La gestion des entreprises en République Démocratique du Congo
est largement sous-estimée par les leaders politiques de ce grand et beau pays engorgé de toutes sortes de ressources naturelles,
tant minières, pétrolières que forestières.
La source majeure de cette sous-évaluation ou erreur d’appréciation, réside dans la foi
que les institutions de gestion ou gouvernance d’entreprises soutiennent à priori à favoriser et à protéger les intérêts des possédants,
de comportements vraisemblablement délictueux de la part des dirigeants. Dès lors, cette obsession captiverait surtout les grandes
entreprises cotées en bourse dont les titres sont souvent diffusés et dont la direction est divergente de l’actionnariat.
De tels
grands consortiums sont rares où tout simplement inexistants en République Démocratique du Congo en particulier et dans la plupart
des pays Africains. Dans la majorité des situations, les cartels anonymes sont contrôlés par un petit groupe d’actionnaires intouchables
et très proches des dirigeants, tandis que les marchés de titres demeurent étroits et quasiment dépourvus de liquidités.
Dans la plupart
des travaux effectués dans plusieurs Centres de Recherches et Développement dans le cadre de ce mécanisme de la gouvernance, ont établi
l’impact de la bonne gouvernance d’entreprise (bonne gestion d’entreprise) pour les pays en développement, et ont appuyé que ce sujet
de renforcement de la bonne gouvernance n’intéresse pas, et ne constitue pas seulement le panace des pays développés. Par contre les
résultats obtenus déterminent que la qualité de la bonne gouvernance locale peut vigoureusement influer sur l’aptitude d’un pays en
développement à atteindre des taux de croissance bien soutenus. Comment expliquer de certains pays notamment en Europe continentale
après la deuxième guerre mondiale et de l’Asie durant les années 1960 à 1990, qui ont connu des niveaux de croissance fortement hauts
malgré des institutions de gouvernance d’entreprise probablement négligeable et de piètre qualité ?
C’est le défi que la R.D.Congo
doit relever, car les dirigeants ou gestionnaires de ce pays doivent étudier les interdépendances étroites et fondamentales entre
les institutions de gouvernance d’entreprise (entreprises privées d’intérêt publique) de leur cher pays et ses institutions de gouvernance
publique. À ce sujet, la notion de la culture de gouvernance comme celle de la culture politique, s’avère être un mécanisme essentiellement
de grande importance, pour comprendre la capacité des institutions de gouvernance d’un pays à construire et partager la confiance,
le pouvoir et l’information à travers la société.
Avec ce petit exposé que je vous présente ici, ne vous attendez pas que je
vous donnerais des solutions aux problèmes de la gouvernance en République Démocratique du Congo. Les solutions sont entre les consciences
des dirigeants de ce pays. Mon pouvoir se limite au niveau de l’expert conseil et quitte aux gestionnaires de ce pays de tirer la
ficelle, s’ils le veulent bien sûr, pour que l’éclairage sur la vie sociale de la population soit acceptable.
Comme dans la deuxième
République (Zaïre), Mobutu avait tous les intellectuels Zaïrois de haut calibre à ses côtés et toujours rien n’a marché. N’approuverons-nous
pas que, la photocopie du troisième régime est vraiment certifiée conforme à la deuxième ? Et qui à son tour est devenu l’original
non falsifié ?
Si nous observons
qu’une hausse de la productivité constitue un agent clé du développement économique à long terme, alors le miracle asiatique ne serait
pas absolument invraisemblable dans la mesure où comme l’ont affirmé certains auteurs, la croissance dans ces pays serait d’avantage
soutenue sur une mobilisation massive des facteurs de production (financiers, physiques et humains) que sur les gains de productivité
élevés. Le paradoxe serait résolu par le fait qu’une telle mobilisation des facteurs ne serait pas incompatible avec un mauvais système
de gouvernance des entreprises.
Dans le cas de la France qui est tout aussi paradoxal, semble malgré des institutions de gouvernance
des entreprises là encore situées à l’opposé des normes de bonne gouvernance aujourd’hui communément admises, a connu entre 1945 et
1973 une période de croissance forte et même accélérée, significativement baptisée : « Trente Glorieuses ».
Si nous
nous posions la question de savoir que, l’absence de bonnes gouvernance bloque et freine le développement économique; La réponse
ne viendrait pas aussi facilement, car c’est très délicat comme question.
Ainsi soutenir la thèse que la qualité des institutions de
gouvernance d’entreprise joue un rôle prépondérant dans les processus de développement économique peut soulever certains paradoxes.
Comme cité plus haut sur l’exemple de L’Asie des années 1969 à 1990, dans un contexte que beaucoup qualifieraient sans la moindre
hésitation de piètre gouvernance d’entreprise. Tout aussi le cas de la France.
Le paradoxe Français, même jugé à l’aune de ce critère
distinguant entre croissance (extensive) de la production et croissance (intensive) de la productivité, le paradoxe français, reste
complet. Les analyses économétriques, montrent que la croissance des Trente Glorieuses s’est appuyé en France sur une forte hausse
de la productivité, tandis que le système de gouvernance des entreprises y restait fort distant des principes de bonne gouvernance
couramment acceptés
Pour ceux qui s’intéresse et s’interroge sur le rôle de la gouvernance des entreprises dans les processus de développement,
l’expérience de la France est très enrichissante et apparaît nettement plus pertinente que celle des États-Unis et du Royaume-Uni,
même si les institutions anglo-saxonnes fournissent la principale référence en la matière. En effet, les institutions de gouvernance
d’entreprise françaises présentaient jusqu’à une période récente des caractéristiques bien plus proches de celles de la plupart des
pays en développement aujourd’hui.
1- Une très forte concentration de la propriété du capital, et surtout du
contrôle des entreprises;
2- L’absence de véritables contre-pouvoirs tant à l’interne qu’externe à l’entreprise;
3- Une grande perméabilité avec les institutions de gouvernance politique;
4- Un pouvoir judiciaire dont l’indépendance
laisse souvent à désirer;
5- Des pouvoirs exécutifs forts, interventionnistes en matière économique, mal ou
à peine contrôlés par les parlements nationaux.
6- Des systèmes financiers longtemps organisés autour de l’État ou
de banques contrôlées par lui, aboutissant à des marchés de titres de taille ou de liquidité restreintes;
7- L’importance des relations claniques et familiales dans l’organisation des structures de gouvernance des entreprises;
8- Des systèmes sociaux régulés de manière prédominante par des relations informelles entre intérêts ou groupes d’intérêts privés.
Source :
Études du Centre de développement de l’OCDE.
Tous ces éléments se situent à l’opposé de ce qui constituerait a priori la base de saines
institutions de gouvernance d’entreprise, telles qu’on les conçoit généralement aujourd’hui.
Suite aux difficultés rencontrées par
un certain nombre de grands conglomérats américains dans les années 1970, les divergences d’intérêts entre actionnaires-mandants (principals)
et dirigeants-mandataires (agents) ont fait l’objet d’une attention renouvelée. Certains auteurs ont même insisté sur le fait que,
si les dirigeants avaient pour mandat de maximiser le profit de l’entreprise, ils étaient aussi bien enclins et aptes à maximiser
le leur, au détriment de celui des actionnaires. Ces derniers étant les seuls investisseurs dont les intérêts ne soient pas contractuellement
protégés dans l’entreprise, ils courent le risque de voir leur profit résiduel laminé par l’écurie des dirigeants.
D’où la définition précise des institutions de gouvernance d’entreprise selon cette approche : « La gouvernance d’entreprise s’intéresse à
la manière dont les investisseurs de capitaux aux entreprises s’assurent un retour sur leur investissement….Comment s’assurent-ils
que les dirigeants ne volent pas le capital fourni ou ne l’investissent pas dans le mauvais projets ? Comment contrôlent-ils les dirigeants
? » (Jensen et Meckling, 1976).
Désormais, si une entreprise voulait voir diminuer la prime de risque exigée par les actionnaires,
il lui fallait offrir des garanties par la mise en œuvre d’une panoplie de mécanismes de contrôle (comités spécialisés au sein du
conseil d’administration, audits, administrateurs indépendants, marché du contrôle externe rendant la menace de rachat effective,
etc.) et d’incitation (stock options, bonus, etc.) propres à aligner les intérêts des dirigeants sur ceux des actionnaires.
Malgré
son influence dans les milieux académiques, cette analyse apparaît clairement marquée par la configuration institutionnelle qui l’a
vu naître, à savoir :
1- Une large dispersion de la propriété du capital entre les mains d’investisseurs
relativement passifs, sur des marchés boursiers présentant un haut degré de liquidité;
2- Une distinction nette
entre dirigeants et actionnaires;
3- L’autonomie de la sphère privée (institutions financières, entreprises,
investisseurs et marchés de titres) par rapport à l’État dans le financement des entreprises;
4- Un pouvoir
judiciaire indépendant en mesure de faire respecter les droits de propriété et les contrats privés.
Ce schéma s’adapte très bien aux
institutions Occidentales entre eux. Mais quant aux institutions de gouvernance des entreprises rencontrées dans l’écrasante majorité
des pays en développement dont la R.D.Congo et l’Afrique en général, ce schéma s’applique difficilement et très mal. Il n’en demeure
pas moins que les pratiques anglo-saxonnes restent de loin les plus analysées et les plus utilisées comme référence, si bien qu’un
grand nombre de travaux académiques sur la gouvernance d’entreprise tiennent simplement pour acquis l’existence ou le bon fonctionnement
d’un certain nombre d’institutions (notamment celles de contrôle externe) et sous-estiment de ce fait leur importance.
Il en résulte
premièrement que les pratiques de gouvernance d’entreprise dans les pays en développement ne sont que partiellement et donc très mal
appréhendées par une approche à dominante financière focalisée sur les seules relations entre dirigeants et actionnaires.
Deuxièmement,
les transformations dans ces pratiques n’obéissent qu’exclusivement aux recommandations formulées, tant ces dernières présupposent
implicitement tout ou partie d’un référentiel importé, lui-même issu d’un long processus de construction institutionnelle et d’imprégnation
culturelle.
L’analyse du paradoxe français montre précisément que pour pouvoir évaluer l’impact des institutions de gouvernance d’entreprise
sur le pays en développement, comme en République Démocratique du Congo dans le cas qui nous concerne ici, il est nécessaire de tenir
compte des dynamiques de construction institutionnelle et de la culture de gouvernance qui modèlent les représentations des
acteurs et déterminent les formes organisationnelles.
Selon plusieurs séries des travaux récents,
insistent sur la possibilité, voire la nécessité, d’enrichir l’analyse des systèmes de gouvernance des entreprises par l’intégration
de dimensions non exclusivement économiques : légales, historiques et culturelles.
La relation objective et intrinsèque des institutions
de gouvernance d’entreprise avec un ensemble d’autres institutions structurantes du processus de développement (et notamment les institutions
de gouvernance politique) semble empiriquement fondée. L’idée de culture de gouvernance est proposée afin de rendre justice à ces
multiples influences qui, dans un pays donné, se traduisent en fin de compte par l’institutionnalisation d’un système de gouvernance
d’entreprise.
En suivant Oman (2003), nous désignons donc par gouvernance d’entreprise :
« L’ensemble des institutions publiques
et privées, formelles ou informelles, incluant les lois, les codes et les pratiques courantes du monde des affaires, qui ensemble
déterminent la relation entre les dirigeants des entreprises (insiders) et tous ceux qui y investissent des ressources. Ces investisseurs
peuvent être des fournisseurs de capitaux propres (actionnaires), de dette (créanciers), de capital humain spécifique (les salariés),
ou de tout autre actif matériel ou immatériel dont les entreprises pourront avoir l’usage dans leurs opérations courantes et leur
développement. »
Par ce fait, bien entendu, il n’y aurait pas grand intérêt à recommander l’adoption de bonnes pratiques ou institutions
de gouvernance déduites à partir de celles d’une économie avancée. En grosso modo, la bonne gouvernance ne s’exporte ni ne s’importe.
En effet, les conditions initiales et locales imposées aux trajectoires nationales diffèrent tellement qu’elles rendent presqu’’impossible
et difficilement transposable. Un modèle français de gouvernance, transposition qui serait d’autant moins pertinente que la France
s’est elle-même écartée de ce modèle à partir des années 1970.
L’analyse menée à travers cette étude permet plutôt d’éclairer
les choix des décideurs des pays en développement en contribuant à démystifier la manière dont les institutions de gouvernance d’entreprise
d’un pays aujourd’hui développé se sont réellement construites et quel rôle elles ont joué dans son développement.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Le CANADA, UN VIEUX LÉOPARD CACHÉ SOUS L’OMBRE DES FEUILES D’ÉRABLE.
Afrogouvernance - Par Gustave Botela Lipo - 12 avril 2008.
Pendant la deuxième guerre mondiale, l’Allemagne d’HITLER n’était pas seul. Il avait des alliés tels que l’Italie et le Japon.
Mais le cas de la République Démocratique du Congo, avec sa guerre mondiale d’Afrique depuis 1996, qu’on chiffre à plus de cinq millions des morts, des vies humaines innocentes et dont le chiffre ne cesse jusqu’aujourd’hui à s’alourdir, mais les médias Occidentaux ne veulent même pas en parler.
Jamais un pays au monde n’a été convoité comme la République Démocratique du Congo.
Le Canada comme un agneau, fait tout pour sauvegarder à n'importe quel prix son image et qui soit toujours «Clean», vis-à-vis de la communauté internationale et de la communauté Congolaise au monde, quand il s’agit des affaires louches en Afrique et en particulier de la R.D. Congo.
En ce qui concerne les pillages des ressources de la République Démocratique du Congo, le Canada sous l’ombre, personne ne peut s’imaginer que ce pays est le plus grand stratège dans les conflits meurtriers à l’Est de la République Démocratique du Congo.
Connu sous le parapluie des Casques Bleus, comme pays neutre, pays de paix, pays de droit chemin qui respecte les droits de l’homme et que sais-je encore, est loin d’être soupçonné comme pilleur numéro un des ressources minières en Afrique, et aussi parmi les pays pointés du doigt de non respect des droits humains. La misère, les meurtres, les violations des femmes et des enfants que vit le peuple de l'Est du Congo (Kivu), fait le bonheur du Canada. Ainsi, les Canadiens sont nourrit de l'argent du sang, de l'argent de contre bande. Phénomène inimaginable. C'est cela le respect des droits humains que le Canada tient le flambeau, et dont s'est autoproclamé et qualifié le défenteur numéro un, pour en plus de cela, à imposer certaines restrictions et des conditions draconienes aux pauvres Africains pour le non respect des droits humains ! C'est vraiment le monde à l'envers!
Comme les Congolais vivant ici au Canada et dont la majorité ont toujours des statuts de réfugiés, restent muets même s’ils sont humiliés en face. Certains médias essayent de les réveiller de leur comma, mais on ne sait par quel somnifère on les a assommé, ils ne sont toujours pas capables de se réveiller.
Les Congolais et Congolaises au Canada, sont distraits par la politique superficielle de leur pays selon certains médias corrompus par les pilleurs de la plupart des pays Occidentaux dont le Canada. Les documentaires bien orchestrés de toutes sortes, passent dans les chaînes de télévision, pour nous faire voir comment le pays est dévasté et mal gérer par nos propres frères, mais ils ne nous montrent jamais l’origine de comment, de pourquoi et qui sont les vrais stratèges cachés derrière cette dévastation.
La République Démocratique du Congo, avec une des populations les plus pauvres de la planète, malgré que le sous-sol soit engorgé des richesses dont on qualifie de catastrophe écologique, ce sont les autres pays dont le Canada s’enrichit. Qui aide qui finalement?
Tout le monde pointe du doigt la Banque Mondiale, le FMI, les Chinois, mais on oublie ceux qui sont à l’ombre. Si Bush est pointé du doigt, lui ne cache pas ses intentions et endosse les responsabilités de ses actes, et tout le monde le sais. Mais le Canada dangereux et grand pilleur à l’ombre et se dit toujours innocent.
Depuis le début de cette année, un média Montréalais a dénoncé les actions malfaisantes du Canada envers le peuple Congolais (RD Congo). Mais est passé sous silence, mais je tiens à aviser la communauté Congolaise au Canada d’être prudent, car dans la lutte de libération que nous nous battons, nous n’avons pas des alliés. Souvenez-vous de l’anecdote de chez-nous qui dit ceci :
«Ndoki azali moto oyo aliaka nayo esika moko mikolo nioso»; qui se traduit par: «Le sorcier ou la sorcière est la personne qui mange ensemble avec toi chaque jour ».
----------------------------------------------------
BON GARS LE CANADA ?
Guy Taillefer
Le devoir.comÉdition du samedi 19 et du dimanche 20 janvier 2008
Mots clés : Afrique du sud (Pays), mines, Tiers-Monde, Pérou (pays), Canada (Pays)
Nos sociétés minières creusent le Tiers-Monde pour son or, ses diamants et son cuivre. Le font-elles de façon responsable?
Les Canadiens aiment bien se bercer de la bonne réputation du Canada sur la scène internationale. Ont-ils toujours raison de le faire? En Afrique, cela revient à faire l'autruche devant la montagne d'allégations incriminantes pesant sur les compagnies minières canadiennes, qui creusent le continent pour son or, ses diamants, son cobalt et son cuivre... Portrait d'une situation qui écorche notre image de «bon gars».
Le prix de l'or touchant des sommets ces derniers temps et celui du cuivre ayant quadruplé depuis 2000, on serait en droit de penser que dans le lointain Congo-Kinshasa, dont le sous-sol regorge d'une richesse minière inouïe, le commun des Congolais en tire quelques bénéfices sociaux et que son gouvernement, malgré la corruption qui le grève, est un tant soit peu en mesure d'améliorer les services à la population. D'autant que les compagnies minières qui s'y activent sont de gentilles et généreuses entreprises enveloppées dans le drapeau canadien de la conscience sociale, de l'aide au développement et de la lutte contre la pauvreté. Pas si sûr. En fait, nulle part ailleurs qu'en Afrique peut-être n'est autant égratignée notre fameuse réputation. La liste est très longue des ONG et des experts onusiens qui s'époumonent depuis une dizaine d'années à dénoncer cette mystification en particulier et le manque de responsabilité sociale en général dont font preuve des multinationales étrangères faisant des affaires sur le continent africain: Human Rights Watch, Entraide missionnaire, Mining Watch, Partenariat Afrique Canada, Rights and Accountability in Development, Halifax Initiative... «Des sociétés canadiennes, épaulées par notre gouvernement, affligent l'Afrique tandis que se poursuivent chez nous, loin des violences, les discours lénifiants dont nous nous délectons à notre propre sujet.» Propos mordants d'Alain Deneault, animateur du Collectif Ressources d'Afrique, qui fera paraître en avril prochain, chez Écosociété, un brûlot intitulé Noir Canada. Illustration probante: l'est de la République démocratique du Congo (RDC), une région grande comme l'Europe occidentale, théâtre à partir de 1996 de ce qu'on a baptisé la «Première Grande Guerre africaine» (quatre millions de morts en cinq ans), ouverte avec le renversement du dictateur zaïrois Mobutu Sese Seko. Deneault et bien d'autres s'en prennent au réflexe que nous avons de réduire le conflit qui perdure dans les Grands Lacs, s'articulant autour du «pillage» à grande échelle des ressources naturelles, à des affrontements ethniques et africo-africains n'ayant jamais engagé que la RDC, le Rwanda et l'Ouganda, «comme si la crise n'était point l'oeuvre, en très grande partie, de sociétés minières et pétrolières occidentales, majoritairement canadiennes, qui plus est». Il est important, plaide-t-il, que les Canadiens soient mis au parfum «des crimes de guerre commis en leur nom»: après tout, ne les financent-ils pas par l'entremise de leurs REER, de leurs portefeuilles d'actions et de leurs cotisations aux fonds de retraite? Par exemple, le Régime de pension du Canada avait investi en Bourse, au 31 mars 2006, quatre millions de dollars dans la société canado-australienne Anvil Mining, qui exploite notamment une importante mine de cuivre et d'argent à Dikulushi, dans le sud-est de la RDC, près de la frontière zambienne. Anvil, qui a ses pénates à Montréal, avait été mêlée à une sale affaire deux ans plus tôt, en octobre 2004, en fournissant aux forces armées congolaises le soutien logistique (avions, camions, vivres) nécessaire pour mater une rébellion. Une mission de l'ONU avait ensuite établi que, grâce à ces ressources, des violations des droits de la personne avaient été commises par l'armée. Anvil a toujours protesté de son innocence, affirmant qu'elle avait obéi à un ordre militaire de réquisition. Bradage Plus largement, on reproche à des entreprises canadiennes comme Anvil, AMFI, Emaxon, First Quantum Mining (FQM), Kinross, Lundin et Barrick Gold, ainsi qu'à la pétrolière de Calgary Heritage Oil, d'avoir en sous-main tiré des ficelles politiques et financières en RDC, à partir du milieu des années 1990, au moment où Mobutu -- qui aura du reste eu le temps d'accumuler une fortune évaluée à 40 milliards à sa mort, en 1997 -- commence à être lâché par ses alliés occidentaux, les États-Unis en tête. Ces sociétés investissent alors le pays et soutiennent la rébellion de Laurent-Désiré Kabila contre le vieux dictateur en échange de «contrats abusifs» qui leur procurent des monopoles miniers formidables dans la boîte de Pandore que devient l'Est congolais, avec, à la clé, une montée en flèche de la valeur de leurs titres cotés en Bourse au Canada -- au grand bonheur des actionnaires. «En un temps record, résume Deneault, le Congo que pillait si allègrement Mobutu deviendra un creuset ouvert désormais à quiconque aura la force d'occuper l'espace.» Dans la foulée, dit-il, s'étiole le peu de revenus fiscaux que l'État distribuait encore aux Congolais. Le chaos de ces années de guerre et de déliquescence étatique donne lieu, en effet, à un bradage phénoménal du patrimoine minier national, pour le plus grand bénéfice des multinationales. Certains évaluent que les Congolais sortent aujourd'hui de cet enfer privés de 70 % de leur richesse minière. Ont été carrément bradés, dans le processus, les meilleurs gisements de la Gécamines, la société d'État congolaise qui fut longtemps l'épine dorsale de l'économie nationale. Le pays est devenu un «libre-service où se croisent des réseaux mafieux de toutes origines», déplore la grande spécialiste belge Colette Braekman, dans Le Troisième Pillage du Congo.Abondent les cas documentés de ce «vol institutionnalisé». C'est ainsi que, par exemple, le Congo serait privé de la moitié de ses revenus diamantaires à la suite de la conclusion d'une entente au rabais conclue entre la MIBA, une autre société d'État, et Emaxon. Les «creuseurs artisanaux» obtenaient, en 2005, entre 26 et 27 $ le carat; la MIBA ne toucherait d'Emaxon que la moitié de ce montant.Le jeune Joseph Kabila, qui prend le relais à la présidence congolaise de son père tué dans un attentat en janvier 2001, puis qui remporte en 2006 les premières élections libres à se tenir dans le pays en plus de 40 ans, poursuivra pour l'essentiel la même politique. Un accablant rapport d'experts de l'ONU publié en 2002 enfonce le clou en éclairant les collusions douteuses auxquelles se sont livrées certaines minières en contrepartie de l'obtention de droits. Cinq compagnies canadiennes sont pointées, parmi d'autres, dans le gênant rapport du Groupe d'experts sur l'exploitation illégale des ressources naturelles et autres formes de richesses en RDC, qui les a accusées de violer les règles d'éthique de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en matière de transparence et de droits humains. Elles nieront toute irrégularité. Les experts pointent notamment FMQ pour avoir versé une somme de 100 millions de dollars à des ministres congolais.Laisser-faire Le rapport onusien recommandait aussi que les gouvernements où sont basées les compagnies «assument leur part de responsabilité». L'horizon serait en effet moins désespérant pour les Congolais, estime Denis Tougas, d'Entraide missionnaire, si le gouvernement canadien, devant la somme impressionnante d'allégations, ne continuait pas de ne s'en tenir qu'à des mesures «volontaires» et «incitatives». D'autant que la présence canadienne se fait partout sentir dans l'opaque industrie minière mondiale. À l'échelle de la planète, plus d'une compagnie minière sur deux serait au moins en partie canadienne. En 2003, 53 % des entreprises minières actives en Afrique étaient canadiennes. Elles sont présentes en Zambie, au Botswana, en Guinée, au Niger, en Tanzanie, au Zimbabwe, au Mali, en Angola... Ensuite, 60 % de l'ensemble des sociétés minières sont enregistrées à la Bourse de Toronto, une place boursière dont les détracteurs n'ont de cesse de dénoncer la permissivité. Permissivité? Cette Bourse abrite plus de 1000 sociétés minières de partout dans le monde, ce qui en a fait leur capitale financière, mais aussi, disent les critiques, un paradis de la spéculation et une couverture judiciaire, avec le soutien politique et diplomatique d'Ottawa. À l'une ou l'autre des entreprises mises en cause, ont apporté leur contribution, à titre notamment de conseiller spécial, les anciens premiers ministres Joe Clark, Brian Mulroney et Jean Chrétien. Contrairement à ce qui se fait à New York, on n'obligerait pas à Toronto les sociétés brassant des milliards à faire une distinction claire entre leurs ressources potentielles et les réserves avérées. Concrètement, cela donne lieu à un flou: des concessions minières peuvent demeurer longtemps inexploitées pendant que les compagnies qui en ont obtenu les droits verront la valeur de leurs actions continuer de grimper. L'une des urgences, estiment les défenseurs des droits de la personne, est de mettre les populations à l'abri de l'arbitraire des cours financiers, afin d'éviter que la convoitise ne transforme un gisement prometteur en zone de conflits et en accélérateur d'appauvrissement social. D'où ce jeu de mots entendu par M. Tougas quand il était au Congo-Kinshasa en novembre dernier: «Les propriétaires de minières sont moins des travailleurs de brousse que des opérateurs en Bourse.» De tous ces procès, le vice-président d'Anvil, Robert LaVallière, n'a cure. «Nos activités sont apolitiques.» L'industrie minière ne mérite pas, dit-il, la sale réputation que lui font des médias et des ONG. «Nous payons 30 % d'impôt, des redevances de 2 %; 10 % des profits nets de notre mine de Dikulushi vont aux communautés locales. Nous construisons des écoles, des cliniques, des routes... » Du reste, affirme-t-il, il ne faut pas mettre toutes les minières dans le même sac. Il assure que la «gouvernance» des entreprises en général et celle d'Anvil en particulier s'améliorent en matière de responsabilité sociale et de développement durable. Occulte, le monde minier? Il en récuse l'idée: «Les sociétés cotées en Bourse, que ce soit à Toronto, à Londres ou en Australie, sont tenues à des exigences de transparence.»
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
L’Onu et la Communauté Internationale sont prises au sandwich.
Afrogouvernance - By Gustave Botela Lipo. – 12 janvier 2008.
«Rapatriement des Tutsis chez eux et c’est la fin de parade de 17000 troupes de force de l’Onu en République Démocratique du Congo.»
Le Rapatriement des FDLR, évoqués par des groupes ethniques Congolais à Goma est la résolution optimum aux conflits armés aux Kivus.
Selon les dire de Kunda est ses acolytes, ils sont là pour protéger les leurs (Tutsis). Voici l’occasion saine et sauve, d’aligner ses troupeaux et de prendre le chemin de retour vers le Rwanda. C’est plus simple que ça. Le transport est assuré par l’Onu.
C’est la vraie question de fond, et l’unique que les autorités Congolaises doivent se concerter pour enfin, approuver avec unanimité cette résolution. Tout est dit, point final. Kunda et ses troupeaux, rentrés au bercail, Amen.
Selon le Charte des Nations Unies :
CHAPITRE VIIACTION EN CAS DE MENACE CONTRE LA PAIX, DE RUPTURE DE LA PAIX ET D'ACTE D'AGRESSION
Article 43
1. Tous les Membres des Nations Unies, afin de contribuer au maintien de la paix et de la sécurité internationale, s'engagent à mettre à la disposition du Conseil de sécurité, sur son invitation et conformément à un accord spécial ou à des accords spéciaux, les forces armées, l'assistance et les facilités, y compris le droit de passage, nécessaires au maintien de la paix et de la sécurité internationales.
2. L'accord ou les accords susvisés fixeront les effectifs et la nature de ces forces, leur degré de préparation et leur emplacement général, ainsi que la nature des facilités et de l'assistance à fournir.
3. L'accord ou les accords seront négociés aussitôt que possible, sur l'initiative du Conseil de sécurité. Ils seront conclus entre le Conseil de sécurité et des Membres de l'Organisation, ou entre le Conseil de sécurité et des groupes de Membres de l'Organisation, et devront être ratifiés par les Etats signataires selon leurs règles constitutionnelles respectives.
La résolution de Rapatriement des Kundas chez eux, est approuvée par tout le peuple Congolais tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la frontière de la République Démocratique du Congo. Le peuple Congolais n’est pas responsable de la Génocide des Rwandais. Si le peuple Congolais les avaient accueillis, cette hospitalité s’est tournée au vinaigre. Alors c’est assez.
Le Rapatriement c’est pour tous les Rwandais, sans distinction des tribus (Tutsis et Hutus). Le linge sale se la se famille. Les Rwandais sont capables de laver leurs linges en famille Rwandaise.
L’Onu et la communauté internationale ont la farine bien marinée sur la planche. L’Onu doit prouver pour la première fois de son histoire, sa première victoire de la paix en Afrique. Le Rwanda n’est pas en en guerre à ce moment. L’Onu garantie la réconciliation pour la paix et le développement humain. C’est l’unique occasion de prouver en face du monde la justice équitable pour tous.
Parler : Bonne Gouvernance ; État de droit ; Aide au développement; etc., n’a de sens que si le pays a une paix durable. Comment alors, atteindre les objectifs de cinq sentiers, lancés par le gouvernement sans paix durable ? C’est encore le Secret d’État ?
Les indices agrégés de la bonne gouvernance caractérisés par la Banque Mondiale sont :
Participation et responsabilisation; Instabilité politique et violence; Efficacité des pouvoirs publics; Qualité de la réglementation; Primauté du droit; Lutte contre la corruption;
Comment alors atteindre ces objectifs, pour la Banque Mondiale et le gouvernement Congolais qui se veut, atteindre les objectifs de cinq sentiers annoncés récemment, sans la paix durable au pays ?
Approuver la résolution proposée par le groupe ethnique Congolais à Goma, une Conférence que les deux premiers du pays ont soutenus avec vénération, ne viole aucunement la Charte de droit de la personne ni celle de l’Organisation des Nations Unies. C’est plutôt la robustesse de votre soutient au développement du pays. La balle est dans votre camp. Ce n’est pas aux autres (Onu vs Communauté Internationale) de décider. Ils sont là comme de simples observateurs, comme ce fût pendant les élections. La décision est aux Congolais et seulement aux Congolais. Pour une première, les yeux et les oreilles de tous les Congolais sont branchés vers vous.
Comme cela a été dit ; c’est l’occasion pour la paix au Congo. Donc, la démocratie représentative doit prouver sa raison d’être. C’est-à-dire, les élus du peuple, allant du Président, Députés et Sénateurs, à vous de jouer. Souvenez-vous : […Pas de partage de pouvoir…], mais plutôtl’unité de pouvoir…
Afrogouvernance - Par Gustave Botela Lipo.
Haut de page
1. Détente
Définition de la politique dans la famille
Voici l'explication de la POLITIQUE:
Un soir, devant la télé, un enfant demande à son papa:
'Papa, explique-moi ce qu'est la politique'.
Réponse du papa:
'C'est très simple, mon fils. Je vais te donner un exemple.
Prenons le cas de notre famille:
C'est moi le papa qui
rapporte de l'argent; je suis le CAPITALISTE.
Ta maman gère cet argent; elle est donc le GOUVERNEMENT.
Ton grand-père
qui vit avec nous dans la maison, lui, vérifie si tout se passe bien; il est donc le PARLEMENT.
La jeune fille que tu vois travailler
dans la maison est notre bonne; elle, constitue la CLASSE OUVRIERE.
Tous, nous n'avons qu'un seul but: garantir ton bien-être;
tu es donc le PEUPLE.
Ton petit-frère encore qui dort tranquillement dans le berceau ; nous dirons qu'il est
l'AVENIR.'
L'enfant a très bien écouté! La nuit tombe, chacun s'en va au lit.
L'enfant dans le sommeil, entend son petit-frère pleurer dans le berceau.
Il décide de se lever, et d'aller voir. En fait, le petit-frère a uriné dans son linge!
Que faire? se demande-t-il.
Il va dans la chambre de ses parents, et s'aperçoit que la maman est seule au lit, et dort profondément.
Très inquiet, et ne voulant pas la réveiller, l'enfant va dans la chambre de la bonne,
Et curieusement, il trouve son
papa en plein repos du guerrier, dans le lit de la jeune fille.
Bouleversé, l'enfant va voir le grand-père dans
sa chambre, lequel se contente aisément
De regarder par la fenêtre, la scène de la jeune fille et le papa.
Ayant eu peur et déçu en même temps, l'enfant va se recoucher et s'endort, laissant le petit-frère pleurer.
Le lendemain,
le papa demande fièrement à l'enfant: 'Alors mon fils, as-tu réfléchi et compris ce qu'est la
Politique?'
L'enfant répond: ‘Oui papa, ta définition était trop claire: le Capitalisme profite de la Classe ouvrière,
pendant
que le Gouvernement dort, et le Parlement regarde sans rien dire.
On s'en fout de ce que pense le Peuple, et l'Avenir
est dans la merde. '
Quel sage enfant!