçons devons-nous tirer de plus du siècle passé sous une décennie d’assistance internationale à la démocratisation et au raffermissement de la bonne gouvernance ? Avec les approches et les stratégies utilisées, quels ont été les résultats ? Ce passage d’un millénaire à un autre est imprégné aussi par une transmutation progressive mais significative des politiques d’assistance à la démocratie et à la bonne gouvernance. Dans tous les pays du monde, la bonne gouvernance est devenue le tambour battant de tous les gouvernements. Celle-ci est en pleine mutation, en transition d’une première génération vers la seconde, qui sous attend les politiques de la mondialisation qui deviennent de plus en plus complexes et la démocratie a besoin de se réajuster ou de se redéfinir. Il apparaît convenable et pressant de réfléchir sur les expériences de cette dernière décennie.

Depuis le début de ce nouveau millénaire, les démocraties émergentes poursuivent leurs efforts pour conforter les conquêtes de leurs fragiles processus de démocratisation. Le défi pour ces nouvelles démocraties est de consolider les pratiques et les institutions démocratiques, de les enraciner dans les attitudes et les habitudes politiques pour que les principes démocratiques déterminent le champ du possible et de l’acceptation en politique.

La résurgence des conflits à l’intérieur des États montre que si la démocratie, une fois renforcée, est porteuse de stabilité, le processus de démocratisation, quant à lui, est porteur d’instabilité.

Les perspectives et les ambitions du début des années 1990 se sont souvent montrées chimériques, une grande partie des démocraties naissances se trouvant aujourd’hui dans une zone grise entre la démocratie réelle d’inspiration libérale et autoritarisme ouvert d’aspiration totalitaire. Les processus de transition se trouvent bloqués, incomplets ou remis en question. À bien des égards, l’optimisme de l’immédiat après la guerre froide a été déçu.

La nature des régimes qui caractérise nombre de démocraties émergentes, en particulier en Afrique subsaharienne est souvent ambiguë, à mi-chemin entre démocratie libérale et autoritarisme déclaré. Une grande partie des démocraties émergentes sont de fait, des régimes semi-démocratiques ou régimes semi-autoritaires.

Ces régimes se caractérisent par leur volatilité politique, leur instabilité gouvernementale, leur fragilité institutionnelle et leur faible performance économique.

 

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Afrogouvernance – Par Gustave Botela Lipo – 06 mai 2008.

La gouvernance et le sénat dans la démocratie.

Dans un État fédéral, la chambre haute, appelée aussi chambre fédérale, a couramment deux rôles principaux à jouer.

1-     Commun à toutes les chambres hautes (y compris dans les États unitaires), consiste à exercer un rôle de modérateur (allant jusqu’à imposer son veto absolu), à l’égard de la chambre basse (les députés). Dans le cas des régimes parlementaires, ce contre charge s’abat par au même moment contre le gouvernement qui est beaucoup entremêlé dans la première chambre.

2-     Elle convoite à mieux représenter et défendre les intérêts et la souveraineté interne des unités fédérées. En prenant l’exemple des trois États fédéraux dont : les États-Unis d’Amérique, le Canada, la suisse et l’Allemagne, qui ont plus de pratique d’une ou plusieurs confédérations, la chambre haute conserve au moins quant à sa structuration, quelques empreintes de cette périmètre, processus au cours duquel les unités politiques membres de la Confédération maintenaient leur souveraineté et étaient ordinairement représentées sur une assise où pied d’égalité.

Sénat national – Les États-Unis d’Amérique

            La chambre haute des États-Unis, donc le Sénat, est la plus robuste de toutes celles que l’on rencontre dans les États-fédéraux. En ce qui concerne les affaires internes, à part l’accès des projets de loi à particularité financière (qui sont les prérogatives du gouvernement), elle a les mêmes pouvoirs que la chambre des Représentants (Députés). Cependant réciproquement à cette dernière, elle a un plus, c’est-à-dire a le pouvoir de ratifier les accords et traités internationaux, d’ approuver des nominations à des postes importants tels que ceux des juges à la Cour suprême, des ambassadeurs (y compris les consuls), des chefs de département de l’exécutif fédéral et d’autres fonctions créés par la loi. Sa taille restreinte est de 100 sénateurs contre 438 membres de la Chambre des Représentants, et la durée de leur mandat est le triple, c’est-à-dire six ans contre deux ans pour les Représentants, agencées avec les pouvoirs supplémentaires précités en font généralement une chambre particulièrement bien aguerrit pour soutenir les États et leur souveraineté vis-à-vis des ingérences du gouvernement central.

           Concrètement, ce rôle découle de plusieurs facteurs.1- principalement, provient du fait que la société Américaine est devenue de plus en plus industrialisée et urbanisée tout en s’ouvrant progressivement sur l’extérieur avec les responsabilités internationales que ceci compromet. Ces trois mobilités exigent des concours des pouvoirs publics transcendant les frontières étroites des États et des régions. – 2 La coexistence, les exigences d’un marché commun interne poussent, sinon à abolir, tout au moins à simplifier le protectionnisme pratiqué par les États, États qui généralement ne sont  que des créations artificielles (contrairement aux plus anciens) ou ne répondent plus aux nouvelles réalités économiques, même si certains d’entre eux ont des bases culturels et historiques plus convaincus, tels que plusieurs petits États de la Nouvelle-Angleterre et du Deep South. À titre de rappel; pendant la guerre civil de 1861 à 1865, les États du Sud avaient formé une confédération opposée à l’État fédéral des Nordiste.

           Tant que l’on peut encore rappeler le fédéralisme dualiste, le rôle de défenseur de la souveraineté des États était encore occasionnellement mentionné, sinon revendiqué par certains sénateurs, surtout dans le sud. Mais conjointement à la dégénérescence de ce rôle, on observe un virement de la chambre haute en une chambre d’intégration nationale sur une assise essentiellement partisane (démocrates-républicains). Cette évolution de nationalisation se matérialise avec l’amendement constitutionnel de 1913, article 17, définissant que désormais les sénateurs ne seraient plus choisis par les États, notamment par leur législateur, mais qu’ils seraient élus par le peuple de chaque État pour former les États-Unis d’Amérique. Autrefois, on avait assisté à un lent ravinement du rôle précité, épiphénomène attribuable aussi en partie à la carence de certains États du sud.

Plus généralement, les droits des États (States Rights), étaient utilisés pour des causes aussi peu constitutionnelles que le maintien de l’esclavagisme et plus tard de la ségrégation raciale ou pour la protection abusive d’intérêts économiques dominant la scène locale. On remarque après la guerre civile, une intervention sans antécédent du gouvernement central lors de reconstruction et plusieurs amendements (13e, 14e et 15e) raffermissent ses pouvoirs en matière de libertés individuelles. Le Sénat vote également des mesures abordant le développement de centralisation dans les domaines de l’agriculture, du commerce, de l’industrie et des lois sociales.

L’analyse des lois les plus importants, nous démontre manifestement que la défense de la souveraineté des États est passée à l’arrière plan. Et ce n’est que pendant la période de l’amplification de la centralisation, à l’époque des premières mesures législatives du New Deal, que l’on voit apparaître légèrement et passagèrement. En invoquant encore la souveraineté des États, c’est pour aménager avec le respect de la liberté individuelle ou droit de propriété particulièrement dans une opposition commune à l’intervention de l’État en matière économique et sociale. À cette période, plus que jamais, lorsque le Sénat est divisé, ce n’est plus certes selon une subdivision States Rights contre le gouvernement central, mais en fonction de l’opposition des conservateurs contre les libéraux, plusieurs sénateurs sudistes du Parti démocrate se situant d’ailleurs dans la première catégorie. Ainsi, de nombreuses alliances se forment en outre entre représentants d’intérêts très variés.

C’est une autre allure du Sénat qui n’est plus une fédération de délégués des États, mais une fédération d’intérêts qui s’entremêlent et qui ont comme dénominateur commun d’être contraints par les circonstances d’avoir une dimension suprarégionale ou nationale pour avoir quelque possibilité de succès. Les enjeux, les méthodes et les principaux acteurs se retrouvent ensemble réunit dans la capitale fédérale, en même temps avec le siège central des principauxlobbies nationaux et internationaux. Quant aux pouvoirs du Sénat en matière de relations internationales, ils sont dans la plupart du temps court-circuités par les présidents (par exemple; les accords exécutifs qui remplacent les traités et n’ont pas besoin de l’accord du Sénat). Dans la mesure où le Sénat veut prouver de son efficacité dans sa participation à la politique étrangère, il est amené forcément à consolider le processus de nationalisation et de centralisation. Il devient ainsi le Sénat des citoyens américains et non plus le Sénat des États.

Une chambre fédérale avec deux vétos – L’Allemagne.

           En Allemagne, la confédération se présente dans une toute autre charpente et sous une autre figure. Le Bundesrat (Chambre haute) actuel qui a remplacé le Reichsrat de la République de Weimar et par delà celle-ci, des confédérations antérieures dont une déchiffrait plus de 300 unités politiques diverses (après le traité de Westphalie en 1648) et une autre, gouvernée par la Prusse et l’Autriche, comportait encore 39 États (Confédération germanique créée en 1815).

Dans l’État fédéral de 1919, le Reichsrat précité comprend les délégués (ministres plus administrateurs) des Länder. Ceux-ci votent en bloc et en suivant les instructions de leur gouvernement. Le Bundesrat actuel a repris ces dispositions. Par contre, contrairement aux États-Unis et à la Suisse, la représentation est inégale et légèrement pondérée. La représentation varie entre trois et six délégués en fonction de la population des Länder (États) représentés et ses pouvoirs sont clairement moins élevés.

Des projets de loi peuvent être présentés par les délégués à la Chambre basse (Bundestag) par intermédiaire du gouvernement central. Ce dernier, de son côté, doit présenter ses propres projets au Bundesrat en premier lieu. Ils y sont étudiés par les représentants des Länder en liaison étroite avec leur propre administration. Lors de leur passage au Bundesrat, les projets de loi sont rapidement confiés à des commissions spécialisées. En cas de mésentente avec le Bundesrat, le projet est soumis à une Commission d’accommodement formée d’un nombre égal de membres de chaque chambre. La commission n’est pas une troisième chambre, puisque, une fois amendé, le projet de loi doit rebrousser le chemin vers chacune des deux chambres séparément pour un vote définitif.

En cas de conflit insoluble, le Bundesrat n’a pas  de pouvoirs égaux à ceux du Bundestag. En effet, son droit de veto est limité aux matières dites fédérales, à savoir celles ayant une incidence sur les finances des Länder ou leur autonomie administrative. Les lois rentrant dans cette catégorie et nécessitant absolument l’accord du Bundesrat sont d’ailleurs appelés lois d’approbation (Zustmmungsgesetze). Dans d’autres cas, il s’agit seulement d’un veto suspensif pouvant être renversé par la majorité absolue des voix du Bundestag.

Initialement, la dimension souveraineté des Länder semble concrétisée dans les structures précitées puisque plus de la moitié des lois découlent finalement de l’approbation de la chambre haute (Bundesrat).

Fait important à signaler, le champ d’intervention des lois dites d’approbation tend à s’allonger grâce à une interprétation plus large qui en a été faite, notamment devant la Cour constitutionnelle de Karlsruhe. Le Bundesrat revêt en outre et surtout un attribut administratif unique en son genre. C’est en quelque sorte une chambre d’intégration administrative des deux paliers de gouvernement. Il est le secteur de rencontre obligé non seulement des ministres, mais également des hauts fonctionnaires et experts des deux bords. Le véritable travail d’élaboration des lois, surtout celles à caractère technique plus formulé, se fait au cours de ces réunions, précédées et suivies évidemment par de nombreux contacts de ministère à ministère sur une base ad hoc. Lorsqu’une décision est prise par les deux chambres, elle est appliquée par les Länder et leur administration fédérale aux effectifs proportionnellement réduite par rapport à ceux des Länder et des gouvernements locaux.

On est en présence d’un modèle très poussé de  centralisation politique – décentralisation administrative où les Länder sont associés à la prise de décision dans des institutions nationales et ensuite responsables de son application sur le terrain. On le qualifie aussi de fédéralisme coopératif. Mais il est évident que dans cet État fédéral démocratique et social (article 20 de la Constitution) ce sont les institutions centrales qui prennent les décisions macroéconomiques ainsi que celles touchant à la défense et à la politique étrangère. Ces domaines s’étendent à toutes les sphères d’activité de cette société.

Un autre phénomène vient diminuer la souveraineté des Länder, c’est celui de penchant à un parti politique. Ici comme au Sénat aux États-Unis d’Amérique, les subdivisions ne se font pas ou plus entre partisans de la centralisation et ceux de la décentralisation, mais essentiellement selon les lignes de parti. C’est une manifestation que l’on observe plus essentiellement lorsque les deux chambres sont asymétriques, c’est-à-dire comprennent une majorité différente. Ainsi on voit davantage d’opposition (sous forme d’amendements et rarement de veto) lorsqu’il y a une majorité Chrétiens démocrates au Bundesrat mas pas au point d’y opérer un véritable blocage ou un obstacle prolongé.

Au niveau de fondement social on remarque, un degré de consensus éminent, du moins avant la réunification de deux Allemagne et le caractère assez artificiel des Länder ne ralentissent guère une tendance générale à l’harmonisation. Finalement, les conflits observés dans cette chambre tendent à se simplifier. Ils se situent principalement dans une dimension de classes sociales et concernent surtout le rôle de l’État en tant que régulateur et distributeur de ressources et de services. Dans cette perspective l’État fédéral (social) est évidemment mieux équipé pour exercer un leadership d’ensemble. C’est sous cet aspect que le Bundesrat peut être étudié et à ce point de vue il est très représentatif du type de fédéralisme pratiqué en Allemagne.

Une véritable chambre fédérale, le cas de la Suisse

Comparativement aux deux chambres hautes susmentionnées, la chambre suisse (Conseil des États) paraît mieux fortifiée pour répliquer aux exigences de souveraineté des cantons suisses.  Ses conseillers sont élus par les cantons qui décident eux-mêmes de la procédure d’élection (ce peut être par la législature du canton comme au Sénat américain avant 1913). Ce sont également les cantons qui décident de la durée du mandat de leurs conseillers et de leur traitement et indemnités. Ils sont représentés sur une base d’égalité absolue (deux par canton).

Quant aux pouvoirs de ce conseil, ils sont les mêmes que ceux de la chambre basse (Conseil national) en matière de législation et d’arrêtés. Sa symétrie est également requise par la ratification des traités internationaux. De plus, réuni avec le Conseil national (formant ainsi l’Assemblée fédérale), il participe directement au choix des membres du gouvernement fédéral (Conseil fédéral) et des tribunaux fédéraux. Cette même assemblée dont il fait partie choisit également le Président de la Fédération, le Chancelier (fonction mineur ici) et le Commandant en chef de l’armée.

Les petits cantons à faible population sont donc à première vue particulièrement bien protégés par cette chambre. Plusieurs cantons montagneux ont moins de 50 000 habitants (notamment l’Uri, le Zoug, Glaris et les deux demi-cantons dans l’Appenzell et l’Unterwald). En formant une alliance, les petits cantons pourraient réunir une majorité au Conseil des États tout en ne représentant qu’un quart à peine de la population totale de la Suisse. Ils pourraient ainsi bloquer ou au moins sérieusement amender les projets de loi votés par l’autre chambre beaucoup plus représentative (élue à la proportionnelle). Ajoutons que le Conseil des États participe également aux décisions concernant les conflits de compétences opposant le gouvernement fédéral aux tribunaux fédéraux car, ici comme en Grande-Bretagne, le Parlement a le dernier mot et non une cour suprême ou une cour constitutionnelle. Dans les nominations susmentionnées, les décisions ne sont pas prises à la majorité de chaque chambre siégeant séparément (comme pour le vote des lois), les votes sont pris dans l’assemblée commune (Assemblée fédérale) où se réunissent les 200 conseillers (Conseil national) et les 46 conseillers des États (Conseil des États). Cette dernière disposition a pour objectif de pondérer la règle de l’égalité des cantons mais il n’évite que, sur le plan législatif, la capacité de ceux-ci reste considérable.

En réalité, en analysant les vetos du Conseil des États, on constate d’emblée qu’ils sont peu nombreux, de même que les amendements radicaux. Le système fonctionne en effet d’une façon extrêmement attentive, pratique et étendue. En général, ce sont des solutions de compromis (souvent longuement négociés) qui finissent par révéler des débats. Au cours de ceux-ci (quand il y en a) toute configuration de radicalisme s’expose à être hâtivement mince par une majorité oscillant légèrement entre le centre droit et le centre gauche.

En ce qui concerne les cantons à majorité francophone, ils disposent généralement de 12 sièges sur les 46 du Conseil des États, bien qu’ils ne représentent qu’un cinquième de la population totale. Toutefois il est rare que les débats dans cette chambre se fassent selon une division linguistique (minorité francophone contre majorité germanophone) et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord la genèse de la territorialité de langues est studieuse strictement et clairement dans le cadre des cantons, désamorçant ainsi de nombreux conflits éventuels. En outre, il y a des dispositions institutionnalisées, de nombreuses règles écrites ou non assurant une représentation et une protection équitable de cette minorité au sein du gouvernement, de l’administration et des tribunaux. Il y a une contrariété constante de protéger un équilibre fragile malgré tout, mais où la majorité germanophone est consciente que sa propre survie (en tant que communauté suisse distincte) dépend profondément de sa minorité francophone. Fait très sérieux à souligner, par conséquent, quand il y a un conflit entre les partisans d’une centralisation plus poussée et ceux en faveur de plus de souveraineté cantonale (ou d’une meilleure protection de certains intérêts locaux) il ne suit généralement pas les lignes de subdivision ethniques mais bien les lignes des partis politiques. Les socialistes, par exemple, étant distinctement plus centralisateurs que les libéraux et les  conservateurs. Il en va de même en ce qui concerne les oppositions des cantons entre eux, riches contre pauvres, où il n’y a pas superposition des clivages car on retrouve des cantons francophones riches et d’autres pauvres.

Dans cette perspective, le rôle du Conseil des États en tant que défenseur de la souveraineté et des intérêts des cantons reste limité compte tenu de son potentiel. Ce système est caractérisé par une forte décentralisation et décentralisation administrative mais ici aussi l’essentiel de grandes décisions se prend au sein des institutions centrales. Celles-ci bénéficient d’ailleurs de ressources techniques et humaines devant lesquelles la majorité des cantons reste démunie. Et, à cet égard, il y a de fortes différences par rapport au potentiel de certaines provinces canadiennes, par exemple.

Analyse comparée - Canada

           En comparaison avec les chambres fédérales susmentionnées, le Sénat Canadien apparaît comme obsolète et dysfonctionnel. Il est obsolète dans la discrétion où les Pères fondateurs dans leur perplexité à l’égard de la démocratie (et de la chambre basse élue), exigeaient un contre poids à cette dernière (preventing any hasty or ill-considered legislation disait J.A. Macdonald) mais en se tournant vers la chambre des Lords comme modèle plutôt que vers le Sénat Américain, par exemple.

Conformisme et royalisme l’emportaient alors sur la démocratie républicaine dont on observait les effets négatifs aux États-Unis. La dysfonctionnalité du Sénat provient du fait que cette chambre a les mêmes pouvoirs que la Chambre des Communes mais elle n’est pas élue et par conséquent, en vertu des principes du parlementarisme britannique, le gouvernement n’est pas responsable devant le Sénat. À Londres, on avait résolu ce problème en diminuant les pouvoirs de la Chambre des Lords pour finir par la localiser à un simple veto suspensif.

Quant au rôle nous captivant plus spécialement ici, celui de la défense de la souveraineté des provinces, on remarque que la majorité des Pères fondateurs, surtout ceux du Bas-Canada et des provinces maritimes (Nouvelle-Écosse et Nouveau-Brunswick) avaient recommandé la création de cette chambre haute pour assurer une meilleure représentation de leur région, Mais, pour ce faire, ils ont confié au gouvernement central le pouvoir de choisir les sénateurs de leur région, contrairement à ce que l’on observe dans les trois autres États fédéraux. Dès l’envol le système est déformé, du moins en ce qui concerne la dimension fédérale de cette chambre. Il semble d’ailleurs que les délégués des provinces, les fondateurs de la Constitution, misaient surtout sur la composition du cabinet et de la Chambre des Communes pour assurer la représentation et la défense des intérêts provinciaux. Ceci confirmait d’ailleurs les vues du principal acteur et futur premier ministre du Canada. J.A. Macdonald, qui voulait une union forte centralisée avec les provinces aux pouvoirs réduits. Et nous reprenons ici ce qui a été dit à propos de la difficulté de combiner le régime parlementaire britannique avec les principes mêmes du fédéralisme, à moins de procéder à des ajustements et des accommodements qui réduisent mais ne suppriment pas les aspects dysfonctionnels susdits.

L’examen approfondi du comportement législatif des sénateurs montre qu’ils ont exercé une fonction d’expertise dans un sens communément conservateur (voir les études de Kunz et Makay) et qu’ils l’ont fait d’une façon relativement avisée et peu partisane entre 1867 et 1957. Le Sénat s’est démontré plutôt coopératif avec le gouvernement quel que soit le parti au pouvoir et d’autant plus réservé qu’il était conscient de sa déficience (le fait de ne pas être élu). À tel point que l’on a dit, non sans emphase, que sa principale fonction était devenue celle d’une Chambre de débarras (to get rid of dead wood). Ce n’est que durant une courte période (1986-1991), à une époque où il y a deux majorités opposées dans chacune de deux chambres, que des conflits sérieux vont s’exhausser. Ce n’est pas la première fois que l’on observait cette asymétrie dans les majorités politiques mais cette fois il y a des conflits et ils adoptent la ligne des partis politiques (Sénat à majorité libérale contre gouvernement fédéral conservateur).

Aux moments les plus cruciaux pour le fédéralisme, singulièrement lors de débat des projets de loi les plus centralisateurs (sous P.E. Trudeau, par exemple) et lors du rapatriement de la Constitution, le rôle du Sénat en ce qui passionne la défense de la souveraineté des provinces s’est révélé très faible. Les rares prises de position individuelles de quelques sénateurs représentant la section Québec permettent à peine de nuancer ce constat. C’est pourtant dans ces circonstances qu’une chambre fédérale, digne de ce nom, aurait dû intervenir pour autant que ses préoccupations aillent dans le sens d’une protection de la souveraineté des provinces et des régions.

Bibliographie ;

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Barthalay, B., Le Fédéralisme, Bruxelles, Story-Scientia, 1986.

Elazar, D., Exploring Federalism,Atlanta, University of Alabama Press, 1987.

Edmond O., Fédéralisme, super état fédéral ? Association d’états souverains ? 1992.

Friedrhich, C., Tendances du fédéralisme en théorie et en pratique, Bruxelles, Bruylant, 1991.

Dreyfus, F.G., L’Allemagne contemporaine, Paris, P.U.F., 1991.

 

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Par Gustave Botela Lipo, MPA.
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